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Actualité politique

Cette section du site regroupe les articles qui traitent de l'actualité politique, que ce soit au niveau local, national ou international.

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Solidarité avec les résistants de Gezi ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Mardi, 25 Juin 2013 23:31

Pendant deux semaines, des milliers de manifestant-e-s ont occupé la place Taksim et le parc Gezi au centre d’Istanbul. Des milliers d’autres sont dans les rues des principales villes de Turquie pour exprimer leur soutien à la résistance de Gezi. Il a suffi d’une étincelle pour donner naissance au formidable mouvement de contestation auquel nous sommes en train d’assister depuis plus de 20 jours.

Vendredi 28 mai au matin, une manifestation de militants s’opposant à un projet de rénovation urbaine projetant de détruire le parc de Gezi pour y construire à la place un centre commercial a été réprimée avec une violence extrême. En quelques heures le mouvement a pris de l’ampleur, les gens sont sortis de chez eux et ont accouru à Gezi. La mobilisation s’est transformée en un mouvement populaire massif, obligeant les forces de police à se retirer de la place Taksim et du parc Gezi.

L’attention s’est surtout concentrée sur l’occupation du parc Gezi où soufflait un vent de liberté et où, pour la première fois, des milliers de personnes ont pu faire l’expérience de vivre ensemble, collectivement. Toutefois, la répression et les violences policières ont continué durant toute cette période dans les autres villes de Turquie, Ankara en particulier, où ont lieu sans relâche des manifestations massives.

Le plan de restructuration de Taksim, annoncé par le premier ministre Tayyip Recep Erdogan en personne et adopté sans aucune concertation avec la population, arrive après une série de mesures néo-libérales et de mesures conservatrices prises depuis 2011 : interdictions de la vente d’alcool entre certaines heures votée fin mai 2013, construction d’un énorme centre commercial sur Istiklal Caddesi dont un étage est illégal, destruction du cinéma populaire Emek Sinemasi il y a quelques semaines, lancement de la construction du troisième pont du Bosphore, et projet de construire un troisième aéroport à Istanbul.

Le 1er Mai avait été le théâtre d’affrontements particulièrement violents et depuis toute manifestation avait été interdite à Taksim et sévèrement réprimée. La brutalité des forces de l’ordre ainsi que l’arrogance du premier ministre (traitant à loisir les manifestants de bons à rien, de marginaux et d’alcooliques) ont ainsi allumé la flamme d’une résistance qui dure depuis.

Les premiers à s’engager dans le mouvement ont surtout été les militant-e-s de la gauche radicale et les écologistes. La jeunesse a toutefois rapidement rejoint le mouvement et y occupe une place centrale. Les groupes kémalistes et nationalistes, les ONG, et des secteurs plus larges de la société turque se sont ensuite ralliés à la résistance de Gezi.

Mardi 11 juin dernier, les forces de police ont toutefois réussi à reprendre la place Taksim. Contraints de se retirer dans le parc, les manifestants ont alors vécu une journée de tensions et d’affrontements autour de la place Taksim. S’est ensuite ouverte une période de rencontres entre le premier ministre, et divers artistes, intellectuels et représentants de l’initiative Taksim. Le gouvernement a opté pour la répression et le parc a été évacué de manière particulièrement brutale samedi 15 dans la soirée. Le week end des 15-16 mai a été marqué par des affrontements particulièrement violents et surtout par des attaques de milices armées, soutenant l’AKP, encouragées par les meetings organisés par le premier ministre.

La place Taksim et le parc Gezi ont donc été perdus. Cependant, loin d’être une défaite, l’engagement massif de la jeunesse dans la résistance et l’occupation de Gezi doivent être considérés comme une victoire et permettent d’ouvrir d’autres perspectives.

Depuis l’évacuation du parc, chaque quartier d’Istanbul a créé son assemblée populaire. Tous les soirs, des milliers de manifestants se retrouvent dans le parc de leurs quartiers et débattent, échangent, font vivre une démocratie réelle et directe.

