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Réunion nationale des 28 et 29 juin : comptes rendus de commissions Imprimer Envoyer
Actualité des comités NPA31 - Vie du NPA
Jeudi, 10 Juillet 2008 19:42

Vous trouverez dans cet article les comptes rendus d'un grand nombre de commissions mises en place lors de la réunion nationale des 28 et 29 juin.

1) Processus...

Les discussions ont été longues et nombreuses sur l’ensemble des sujets. Certaines décisions ne font pas un accord unanime mais il semble qu’elles fassent au moins un large accord. Rappelons que, quoi qu’il en soit, tout cela est transitoire.

Echéances :

Les échéances, dans l’ordre chronologique, sont les suivantes :

- l’investissement par le npa de la journée qui lui est réservée au cours de l’Université d’été de la LCR à Port Leucate du 23 au 27 août

- une nouvelle réunion nationale des comités à l’automne, fin octobre/début novembre

- un congrès fin janvier 2009, pas trop tôt pour laisser le temps au processus encore en plein développement, pas trop tard parce que les échéances européennes sont proches et qu’il serait fâcheux qu’à ces élections, il y ait des listes de la LCR et pas des listes du npa

Tâches du comité d’animation

Le comité d’animation est mis en place pour assumer le transfert progressif des tâches qui étaient jusque là assurées par la direction de la ligue. Une première liste de tâches a été définie :

- assurer la circulation et la diffusion de l’information, sous des formes à définir mais accessibles, en mettant en place les outils adéquats (liste internet ...)

- animer le processus, par exemple animer des réunions publiques là où des comités demandent des orateurs nationaux, produire du matériel ...

- prendre en charge le fait de renouveler l’appel, cette fois en tant que npa, aux autres forces politiques à gauche du PS, LO, AL, PC, Collectifs antilibéraux ...

- préparer le congrès qui pourrait s’organiser autour de 3 textes, un sur le fonctionnement (statuts), un premier document programmatique (même si tout ne sera pas tranché au congrès et que la discussion se poursuivra sur une série de questions), un document de « conjoncture » qui indique nos orientations dans la situation.

L’idée est qu’il y ait un début de rédaction et des allers-retours avec les comités.

Autres remarques

- On fait le choix de ne pas donner d’indication en termes de structuration intermédiaire du processus : les comités font ce qui correspond politiquement à leurs besoins, il n’est pas question d’imposer d’en haut un type de structuration à un processus qui présente des rythmes très différenciés.

- le Comité d’Animation a été désigné et pas élu (de même qu’il n’a été procédé à aucun vote durant la rencontre) étant donné la réalité du processus, le mode de délégation actuel etc. En revanche l’idée est d’avancer vers une forme de représentativité d’ici la réunion de l’automne. Pour cela il faut matérialiser l’engagement dans le processus.

Cette question a été abordée conjointement à celle du financement. On a résolu de ne pas proposer un système de cotisations avant le congrès, et de continuer d’ici là bon an mal an avec un système hybride d’auto financement des comités et de financement de la ligue. On propose en revanche de mettre en place une carte de membre fondateur du npa, à cotisation unique d’ici le congrès, qui permettra d’avoir une idée plus précise de combien nous sommes, d’aborder la question de la représentativité et de commencer à régler la question financière.

Ce type de matérialisation exclut toute idée qu’on fermerait la porte et qu’on se contenterait de structurer l’existant : le processus constituant est ouvert jusqu’au congrès, et les membres fondateurs auront les mêmes droits, que leur engagement date de mars ou de décembre 2008. Il ne faut pas adopter un mode de structuration rigide qui reviendrait à ce que le dernier entré ferme la porte derrière lui mais avoir en tête les centaines, les milliers de gens qui vont rejoindre le processus avant même la fondation du parti.

Sur le comité d’animation

C’est sans doute le point qui a suscité le plus de débat et de discussion. Il faut insister sur le fait qu’il ne s’agit ni d’une direction ni de la future direction du parti en devenir mais d’une coordination chargée de prendre en charge les tâches qu’assurait la ligue jusque là. On est à un stade transitoire, le comité d’animation est donc transitoire et tout se rediscute à la réunion de l’automne.

La composition du comité peut être présentée en 4 groupes :

- les représentant-es des comités, qui sont des militant-es qui ne sont pas membres de la LCR, à deux exceptions près sur lesquelles on reviendra. Le souhait est que ce groupe soit majoritaire.

- les représentants de groupes politiques constitués (il y en a deux à cette étape, la Fraction l’Etincelle de Lutte Ouvrière et la Gauche Révolutionnaire) qui ont indiqué leur accord à cette étape pour participer au processus, avec une réserve en ce qui concerne l’issue finale de leur participation. Il y aura 2 observateurs pour la F. LO et un pour la GR. Le statut d’observateur est bien entendu temporaire.

- la représentation de la ligue : la proposition ne fait pas l’unanimité mais elle semble faire un accord majoritaire : à ce stade du processus, la représentation de la LCR sera assurée par le BP, c’est ce qui semble le plus adapté, pour que l’ensemble de la direction de la ligue soit partie prenante du comité d’animation et qu’il n’y ait pas de fait une double structure avec un BP qui continuerait à se réunir toutes les semaines et qui enverrait une délégation aux réunions du comité d’animation, également dans la perspective du transfert progressif des prérogatives de la ligue. Le BP est constitué de 21 membres, 10 femmes et 11 hommes, auxquels on ajoute deux personnes, 1 camarade (femme) des Bouches du Rhône dans le cadre d’une délégation importante, sachant que c’est le souhait des Bouches du Rhône et 1 camarade de Clermont (homme) également présenté par sa délégation.