À l’heure ou ce communiqué est écrit, des milliers de personnes remarchent encore vers la place Taksim pour protester contre la décision du procureur de n’ouvrir aucune poursuite à l’encontre des policiers responsables des cinq morts que compte de mouvement. Les parcs ne désemplissent pas, les rues non plus.

Her Yer Taksim, Her Yer Direnis.
Taksim est partout, résistance partout !

Toulouse, le mardi 25 juin 2013


Réunion publique
avec Clémence, de retour d’Istanbul, Kadir, comité étudiant
de Turquie et Ahmet, militant de la cause kurde
vendredi 28 juin à 20 h 30, au local du NPA (9, rue Corneille. M° Arènes)

Pièce-jointe:
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Brésil : un message du Mouvement des Sans Terre (MST) Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Lundi, 24 Juin 2013 08:11

MobilisationBrsil2Chers amis et compagnons du Mouvement des Sans Terre et des mouvements sociaux de l’ALBA,

Un rapport très succinct… 

Hier 20 juin un million de personnes sont descendues dans la rue dans 15 capitales régionales du pays.

Il y a de tout. Dans chaque ville bataillent les coeurs et les esprits.  A Sao Paulo et à Rio des secteurs de droite ont pris l’avantage, agressant des militants de gauche et provoquant la violence pour générer le chaos. Mais dans d’autres villes la gauche continue à donner le ton.

Voici ce qu’on peut dire en résumé :

1. La mobilisation est sociale, et part d’un secteur né après l’époque néo-libérale – classe moyenne et classe moyenne basse. C’est un secteur qui ne communique que via les réseaux sociaux et n’est pas influencé par la télévision et par les grands médias. Pour l’heure les travailleurs gardent le silence.

2.  C’est le fruit de 12 ans de conciliation de classe (comme au Chili) qui a exclu la jeunesse de la participation politique. Et la jeunesse veut participer d’une façon ou d’une autre, ne serait-ce qu’en défilant das la rue, sans répression.

3.  C’est la conséquence d’ue grave crise urbaine structurelle, générée par le capital financier et la spéculation immobilière qui ont impliqué la hausse des loyers, la vente massive de voitures financées par les banques d’où le chaos aux heures de circulation, sans transport public, qui fait perdre aux gens deux à trois heures pour se rendre au travail ou à l’école…

4. Personne ne les contrôle. Il n’y a pas de leadership politique.

5.  Pour l’heure les plus touchés sont les partis traditionnels, la politique bourgeoise, et bien sûr la méthode développée par le Parti des Travailleurs (PT) pendant ces années de gouvernement, mais aussi les gouvernements de chaque État, tous, qu’ils soient de droite, du centre, de gauche…

6. La droite s’infiltre pour générer un climat de violence, de chaos et rejeter la faute sur le PT et sur Dilma.

7.  Le gouvernement de Dilma est paralysé dans sa politique. Il ne voulait qu’administrer et maintenant il ne sait plus quoi administrer.

8. En tant que mouvements sociaux nous tentons de générer une politique pour aller de l’avant (voir la lettre ci-dessous à la Présidente Dilma Roussef) et élargir les revendications pour avancer vers une réforme politique et une réforme des médias, une réforme fiscale et une réforme agraire.

9. Nul ne sait ce qui va se passer : allons-nous vers une situation à l’espagnole (capitalisée par la droite dans les urnes – qui se reproduirait ici en 2014) ou vers une situation à l’argentine (2001) avec des avancées, ou à la grecque, pour l’heure dans une impasse ?  Probablement aucune d’elles. Nous allons trouver une formule brésilienne que personne ne connaît aujourd’hui…

10. Mais il est clair que nous avons besoin de changements et il y aura des changements, dans tous les sens !

Abraços depuis les rues du Brésil,

Le Secrétariat national du MST


Lettre ouverte des mouvements sociaux à la Présidente Dilma Roussef

MobilisationBrsil1Nous espérons que le gouvernement actuel choisira de gouverner avec le peuple et non contre lui

Lettre signée par 35 entités du mouvement social et populaire qui proposent de réaliser d’urgence une réunion nationale, avec les gouvernements de chaque État, les maires des principales villes et les mouvements sociaux pour trouver une solution à la grave crise urbaine qui touche nos grandes villes.