- les représentants des comités jeunes au nombre de 6 (4f, 2h), 3 non jcr-lcr, 3 jcr-lcr

En ce qui concerne les représentant-es des comités, la délégation n’est pas encore entièrement finalisée. Il y a déjà 25 personnes sûres, 10 femmes et 14 hommes, 4 des Bouches du Rhône (2 f, 2 h), 2 de Bretagne (2 f), 2 du Vaucluse (2 h), 1 de Paris 13 (1 h), 1 de l’Hérault (1 f), 2 du Haut Rhin (2 h), 1 de Toulouse (1 h), 1 de Paris 20 (1 h), 1 de Paris 14 (1h), 1 du Limousin (1 f), 1 de Seine et Marne (1 f), 1 du 92S (1 h), 1 d’Auvergne (1 h), 3 de Gironde (1 f, 2 h), 2 du comité précaires Paris (1 f, 1 h). D’autres comités n’ayant pas encore eu le temps d’en discuter ont indiqué qu’ils souhaitaient disposer d’une semaine pour ce faire, entre autres Montreuil, le Lot et Garonne, le Gard, les Hautes Alpes, le Rhône, l’Essonne, la Dordogne, le 10, le 12, le 89, Loire Atlantique, les Hautes Alpes, d’autres comités parisiens.

L’idée est que si ces comités souhaitent envoyer un délégué ils suscitent des candidatures plutôt de femmes, et, en tout état de cause, non membres de la LCR.

On peut donc envisager encore une dizaine de candidatures, qui pour la plupart devront être des femmes si on veut atteindre la parité.


2) Nom....

Quelques remarques pour commencer :

A) L’exercice qui consiste à faire la synthèse d’un débat riche avec de nombreuses interventions, n’est pas simple. Restituer l’exactitude des différentes interventions s’avèrerait compliqué : on risque alors d’oublier et de déformer, on risque aussi d’ennuyer les lecteurs et lectrices. Le choix est donc de présenter le plus objectivement possible les grandes lignes qui se sont dégagées de la discussion.

B) La plupart des intervenants ont tenu à préciser qu’il n’y avait pas eu vraiment dans leur comité respectif de débat organisé sur le nom mais surtout sur le profil politique du nouveau parti. Personne ne venait là mandatée par un comité pour défendre tel ou tel nom.

C) Une cinquantaine de participants

Plutôt parti que mouvement...

accord parmi les participant-e-s pour dire qu’il est difficile de parler du nom sans parler de la forme et du profil.

Pas mal d’interventions pour dire qu’il faut un parti plutôt qu’un mouvement. Du coup certain-e-s pensent que le mot « parti » doit apparaître dans le nom, d’autres pensent que s’il faut un parti il n’est pas obligatoire que le mot soit présent dans le nom.

Les mots :

Beaucoup d’interventions ont porté sur les mots, leur signification, ce qu’en disaient les militants NPA (militant-e-s LCR et non LCR), comment ils pouvaient être perçus en général (dans la société, dans l’opinion). De nombreuses remarques sur « anticapitaliste » : connoté trop négativement car contre quelque chose sans porter un projet en positif ; remarques inverses également : anticapitaliste permet de montrer qu’on est radicalement opposés au capitalisme, pas dans la compromission, pas dans la gestion du système comme le sont les partis de la gauche traditionnelle et institutionnelle, PS en tête. Un camarade précisant même qu’il lui conviendrait de garder le nom NPA.

Débat également autour du mot « Révolution » : constat de beaucoup d’intervenants, mot dans beaucoup de têtes, associé à l’idée de violence, pour autant des camarades considèrent que ce mot devrait figurer dans le nom du NPA.

Même chose avec « communiste » et « socialiste » : « communiste » renvoyant inévitablement aux expériences des pays de l’est, celui de socialiste au social libéralisme et à la social démocratie ; d’autres ont fait remarquer que communiste et socialiste renvoyaient aussi au type de société. D’autres encore que ces mots étaient parfois complexes à expliciter etc...

Quant au terme « la gauche », avis également partagé entre ceux et celles qui pensent qu’il faut revendiquer le terme face à une gauche traditionnelle qui a capitulé ou qui n’est plus à gauche (PS), et ceux et celles qui au contraire pensent que le terme est galvaudé avec ce que représente à une échelle de masse une gauche (toujours classique) qui ne s’oppose à rien et gère loyalement le capitalisme.

Quel type de nom :

Noms, plus classiques, comprenant les mots Parti/Révolutionnaire/Socialiste/Internationaliste avec des combinaisons diverses ou des acronymes avec l’idée d’articuler nom/sigle et déclinaison du sigle : AGIR, UTILE.

Là encore avis partagés et divers.

Les enseignements de la réunion :

Un débat riche avec de nombreuses interventions. Même si certains camarades sont intervenus plusieurs fois, nombreux et nombreuses ont été ceux et celles qui se sont exprimés.

Même si les avis divergent sur ce que doit être le nom du parti, il était largement partagé l’idée que :

- le nom du NPA était la dernière question à trancher et que cela serait au congrès de fondation de le faire, la commission qui se tenait n’avait comme fonction que de recenser les débats autour du nom et ne pouvait en aucun cas décider quoi que ce soit.

- Qu’au delà du nom, la question du projet et du profil politique étaient essentiels, le nom étant à l’image du parti qu’on veut construire.

- Quel que soit le nom qui sortirait du congrès, tout le monde ne pourrait pas être satisfait, peut-être une certaine « frustration » mais qu’en aucun cas le nom ne devait être et ne doit être un obstacle à la construction du parti.

Les dernières interventions portaient aussi sur les modalités de poursuite du débat sur le nom : l’organisation de ce débat sera une tâche du comité provisoire national d’animation, les comités d’initiative doivent s’emparer formellement de ce débat et proposer également des contributions écrites.


3) Quartiers populaires...

A) Petit résumé de l’introduction faite par Omar :

L’objectif de cet atelier est de partager les idées et les méthodes d’actions dans les quartiers populaires, car le NPA ne pourra exister s’il n’y a pas d’interventions dans ces quartiers.

En effet, les habitants qui y vivent subissent un véritable concentré de tous les méfaits du système capitaliste et des politiques qui l’accompagnent. Les observatoires officiels dont celui de la politique de la ville sont obligés de le reconnaître. Quelques exemples : le chômage est deux fois plus important dans les zones urbaines sensibles, les femmes y sont trois fois plus touchées par la précarité, il y a deux fois plus d’enfants et adolescents en échec scolaire et deux fois moins d’hôpitaux que sur le reste du territoire.

Trois questions y sont hyper présentes :

- La question sociale : elle est surdéterminante. C’est d’abord le PS au gouvernement qui a développé tout un discours sur la territorialisation et l’ethnicisation . Les gouvernements de gauche comme de droite ont tous stigmatisé " les zones de non-droit" ou "les territoires perdus de la république". Le terme toujours employé d’exclus a permis de développer toute une politique d’intégration , des politiques très individualisantes et culpabilisantes et qui tentent d’accréditer l’idée que "celui qui veut s’en sortir il le peut " .

C’est une façon de dépolitiser la question sociale en ne s’attaquant surtout pas aux vraies causes de l’injustice et des discriminations.

- La question de la répression qui concerne bien les dispositifs de police comme ceux de la justice. Il s’agit là de traiter par la pénalisation la pauvreté. Les méthodes policières sont connues : contrôle au faciès, harcèlement, interventions musclées … En matière de justice, dix lois votées en cinq ans permettent de vider de plus en plus l’ordonnance de 1945 relative à la justice des mineurs de tout son volet éducatif, 7 prisons pour mineurs ont été créées, alors que le nombre d’animateurs ou de profs expérimenté est en chute libre dans ces quartiers celui des caméras vidéo surveillance explose…La création de nouveaux délits et l’alourdissement des peines, achève de "criminaliser la banlieue".

- La question identitaire : pour les habitants issus de l’immigration, la question de leur propre histoire, de la mémoire collective est également incontournable. Cette histoire falsifiée par la version officielle néo colonialiste, rajoutée aux discriminations infligées sur tous les aspects de la vie quotidienne est porteuse de vrais enjeux.

B) Résumé du débat "un peu à l’emporte pièce"…

85 personnes étaient présentes dans cette commission le samedi après midi, un peu moins le lendemain matin.

53 personnes sont intervenues,( 28 femmes et 25 hommes ), une majorité est membre de la LCR, quelques camarades de la fraction et un camarade d’Alternative libertaire.

Ambiance super bonne, mélangeant analyses, récits d’action et propositions.

Quelques analyses en vrac :

- d’abord constat général : il se passe beaucoup de choses positives entre habitants des quartiers, ( c’est pas le désert qu’on nous fait croire !)

- en plus du concentré de tous les mauvais coups du pouvoir en place, les quartiers populaires c’est aussi le concentré de toutes les discriminations

- le gouvernement et plus globalement les politiques publiques qu’il met en place cherchent à nous diviser, à nous monter les uns contre les autres, comment faire pour s’unir ? quelles revendications pourraient nous y aider ?

- le potentiel de révolte est énorme sur ces quartiers et pas que chez les jeunes, comment faire pour que dans le NPA nous inventions des réponses qui changent complètement les choses ?

Quelques exemples d’actions organisées et en cours, parmi d’autres :

- à Toulouse, Airbus emploie 12 000 salariés " tous blancs". Les membres du comité NPA ont organisé une collecte de CV au Mirail. Ils veulent faire jouer la discrimination raciale.

- à Paris, dans certains arrondissements, les copains organisent des cafés politique itinérants . A chaque fois il y a un café, un débat et une action concrète ( 160 personnes touchées après 4 débats)

- à Avignon, les camarades impliqués au CA du club de foot, on pu réaliser une vidéo avec les jeunes du quartier, notamment sur les brutalités policières, organiser un débat à partir de cette vidéo, puis faire un rassemblement devant la prison, et là, c’est parti pour l’organisation de la fête de quartier.

Comment on intervient ?

A la fois, on mène dans les quartiers populaires toutes les campagnes NPA que nous menons ailleurs : services publics, salaires, retraites, contre le racisme, soutien aux sans papiers, transports gratuits…Bref on utilise les campagnes nationales et les tracts nationaux. Et on y va vraiment, régulièrement. A la longue , ça paye !

Et à la fois on appuie l’auto organisation des quartiers : des associations existent et agissent, ça vaut le coup "d’en être" . Cela signifie mener les batailles telles que se présentent dans toute leur diversité : fermeture d’école, suppression de services publics, travail sur le logement, ça peut-être parfois agir contre la fermeture de centres commerciaux qui apportent une proximité intéressante pour les habitants… Les attaques étant nombreuses et variées, les ripostes doivent être à la hauteur !

Il peut aussi y avoir des campagnes et des actions spécifiques, par exemple contre les discriminations, contre les interventions musclées de la police ou pour intervenir dans les programmes de démolition des immeubles qui sous couvert de rénovation urbaine visent surtout à refouler toujours plus loin les plus pauvres ou pour le respect du droit de vote dans les prisons …

L’idée de créer un questionnaire à faire remplir sur les quartiers, de construire des cahiers de doléances et de les apporter nombreux dans les conseils municipaux, a également été retenue. Au fond la seule chose à ne pas faire c’est justement de ne rien faire ! Car à chaque fois qu’on se lance ça marche !

C) Et maintenant on décide quoi ?

- Tout d’ abord, faire une campagne massive d’inscription pour l’université d’été.

- Veiller tout particulièrement à ca que les habitants des quartiers populaires soient nombreux dans le processus constituant du NPA et nombreux aussi à être déléguée au congrès ( on sait qu’il n’y a rien de naturel !)

- On crée tout de suite une liste " NPA et quartiers populaires" pour s’informer et échanger les expériences. Sur cette liste des éléments précis que le logement, la prévention de la délinquance, l’ordonnance de 1945, l’ANRU, les règles de protection vis-à-vis de la police seront envoyés … ( à ce jour 80 personnes viennent de s’inscrire)

Bref, une commission efficace qui , de l’avis des participants, donnait la pêche pour commencer ou pour continuer !!!


4) Entreprises...