Chère Présidente,

Le Brésil a connu cette semaine des mobilisations dans 15 capitales régionales et dans des centaines de villes. Nous partageons vos déclarations soulignant l’importance de ces mobilisations pour la démocratie brésilienne, sachant que les changements nécessaires dans le pays passent par la mobilisation populaire.

Plus qu’un phénomène conjoncturel, les manifestations récentes montrent la reprise progressive de la capacité de combat populaire. C’est cette résistance populaire qui a permis les résultats des élections de 2002, 2006 et 2010. Notre peuple, mécontent des mesures néo-libérales, a voté pour un autre projet. Pour sa mise en œuvre, cet autre projet s’est heurté à une forte résistance principalement de la part du capital rentier et des secteurs néolibéraux qui gardent une grande force dans la société.

Mais il a également été confronté aux limites imposées par les alliés de dernière minute venus d’une bourgeoisie nationale qui, dans la discussion des politiques gouvernementales, entravent la réalisation de réformes structurelles telles que la réforme des transports urbains et publics.

La crise internationale a bloqué la croissance et, avec elle, la continuité du projet porté par ce vaste front qui a jusqu’ici soutenu le gouvernement.

Les récentes manifestations sont menées par un large éventail de jeunes dont c’est la première mobilisation. Ce processus sensibilise les participants en leur permettant de se rendre compte de la nécessité d’affronter ceux qui empêchent les progrès du Brésil dans la démocratisation de la richesse, l’accès à la santé, à l’éducation, à la terre, à la culture, à la participation politique, aux médias.

Les secteurs conservateurs de la société cherchent à contester la signification de ces manifestations. Les médias tentent de caractériser le mouvement comme anti-Dilma, contre la corruption des politiciens, contre les dépenses publiques et d’autres lignes directrices qui appellent le retour au néolibéralisme. Nous croyons que les lignes sont aussi nombreuses que le sont les opinions et visions du monde dans la société. C’est un cri d’indignation d’un peuple historiquement exclus de la vie politique nationale et habitué à voir la politique comme quelque chose de nuisible à la société.

Dans cette optique nous nous tournons vers vous pour demander la mise en œuvre de politiques de réduction des titres de transport public et de réduction des bénéfices des grandes entreprises. Nous nous opposons à la politique d’exonération fiscale de ces entreprises.

Le temps est venu pour le gouvernement de faire avancer l’agenda démocratique et populaire, d’encourager la participation et la politisation de la société. Nous nous engageons à promouvoir toutes sortes de débats autour de ces questions et nous sommes également disponibles pour en discuter avec les pouvoirs publics.

Nous vous proposons la réalisation urgente d’une réunion nationale, impliquant les gouvernements des États, des maires des grandes villes, et des représentants de tous les mouvements sociaux. Pour notre part, nous sommes ouverts au dialogue, et nous pensons que cette réunion est la seule façon de trouver des solutions pour résoudre la crise grave qui affecte nos grands centres urbains.

Le moment est favorable. Ce sont les plus grandes manifestations que la génération actuelle a vécus et d’autres viendront. Nous espérons que le gouvernement actuel choisira de gouverner avec le peuple et non contre lui.

Signé:

ADERE-MG; Associação Nacional de Pós-Graduandos (ANPG); AP – Assembléia Popular; Barão de Itararé; CIMI; CMP-MMC/SP; CMS; Coletivo Intervozes; CONEN; Consulta Popular; CTB; CUT; Fetraf; Fórum Ecumênico ACT Brasil; FNDC- Fórum Nacional pela Democratização da Comunicação; FUP; KOINONIA Presença Ecumênica e Serviço; Levante Popular da Juventude; MAB; MAM; MCP; MMM; Movimentos da Via Campesina; MPA; Movimento Sem Terra; Quilombo; Rede Ecumênica de Juventude (REJU); SENGE/PR; Sindipetro – SP; SINPAF; UBES; UBM; UJS; UNE;/ UNEGRO