La commission Entreprise a réuni une soixantaine de personnes déléguées des comités.

Cette commission s’inscrit dans un contexte de lutte, contre le projet du gouvernement (Sarkozy – Fillon) qui cherche à affaiblir les droits de l’ensemble des salariés (modifications du code du travail, suppression des 35 heures, suppression des tribunaux prud’homme), à faire baisser le coût du travail et donc les salaires (offre d’emploi raisonnable pour les chômeurs, versement de primes exceptionnelles individuelles mais pas d’augmentation générale), à casser le service public d’état (suppressions de poste dans les services public, projet de loi sur la mobilité permettant de licencier des fonctionnaires).

On assiste à un morcellement des luttes (journées d’action par secteur ne donnant pas une mobilisation d’ensemble comme les 10 et 17 juin). Les syndicats ont une forte inertie et partagent pour une part le projet du gouvernement (accord sur la représentativité signé conjointement par la CGT, la CFDT et le MEDEF).

Le but de cette commission est de préparer la rentrée sociale, Bernard Thibault a appelé à une journée d’action le 7 octobre, et de créer une commission entreprise permanente. Un comité de coordination est chargé de préparer l’université d’été de la LCR, (avec 2 débats le dernier jour : NPA et lutte des classes et NPA et syndicats) et une réunion nationale le 4-5 octobre. Un mailing liste va être créée comme moyen de communication.

Une première partie des débats a porté sur le ressenti et la situation sociale actuelle, la seconde partie sur les propositions d’actions du NPA.

A) Situation sociale actuelle

Une première constatation de la part des salariés présents est la compromission des bureaucrates ou leaders syndicaux (notamment la CGT) avec le patronat. Donc la majorité des personnes attendent une action et des propositions concrètes et une indépendance du NPA pour passer à l’offensive.

Un autre avis qui a fait consensus est que la revendication principale pour la rentrée devra porter sur les salaires. La hausse des prix des carburants est aussi un sujet de fort mécontentement.

Les salariés sont las des grèves à répétition mais ils ont tout de même un avis positif sur les syndicats. Il faut structurer le débat syndical sur le terrain politique et repartir de la base pour militer.

On relève aussi qu’il est très difficile de se syndiquer dans certaines entreprises, que les salariés sont tétanisés et que les militants syndicaux sont souvent la cible de répression. Le syndicalisme est donc en recul , les salariés privilégient le changement d’entreprise pour augmenter leur salaire à la lutte au moment des NAO.

Les conditions de travail ainsi que la souffrance au travail sont aussi des paramètres à prendre en compte. On se demande comment intervenir dans les entreprises où c’est difficile. En prônant l’ouverture sur le dialogue social entre l’Etat et les syndicats, Sarkozy a remporté une victoire idéologique sur le salariat.

Un des moyens d’action contre le gouvernement est un blocage de l’économie. Il faut démonter le discours de la droite et construire le NPA dans les entreprises.

Le NPA pourrait appeler à la grève (générale ou non) ou participer à des blocages (dépôts d’essence, rassemblement hebdomadaire devant lieux stratégiques pour être visible et fédérer à l’image des mères au Chili) ou proposer d’autres moyens d’actions.

Une journée d’action unitaire est proposée, le NPA peut coordonner ces actions et participer à la propagande du mouvement d’ensemble et créer une plateforme commune (site Internet par exemple). Cela peut être la campagne politique du parti.

B) Intervention dans les entreprises

Pour le deuxième point qui est de quelle manière intervenir politiquement dans les entreprises, le premier point à faire consensus est la feuille de boîte. Elles peuvent être distribuées sur la voie publique pour contourner la chartre d’Amiens. Cela permet aussi d’intervenir de l’extérieur dans les entreprises. Ces feuilles permettent aussi d’être critique vis-à-vis des syndicats. On peut ainsi ramener le débat politique dans les entreprises et des revendications comme les 37 ½ ans pour la retraite, la taxation des profits. Les feuilles de boîtes marchent et un copain de l’imprimerie nous disait même que les salariés et patrons attendaient avec impatience leur sortie.

Nous redisons aussi l’importance d’avoir des militants NPA dans les entreprises, de créer des cellules, pour :

-  critiquer les confédérations syndicales,

-  monter des soutiens, des stratégies,

-  être autonomes dans les luttes.

Le comité NPA SNCF souligne l’importance de rester en lien avec les syndicats et que cela fonctionne dans cette entreprise.

Il est possible de monter des comités NPA entreprise par site géographique comme l’ont souligné des camarades du Rhône ou de la région de Bordeaux pour des zones industrielles ou des pôles d’activité. La droite et les patrons ne se privent pas d’amener leur vision politique des choses dans les entreprises, nous ne devons pas avoir de complexe à le faire de notre côté, même si les hiérarchies (chef, sous chef) ne nous favorisent pas.

Les syndicats ne soutiennent pas toujours les salariés victimes de la répression patronale, il est important pour le NPA de pouvoir agir de l’extérieur.

80% des entreprises ont moins de vingt salariés, la représentation du travail entreprise est vieille de plus de trente ans.

Les jeunes militants sont souvent seuls dans les entreprises. Les structures syndicales ne sont pas implantées dans les petites entreprises (dans le commerce par exemple) et ont beaucoup de mal à lutter efficacement dans les nouvelles formes d’organisation du travail (sous-traitance par exemple).

La classe ouvrière a changé. Une grande partie des cols blancs et la classe moyenne font aujourd’hui partie du prolétariat. Il faut viser ce type de salariés et motiver l’ensemble de la classe moyenne. Il faut redonner une conscience de classe et redéfinir la classe ouvrière, renommer le prolétariat et gagner les nouveaux travailleurs. Les salariés sont précarisés. Les patrons profitent de ces statuts précaires comme les stagiaires, les apprentis, les CDD, les intérims, les sans papiers ou les travailleurs étrangers.

Au Techno Centre de Renault par exemple 9500 personnes sont des employés Renault et 2500 des éléments extérieurs à la maison mère. Il faut veiller à ne pas protéger que les salariés à statut, combattre la division du travail, ne pas diviser chômeurs et salariés.

Le NPA doit proposer un plan d’urgence pour répondre aux exigences ouvrières sur :

-  défense du droit au travail (et non pas à l’emploi),

-  cohérence entre travail et écologie,

-  conscience de classe,

-  pouvoir des salariés,

-  remise en cause de l’organisation du travail,

-  présence locale (TPE, chômeurs, quartiers populaires, zones industrielles) tout en gardant une vision globale,

-  création d’un circuit de solidarité, social et humain,

-  union salariale

-  politisation des salariés à l’intérieur de l’entreprise,

-  vigilance sur les conditions et la santé au travail,

-  formation et information politique vers les salariés,

-  travail avec les syndicats,

-  refus du pouvoir économique

Nous proposons de changer le nom de la commission et de la renommer commission « précaires, salariés publics/privés… » Car tous, nous sommes, serons ou avons été salariés d’une entreprise.


5) Ecologie....

Entre 50 et 55 participants le samedi, 43 le dimanche matin. 68 % ne sont pas militants de la ligue. Assemblée majoritairement masculine, surtout le samedi

A) Débat politique général sur ‘quelle écologie voulons-nous ?

Introduction de Vincent GAY sur la base de l’appel écologie pour un nouveau parti anti capitaliste :

- quelle écologie défend-on ?

- Nécessité de l’anticapitalisme pour une écologie à auteur des enjeux

- Quelle articulation aux luttes immédiates et le projet d’une société alternative qui mette en en son cœur la défense des équilibres écologiques.

- Articulation question sociale / question environnementale, et nécessité de travailler sur le rapport des sociétés à leur environnement

- Participation aux luttes écologistes dans le monde et en France, souvent très éparses : travailler à leur convergence dans la construction d’un autre projet de société prenant en compte de façon fondamentale l’environnement.

- Références à l’éco- socialisme, sur la base des acquis de la LCR à enrichir, étendre, compléter.

Ce débat a donné lieu à de très nombreuses interventions, à la fois d’ordre général mais aussi abordant des thèmes précis comme la pêche, la recherche, l’urbanisme, la montagne, l’agriculture… Débats autour de la décroissance récurrents. Vous trouverez à la fin du compte-rendu l’intégralité de la retranscription des interventions lors de ce débat.

B) Expériences locales des collectifs NPA

Vu la longueur du débat précédent et l’heure tardive, cette partie a été écourtée. 8 collectifs ont fait état de leurs expériences

- Antony – Eure :

Activités antinucléaires autour de l’EPR qui va coûter plus cher et polluer davantage, et des sites d’enfouissement qui sont en train d’être désignés. Question du contournement du Barrot Eurois et du pont inutilisable en hiver.

- Gérard- Rhône :

Malgré les listes AUDACE, difficultés de maintenir les liens avec les objecteurs de croissance qui restent dans l’expectative, et peu d’influence dans les milieux écolos.

Pas d’activité proprement écolo de la part des comités NPA mais récit d’expériences dans les usines de la chimie : Evoque l’entreprise RHODIA qui gagne plus d’argent en vendant des droits de polluer (à des sociétés japonaises par exemple) qu’en fabricant des produits chimiques. Cette entreprise utilise outrageusement l’écologie pour organiser sa communication. Travail dans la CGT sur ces questions, ainsi qu’un débat sur les changements climatiques. Actions de propagande contre une filiale de Total Une filiale de RHODIA qui produisait de l’acide fluorhydrique a fermé ses portes pour cause de rentabilité et supprimé 140 emplois. Pour s’approvisionner en acide fluorhydrique RHODIA fait venir d’Allemagne 150 000 tonnes de ce produit, sans se soucier des dangers liés au transport. Cet exemple montre le lien étroit entre défense de l’emploi et écologie.

Il faut dénoncer l’incohérence des chaînes de transport. Tous ces exemples démontrent le lien étroit entre emploi –social -écologie.

- Christine -Bouches du Rhône.

Un tract a été édité et diffusé sur les marchés, relatif à la nationalisation de TOTAL, avec un succès réel. Il faut d’abord que le NPA existe et se structure, mais les idées et les actions sont prêtes.

- Claude- Meuse.

Au sujet de la lutte contre le nucléaire il fonde beaucoup d’espoirs car la LCR s’est déjà beaucoup investie sur ce thème, ainsi que sur celui des OGM. Mais cela n’a pas eu d’effet sur une attirances des écolos vers la LCR, mais le NPA peut être plus fédérateur autour de ces luttes. Il souligne le fait que dans le collectif « Sortir du nucléaire » il y a peu d’anticapitalistes. Il constate également que dans le NPA tous ne sont pas antinucléaires... Annonce est faite des manifestations du 12 juillet à Paris organisée par le collectif « Sortir du nucléaire ».

- Yannick- Vendée.

Le NPA en est à ses débuts, mais s’il apparaît déjà au niveau de certaines batailles : renationalisation de l’eau, faucheurs volontaires. Il mentionne le fait que l’extrême droite (de Villiers) porte également une certaine idée de l’agriculture biologique sans OGM. Il rappelle les luttes et les éco- libertaires de Barcelone (« No Passaran »), contre les lignes à haute tension portant l’électricité en provenance de France. Emergence d’éco villages. Liens avec la Confédération Paysanne pour mettre à disposition des terres pour les agriculteurs.

- X – Tarn :

Il est faucheur OGM. Le NPA a raison de s’emparer des questions écologiques et de les porter au plan politique sur l’anticapitalisme. Localement dans sa région la motivation sur ces questions est forte.

- Régis- Calvados.

Les débats sur la décroissance doivent être poursuivis car porteurs d’idées nouvelles et de projets de société convergents avec nos propres idéaux. Au sujet du nucléaire il constate que l’opposition à l’EPR motive peu les membres du NPA.

- Bastien- Haute Garonne.