Traduction : Thierry Deronne

Pour soutenir concrètement le Mouvement des Travailleurs Sans Terre, on peut écrire à Lucas Tinti, Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

URL de cet article : http://mouvementsansterre.wordpress.com/2013/06/21/bresil-rapport-du-mouvement-des-travailleurs-sans-terre-et-lettre-des-mouvements-sociaux-a-dilma-roussef/

 
Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique nationale
Jeudi, 13 Juin 2013 15:55

Nous reproduisons, ci-dessous, l'appel parisien, signé unitairement par 67 associations, syndicats et partis politiques, à une manifestation contre le fascisme, en hommage à Clément Méric et dans la continuité de ses engagements militants, qui aura lieu à Paris le 23 juin prochain.

Le NPA 31 invite les organisations toulousaines, correspondantes de leurs homologues parisiennes, à s'en saisir, à se réunir ensemble pour organiser unitairement, le 23 juin, une réplique toulousaine à la manifestation parisienne, avec toutes les composantes d’un mouvement antifasciste unitaire à construire sur la ville, sans exclusive aucune.

 

Le fascisme tue. Ensemble, combattons-le !

Le 5 juin, des militants d’extrême droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.

Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir

pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.

Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l'extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l'occasion pour eux d'être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

L'exclusion, le rejet de l'autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l'immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l'histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l'immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l'Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises... Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Unité contre le fascisme et l’extrême droite !

Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15 h

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes.

Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême droite !

Le fascisme et l’extrême droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.

Premiers signataires (au 13 juin) :

AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, Alternative Libertaire, APEIS, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, DAL, DIDF, EELV, FA, FASE, FASTI , Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la-Vallée, Ras l’Front 38, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

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Communiqué du NPA 31 / Clément Méric. Ni oubli, ni pardon ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Vendredi, 07 Juin 2013 17:41

Clément Méric. Ni oubli, ni pardon !

image_0.previewLe NPA 31 maintient son appel à la population et aux travailleur-se-s toulousain-e-s à manifester contre le racisme et le fascisme qu'il a initié, il y a trois semaines, avec huit autres organisations (Les Alternatifs, AL, CNT, Coup Pour Coup 31, MJCF, Sud Education, OCML-VP, UAT), demain

samedi 8 juin, à 14 heures,
place Arnaud-Bernard

Cette mobilisation anti-fasciste et antiraciste était initialement prévue pour riposter à la prétention des Jeunesses nationalistes d'occuper la rue toulousaine ce jour-là. L'interdiction par la préfecture de la manifestation des nazillons ne change rien à l'affaire. De même que ne changerait rien à l'affaire une éventuelle dissolution de groupes fascistes par le gouvernement comme vient de le suggérer Jean-Marc Ayrault. Interdits de manifester ou dissous, ces groupes fascistes n'en poursuivront pas moins leurs agressions contre les étrangers et les militants du mouvement ouvrier.

La seule possibilité d'enrayer maintenant, puis de faire disparaître demain, les menaces fascistes, c'est la mobilisation, massive et unitaire, pour la vigilance et l'auto-défense des travailleur-se-s et de leurs organisations démocratiques, syndicales, associatives et politiques, c'est une offensive métisse et populaire. Que tou-te-s les métèques, tou-te-s les juifs errants et pâtres grecs de Toulouse se lèvent, dans le souvenir du sacrifice de tous-te-s les Marcel Langer, dans la continuité du combat anti-fasciste de Clément Méric. Ni oubli, ni pardon !

Le ventre est encore fécond d'où peut surgir la bête immonde, le fascisme. La peste brune s'écrase dans l'œuf !

Le fascisme ne passera pas ! ¡ No pasaran !

¡ Clément Méric ! ¡ Presente !