Localement la commission écologie de la LCR a été transformée en commission NPA. La commémoration de l’accident de Tchernobyl avec le collectif « Sortir du nucléaire » a été l’une des premières actions de cette commission. Elle comprend une cinquantaine de faucheurs volontaires.

C) Organisation d’un réseau écolo dans le NPA qui pourrait à terme devenir une commission écologie

A l’ordre du jour, il était question de tracer des pistes organisationnelles dans la perspective et en préparation du congrès fondateur du nouveau parti prévu en janvier 2009.

Cependant, le débat s’est partiellement poursuivi sur les thèmes de la veille (décroissance, alimentation, énergie, nucléaire militaire, internationalisme du combat écologique, articulation entre les différents thématiques écolos et avec les autres thématiques du NPA, recours ou non aux "spécialistes" pour notre construction programmatique, etc. )

Concernant l’organisation, nous avons avancé les propositions suivantes :

- création d’une liste mail "NPA écologie" interactive et ouverte à tous

- création d’un groupe provisoire national d’animation et de coordination

- nouvelle conférence nationale de la commission écologie avant le congrès qui se déroulera sur un week-end. Une camarade de Marseille propose que cette réunion ait lieu dans les Bouches-du-Rhône.

Ces décisions ont fait l’objet d’un large consensus, à condition que le groupe d’animation provisoire s’occupe réellement de coordination et non de direction, en accord avec les principes de construction par la base et avec l’exigence de démocratie réelle du NPA.

Par ailleurs, sans recueillir l’unanimité, plusieurs délégués ont préconisé le choix d’un thème d’action nationale dont pourrait se saisir le NPA dès que possible et d’ici au congrès. La proposition de la nationalisation de TOTAL en lien avec les problèmes énergétiques a notamment été émise. D’autres délégués, soulignant l’ampleur de notre tâche actuelle, souhaitaient plutôt laisser l’initiative aux comités de participer ou d’organiser les actions de leur choix localement et nationalement. Définition d’un thème national ou pas ? D’un point de vue démocratique, il convient que les comités locaux s’emparent de ce débat pour que cette question puisse être tranchée. Mais en l’état actuel des choses, la commission écologie réunie ce week-end ne pouvait prendre de décision de campagne pour la rentrée.

Enfin la participation et l’apparition du NPA dans le plus grand nombre possible d’actions et de manifestations locales et nationales ont été jugées indispensables par une large majorité des délégués.

A ce titre, il serait souhaitable que les comités en accord avec ce principe se mobilisent pour la manifestation nationale du 12 juillet à Paris, organisée par le réseau Sortir du Nucléaire, et qui mêle pour la 1ère fois la thématique antinucléaire à celle du réchauffement climatique.


6) Presse, propagande...

Les débats de la commission se sont ouverts sur la question de la définition des médias concernés par les discussions à venir. Le constat ayant été rapidement dressé de l’impossibilité de s’en tenir à la seule presse écrite, même si celle-ci demeure essentielle. Un certain nombre d’autres supports de communication ont donc été abordés au cours des discussions. Nous présentons ici, média par média, le résultat des discussions de la commission.

Concernant la presse écrite.

Si mettre fin à une publication est relativement facile, en construire entièrement une nouvelle apparaît comme une tache lourde et complexe. Partant de ce principe, il apparaît beaucoup plus constructif et efficace que Rouge, actuellement organe de presse de la LCR, mute progressivement pour devenir, a terme, l’organe du futur parti anticapitaliste plutôt que de créer ex nihilo un tel journal.

Il semble d’ailleurs aussi essentiel qu’urgent que Rouge commence dès maintenant, et de manière progressive, une telle transformation. En relation avec la période de transition que nous traversons, l’idée serait de faire de Rouge, non pas l’organe du NPA, cette structure n’ayant pas d’existence propre, mais un outil de campagne qui permettrait d’accompagner les militants jusqu’au congrès de fondation de janvier 2009. Rouge est donc invité à se transformer dès maintenant en un « Journal pour un NPA ».

Le congrès de fondation verrait finalement le transfert définitif du journal d’une structure à l’autre, non sans un profond remaniement dont les grandes lignes ont été débattues.

Une grande partie des militants présents ont regretté le manque d’attractivité de la publication actuelle et son éloignement relatif d’un certain nombre de préoccupations, particulièrement pour l’échelle locale.

Le souhait a généralement été exprimé de voir se créer un journal plus simple d’accès, notamment par un vocabulaire et des thèmes plus accessibles. Mais aussi un journal plus dynamique, avec des articles plus courts et un choix de sujets plus vaste. Il serait par exemple intéressant de développer la technique des brèves, mais surtout de créer un certain nombre de nouvelles rubriques, à l’exemple d’une rubrique culture ou d’une rubrique média. Cela présenterait par ailleurs l’avantage de participer à la formation des militants en donnant un point de vue différent sur des sujets habituellement réservés aux médias dits bourgeois, avec les tendances et orientations que l’on connait.

Le journal étant un outil de formation des militants, il apparaît impératif que des articles ou une rubrique soient régulièrement consacrés au développement de points théoriques simples ou encore à des séquences d’analyse de l’information. Là encore, vocabulaire et explications devront s’efforcer de rester accessible au plus grand nombre.

Le journal est par ailleurs envisagé comme étant également un moyen de communication vers l’extérieur, et non uniquement comme un outil d’information interne. Si le développement déjà abordé de rubriques plus variées participe entièrement de cette logique, en permettant un plus grand spectre de choix de lecture, il convient d’y ajouter la prise en compte d’un certain nombre de facteurs locaux.

Les expériences menées par certains comités NPA ont montré que les publications locales rencontraient indéniablement plus de succès auprès de la population que la publication nationale. Il apparaît donc nécessaire de trouver une articulation satisfaisante entre ces deux échelles. Cependant, la question logistique limite sérieusement les possibilités offertes. Une solution pourrait être l’édition du journal dans un format de type A4, à l’exemple de certains quotidiens gratuits. Ce format standard permettrait alors aux différents comités d’y insérer facilement une ou plusieurs pages édités et imprimées localement, en fonction de leurs actualités et préoccupations. L’idée générale devant sous tendre l’ensemble de la transformation étant de rendre le journal plus proche des militants mais aussi de la population, afin que celle-ci puisse s’en saisir le plus largement possible.

La question se pose alors de la rédaction des articles proposés par le journal. La professionnalisation ne peut être retenue. Il apparaît en effet essentiel que les militants s’emparent de leur outil de communication et participent directement à son élaboration. Il serait par exemple envisageable de désigner un correspondant par comité, ou rassemblement de comité, chargé de faire remonter régulièrement des contributions élaborées à titre individuel ou collectif par les membres des comités.

La question de l’adaptation du journal au plus grand nombre, notamment par le biais de la simplification du propos, ne devra cependant pas être synonyme de baisse des exigences dans la qualité du contenu publié, mais uniquement de son adaptation. Par ailleurs, les militants les plus exigeants et les plus demandeurs pourront avoir accès à une revue plus théorique. Celle-ce ne serait pas autre chose que l’évolution de Critique Communiste de revue de la LCR à revue du futur parti. Cette évolution ne pouvant bien entendu pas faire l’économie d’une redéfinition du contenu aux besoins nécessairement nouveaux du futur parti.

Par ailleurs, pour se rendre attractives et reconnaissables, ces publications devront bénéficier d’une nouvelle charte graphique, résolument moderne et cohérente.

Pour finir, la périodicité du journal pourra rester hebdomadaire, étant cependant admis que cette périodicité pourrait dans un premier temps être mensuelle ou bihebdomadaire afin de permettre la mise en place et le rodage du nouvel organe.

Concernant la radio et la télévision

Un certain nombre de militants ont soulignés la nécessité de s’intéresser et d’investir d’autres types de supports que la seule presse écrite. Le principal support évoqué est la radio. L’idée de développer une station propre au futur parti, pour séduisante qu’elle soit pose cependant un certain nombre de problèmes. Premièrement un problème de coût, également un problème d’audience, celle-ci étant globalement insuffisante, pour ne pas dire insignifiante, pour ce genre de station indépendante.

La même analyse a été faite concernant une hypothétique chaine de télévision. La production d’émission est également difficilement envisageable. Reste cependant la possibilité de mettre un certain nombre de travaux audiovisuels en ligne. Des formations sont déjà dispensées en ce sens, notamment à l’université d’été.

Le caractère encore embryonnaire du NPA ne permettant pas réellement d’envisager de manière réaliste le développement de ce type de support, il semble préférable de se concentrer sur l’essentiel, sans pour autant se fermer aucune porte.

Tracts et feuille de boite.

Il apparaît absolument nécessaire que le NPA mette au plus vite des tracts nationaux à la disposition des comités. Deux formules ont été mises en avant.

La mise à disposition hebdomadaire d’un tract, au format A4, servant de verso. Le recto étant laissé à un éventuel contenu local. Ou alors la mise en place d’une formule plus ambitieuse, basée sur un format A3 (4 pages), bihebdomadaire, mais plus complète et abordant plus de sujets. Là encore un espace serait prévu pour les contenus locaux.

Stratégie globale.

La dernière thématique abordée concerne la nécessité de l’élaboration d’une stratégie de communication globale et multi-supports pour le NPA et le futur parti. L’importance de la maitrise de la communication paraît indéniable tant celle-ci est utilisée à tous les échelons par la droite et les médias capitalistes en général. Par conséquent, celle-ci ne saurait être prise à la légère par le futur parti. Il paraît donc intéressant de réfléchir à la création d’une commission communication, réunissant à la fois compétences et bonnes volontés. Cette commission serait en relation directe avec les instances exécutives du parti afin d’assurer une réactivité et une cohérence maximum. Elle s’occupera particulièrement de l’élaboration de stratégies de communication sur le long terme. L’idée serait de s’emparer d’un thème précis, pour un temps donné, et de le développer sur plusieurs supports (presse du parti, média bourgeois, affichage, tracts).

Il apparaît également envisageable de créer ou de susciter un certain nombre d’événement permettant de mettre en avant tel pou tel axe de communication. En définitive de passer d’une communication de réaction à une communication offensive.

Par ailleurs, pour permettre aux plus grand nombre d’accroitre l’efficacité des actions entreprises, des formations spécifiques seraient mises en place, notamment concernant les réactions à avoir face aux médias de masse et à leur possible utilisation.


7) Site Internet...

14 présents. Topo introductif d’Olive, LCR.

3 points de discussion :

A) les sites : site national NPA et sites locaux

B) le forum

C) les listes

Objets de la commission :

- recenser l’ensemble des compétences (cf. contacts.odt) pour élargir l’équipe technique ;

- proposer quelque chose au comité d’animation provisoire.

Analyse de l’existant

Actuellement, pour accéder aux sites locaux NPA, il faut passer par le site national de la LCR.

Idem, le forum est hébergé par la LCR pour des raisons pratiques. Des noms de domaines ont d’ores et déjà été réservés : npa2009 dans toutes ses extensions par la LCR (Olive) et anticapitaliste.org par Pierre de Radio Rouge. Celui-ci propose aux comités qui le souhaitent d’héberger leurs sites. Ex : http://www.anticapitaliste56.net/, site du NPA Morbihan.

A) Les sites : site national NPA et sites locaux

Discussion autour de quel type de site mettre en place et comment le faire.

Pour le site national, volonté de faire remonter les infos nationales et locales. Sorte de plateforme / site provisoire dans un premier temps. Evolution possible tant au niveau du contenu que de la charte graphique.

Nécessité d’un débat sur le contenu du site, la maquette, les rubriques. Utilisation des logiciels libres mise en avant. Ex : CMS type Spip. Nécessité d’un serveur dédié.

Charte graphique à ne pas négliger. Le « logo » provisoire du NPA ne fait pas l’unanimité. Des comités ont créé leurs propre charte graphique / logo. Ex : NPA Lyon.