Toulouse, le 7 juin 2013

Mise à jour le Vendredi, 07 Juin 2013 17:42
 
Appel à un rassemblement de soutien aux manifestants de Turquie ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Mercredi, 05 Juin 2013 21:01
Le Nouveau Parti Anticapitaliste 31 appelle à un rassemblement d'information et de soutien aux mouvements en Turquie!
Le régime autoritaire d’Erdogan met en place des lois islamo-conservatrices depuis son arrivée au pouvoir, il y a une dizaine d’années. La colère a donc augmenté jusqu’à l’étincelle. Le soir du 28 Mai à Gezipark (parc de promenade) un parc historique d’Istanbul, les occupants du parc manifestaient contre la construction d'un centre commercial. La nuit même de l'occupation une réponse violente de la police a fait descendre dans les rues des milliers de personnes qui ont contesté l'attitude des forces de l’ordre. Le mouvement s'est rapidement étendu à toutes les villes de la Turquie, y compris à Ankara où se trouvent les bâtiments du gouvernement et du premier ministre.
Les places les plus importantes sont rapidement occupées par la population. Les gens s’organisent par eux-mêmes et mettent en place plusieurs structures : une librairie, une cuisine commune, une sécurité pour alerter la foule à l'arrivée de la police, une équipe de ménage qui nettoie les places après les affrontements... Ces mouvements nous montrent la nécessité d'agir afin de transmettre le message suivant : « Le pouvoir au peuple ! A nous de décider de l'avenir de nos espaces urbains, à nous de dire non aux politiques au service du capital ! ». L'assemblée générale de Taksim (80 organisations en font partie) revendique :
1) le maintien des espaces verts et du parc de Gezi.
2) l’interdiction des gaz lacrymogènes et la démission des responsables de la répression.
3) la liberté et l’abandon des poursuites pour les manifestants arrêtés.
4) la levée de l’interdiction de se rassembler et de manifester.
Au-delà, c’est contre les atteintes aux droits des travailleur-se-s, contre les privatisations et contre la répression que la population se mobilise.
En conséquence, nous appelons largement au rassemblement en soutien à la mobilisation en Turquie, Vendredi 7 Juin à 18h30, Place du Capitole.
 
Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Lundi, 03 Juin 2013 15:55

Communiqué du NPA

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie

Depuis quatre jours la Turquie est secouée par des manifestations antigouvernementales sans précédent qui ont contraint le pouvoir à un premier recul malgré une terrible répression policière.

Partie de protestations contre un projet immobilier du gouvernement et de la mairie d'Istanbul qui impliquait la destruction d'un parc au cœur de la ville, le mouvement est vite devenu une révolte contre le gouvernement et la dictature qu'il prétend imposer à la population en voulant soumettre la société aux lois religieuses.

Malgré la répression policière qui a fait des centaines de blessés, la mobilisation a réussi à occuper en masse la place Taksim, obligeant la police à se retirer alors que des mouvements similaires se développent dans les autres villes du pays.

Le gouvernement d’Erdogan et son parti l'AKP ont le cynisme de dénoncer les « provocations d'éléments extrémistes ». Ils montrent une nouvelle fois leur véritable visage, une dictature au service des puissants et du libéralisme.

Le NPA exprime sa pleine solidarité avec les occupants de la place Taksim, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent à Istanbul et qui se sont jointEs à leur mobilisation à travers la Turquie.

Nous soutenons touTEs les manifestantEs victimes de la barbarie policière et dénonçons toutes les poursuites judiciaires.

Nous soutenons toutes les manifestations de solidarité dans toute la France, en particulier celle qui aura lieu, à Paris, à la Fontaine des Innocents à 19 heures mardi 4 juin.

Montreuil, le 3 juin 2013

 
Pour combattre l'austérité, nous avons besoin de véritables dynamiques unitaires ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Jeudi, 30 Mai 2013 08:28

Pour combattre le patronat et la politique d’austérité du gouvernement,
pour frapper toutes et tous ensemble et unifier nos luttes au niveau européen :
nous avons besoin de véritables dynamiques unitaires !

Le 26 avril dernier, à la suite des grandes grèves et manifestations qui se sont déroulées ces derniers mois au Portugal, et dans la continuité de la grève générale du sud de l’Europe du 14 novembre 2012, l’appel ci-dessous (extraits) a été lancé à l’initiative de « Que se lixe a Troika » (« Que la Troïka aille se faire foutre ») pour faire du 1er juin une journée de mobilisations et de manifestations à l’échelle de toute l’Europe :

« L’Europe subit une violente attaque du capital financier représenté par la Troïka (FMI, BCE, CE) et par les différents gouvernements qui appliquent les politiques concoctées par ces institutions qui méprisent les personnes. Nous savons que cette offensive vise à faire plier les peuples en les rendant esclaves de la dette et de l’austérité. Cette attaque concerne toute l’Europe et elle doit être également vaincue par la lutte internationale.

Chacun de nous, dans chaque pays, dans chaque ville, avec ses spécificités, ressent dans ses chairs les mesures qui détruisent les droits conquis par des décennies de luttes ; des mesures qui aggravent le chômage, qui privatisent tout ce qui peut être rentable et qui conditionnent la souveraineté des pays avec la propagande de “l’aide externe”. Il est urgent d’unir nos forces pour mieux combattre cette attaque.

Il a été décidé par consensus international que nous descendrons dans les rues le 1er juin prochain sous le mot d’ordre :

Les peuples d’Europe unis contre la Troïka !

Ce texte a servi de base pour des appels à manifestations partout en Europe, et en France également. Il aurait dû en être de même à Toulouse et le NPA s’est adressé en ce sens dès le 7 mai aux organisations du CAC 31 (Collectif pour un audit citoyen de la dette, regroupant syndicats, associations et partis) [pièce jointe].

Mais le Front de Gauche, et en particulier le Parti de Gauche, a préféré organiser sa propre manifestation régionale pour ce même jour, centrée sur la perspective d’une VIe République.

Le NPA a participé aux réunions convoquées par le PG et, avec d’autres organisations, a proposé que la manifestation soit organisée de manière unitaire sur la base de l’appel de Lisbonne, tout en conservant bien sûr la liberté pour chaque organisation d’amener ses propres mots d’ordre.

Force est de constater que cela n’a pas été possible, tant sur la référence à l’appel de Lisbonne, que sur la place centrale donnée à la VIe République, sans parler de tous les affichages et communications qui impriment de fait à cette initiative le sceau du PG et détournent la nécessaire mobilisation sociale sur le terrain institutionnel. Ce n’est pas ainsi que peuvent se construire des dynamiques unitaires. Résultat : retrait de la quasi-totalité des organisations.

Dans ces conditions, le NPA 31, estimant que le cadre proposé par le PG et les partis du Front de Gauche ne permettait pas de créer une réelle dynamique unitaire adossée à l’appel de Lisbonne, ne s’est pas associé à l’appel pour cette manifestation.

Bien plus que de changer de République,
c’est toute la société qu’il faut transformer !

Le gouvernement Hollande-Ayrault, au service des patrons, n’est pas le nôtre. Pour mettre l’argent et l’économie au service de la population, nous ne pouvons compter que sur nos luttes. Il faudra construire des mobilisations exceptionnelles du type de Juin 1936 ou de Mai 68.

De telles mobilisations se préparent aujourd’hui dans la convergence des luttes : contre les licenciements, contre toutes les mesures antisociales (ANI, réforme des retraites), contre l’ayraultport de Notre-Dame-des-Landes, contre l’homophobie, le racisme…

Empruntant cette voie, les syndicats et mouvements sociaux du Pays basque ont appelé la population à la grève générale le 30 mai sous le double mot d’ordre de défense des droits sociaux des travailleurs et des droits démocratiques du peuple basque contre l’Etat capitaliste d’Espagne.

Nous voulons en finir avec le carriérisme et l’affairisme politique. Le régime présidentiel, qui concentre des pouvoirs exorbitants, doit être supprimé. Tout comme le Sénat, repaire de politiciens à la retraite. Nous sommes pour une seule assemblée élue à la proportionnelle. Nous voulons déprofessionnaliser la politique : interdiction du cumul des mandats, de faire plus de deux ou trois mandats au cours de sa vie pour reprendre le travail, fixation du revenu des élus à la hauteur du salaire moyen de la population, révocabilité des élus.

Nous sommes pour une démocratie décentralisée qui ne s’arrête pas à la porte des entreprises, mais donne aux travailleurs et travailleuses les moyens de contrôler la marche de leur entreprise, de l’économie, et de l’ensemble de la société.

La démocratie, c’est l’égalité des droits, le pouvoir de contrôle de la population, mais aussi une autre répartition des richesses. C’est la levée du secret bancaire et industriel ; la confiscation des avoirs des fraudeurs ; la fin des paradis et cadeaux fiscaux ; l’expropriation des principales entreprises, sous contrôle des salariés et de la population ; l’annulation de la dette, l’expropriation des banques et la création d’un monopole public bancaire.

Pour sortir de cette crise économique et politique, il n’y a pas d’autre voie que l’intervention directe des travailleuses et des travailleurs, de toutes celles et tous ceux qui subissent l’exploitation et l’exclusion, sur le terrain politique, pour conquérir la démocratie et imposer leurs droits sociaux et politiques.

Contre l’austérité et la finance capitalistes
solidarité et mobilisation internationales des travailleur-se-s
pour une Union socialiste des peuples d’Europe

Mise à jour le Jeudi, 30 Mai 2013 08:35
 
Fête du NPA31 - Samedi 8 juin à partir de 17h Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Mercredi, 29 Mai 2013 22:25

Fete8juin

Mise à jour le Jeudi, 30 Mai 2013 08:45
 
Tract hebdo : Assez de ces affairistes !… Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique nationale
Mercredi, 29 Mai 2013 09:29

Assez de ces affairistes !
Assez de régression sociale !
Non aux nouvelles attaques contre les retraites !

Cahuzac, Guéant, Tapie, Lagarde, Andrieux, Sarkozy… Ces dernières semaines, la vie politique est jalonnée, à droite comme à gauche, par les scandales et les affaires. Fraude fiscale pour l’un, détournements de fonds pour l’autre ou encore abus de faiblesse ou de biens sociaux… Sans parler des voyages en jet privé payés par les fonds publics, des vacances de luxe chez les amis dictateurs, les emplois fictifs ou rapports bidons ou des multiples avantages dont les financiers, les riches et leurs amis politiques jouissent en toute légalité comme les paradis fiscaux et autres…

Pièce-jointe:
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Mise à jour le Mercredi, 29 Mai 2013 09:56
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TO7 communique : Appel à rassemblement devant la préfecture, mercredi 29 mai 17 h 30 Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Mardi, 28 Mai 2013 09:17

Appel à rassemblement devant la préfecture

Alors que l’association s’apprêtait à ouvrir, un contrôle de police a eu lieu à la porte même de l’association. Cette porte qui s’ouvre depuis 30 ans pour tous ceux du quartier ou d’ailleurs qui viennent pour un temps de repos au milieu de leur misère, de leurs difficultés ou de leur exclusion, ce lieu de lien et d’ouverture, ce lieu jusque-là respecté, ne l’est plus. En 30 ans, jamais TO7 n’avait subi une telle méthode policière, jamais ce lieu qui offre une rare pause n’avait été inquiété. TO7 fidèle à sa mission d’accueil inconditionnel et d’ouverture ne comprend pas ce qui s’est passé.

C’est pourquoi nous appelons à un rassemblement devant la préfecture de Toulouse, place Saint-Etienne, le mercredi 29 mai 2013 à 17 h 00, en demandant à être reçu par Monsieur le Préfet.

TO7 - Toulouse Ouverture, 4 bis Cheminement Cambert - 31100 Toulouse

Le NPA 31 apporte son soutien à Toulouse Ouverture (TO7), il appelle la population toulousaine à répondre massivement à son appel à rassemblement devant la préfecture, ce mercredi 29 mai.

 
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