Plusieurs idées / propositions :

- possibilité d’avoir une structure, un modèle de site ou de blog que les comités puissent s’approprier facilement sans avoir de connaissances techniques particulières ;

- kit d’harmonisation (charte graphique homogène) = visibilité claire du NPA ;

- charte de nommage afin de faciliter le référencement. N’est pas incompatible avec les sites existants disposant de leur propre url : mise en place d’une redirection ;

- hébergement proposé : WordPress ;

- sites ou blogs ? choix différent suivant les besoins des comités.

Proposition de recenser les comités où il n’y a pas de compétences Internet afin de pouvoir former les personnes qui le souhaitent. Pour ce faire, idée d’élaborer et d’envoyer un questionnaire à chaque comité pour faire remonter à la fois les besoins et les compétences afin d’associer les personnes qui n’étaient pas présentes à la coordination nationale.

B) Le forum

Ingérable si pas de modération. Forum actuellement modéré a posteriori par une équipe de militant-e-s de la LCR. Echo très fort : 80 fils de discussion ouverts à ce jour [note : lors de la tenue de la commission] et 400 personnes inscrites [même remarque].

Le forum ne peut remplacer la discussion. Il est ouvert à toute personne qui souhaite s’y exprimer après enregistrement (comme la majeure partie des forums).

C) Les listes

Les listes peuvent être à la fois un outil de diffusion et un outil de discussion. Il est donc nécessaire de distinguer les listes suivant l’usage que l’on souhaite en faire :

• liste de diffusion

Diffusion verticale : du national au local. Diffusion d’information de type newsletter.

• liste de discussion

Diffusion horizontale : entre les comités, entre les commissions, entre le comité d’animation provisoire et les commissions par exemple. Liste de discussion réservée aux instances collectives.

En résumé, discussion assez riche qui a brassé des éléments de techniques et de contenu. Plusieurs propositions sont sorties de cette discussion, à proposer au comité d’animation provisoire :

• envoi d’un questionnaire aux comités pour recenser leurs besoins et connaître leurs compétences ;

• proposition d’une formation Internet pour les comités qui le souhaitent. Cette formation pourrait notamment se faire dans le cadre de l’Université d’été ;

• mise en place un site national provisoire pour la rentrée afin d’assurer la visibilité du NPA sur Internet nécessité d’élaborer un CCH.


8) Campagnes...

Dans le cadre de la 1ère coordination nationale du NPA, des ateliers ont permis de préciser les orientations du nouveau parti par thème. La commission « Campagne de rentrée 2008 » a réuni une trentaine de participants. Même s’il n’y a pas eu de « tour de table », l’ensemble de ceux qui voulait s’exprimer ont pu le faire. Les participants n’étant pas mandatés pour porter des décisions, la recherche d’un consensus a été favorisé, sachant qu’à l’issue de la commission pourra être porté à l’ensemble des comités locaux et du l’équipe d’animation nationale quelques propositions convergentes à construire.

La synthèse s’axe autour de trois éléments : la question de la nécessité d’une campagne nationale, sur la base de quel thème, et l’art de la mener.

A) Faut-il une campagne nationale ?

La réponse est unanimement affirmative :

- pour rendre visible le NPA qui vient de naître et qui dès lors, est « attendu au tournant » par un électorat qui en a marre des promesses non tenues,

- par nécessité d’urgence, vu les dégâts occasionnés par les contre-réformes actuelles sur une part de la population grandissante et qui souffre durement du nouvel ordre esclavagiste dans le milieu du travail (chantage à la précarité, prostitution des étudiants, ...), de l’impossibilité de vivre dignement, et de difficulté d’avoir accès aux soins, à l’eau, à l’électricité, au logement,

- pour en finir avec un régime, celui du libéralisme incarné par le gouvernement Sarkozy, qui fait de plus en plus de victimes et qui mène une répression de plus en plus violentes face à la colère que cela engendre.

B) Thème(s) de la campagne ?

La campagne nationale doit éviter deux pièges :

- vu le nombre des attaques, il ne s’agit pas d’élaborer une campagne fourre-tout. La proposition de développer la campagne contre la nuisance du gouvernement Sarkozy n’a pas été retenue : il s’agit moins de se positionner contre un homme (que cela grandirait) que d’expliquer pourquoi il faut en finir avec le système capitaliste.

- À l’inverse, la campagne doit pouvoir s’adresser aux personnes victimes de ce système, quelles que soient leur position sociale dans le monde familial (célibataire, en couple, hétéro ou homosexuel, divorcé(e), ...), dans le monde du travail (salarié, employé, chômeurs, étudiants, ...) et au-delà des positions définies par les lois répressives actuelles (jeunes dits des « quartiers populaires », nomades, prostitué(e)s, précaires, sans-papiers travailleurs ou sans-emplois, ...).

A l’unanimité, les participants pensent que ce thème doit à la fois s’axer autour d’un combat contre la précarité et défendre l’idée du « pouvoir de vivre ». L’idée du pouvoir d’achat si chère au pouvoir en place qui a centré sa campagne présidentielle sur ce sujet (sans y répondre dans les actes) est discutée car elle réduit le citoyen a son rôle de consommateur.

Du coup, 2 points sont régulièrement revenus :

- définir une campagne autour de l’augmentation des revenus, en reprenant les objectifs d’arriver à des revenus égaux à 1500€ nets pou r tous et/ou une augmentation de 300€ pour tous (ce dernier point est discuté, car pour nombre de prolétaires pauvres, cette augmentation ne suffit pas pour vivre dignement en payant toutes les charges incompressibles). De même, cette campagne doit s’intégrer dans une dynamique qui montre combien le système capitaliste est nuisible : c’est une mesure d’urgence transitoire. La seule augmentation des revenus ne serait qu’un sparadrap (tel un RMI) si aucune remise en cause de la répartition des richesses et des moyens de production n’est faite. Aucun problème n’est résolu sans disparition des profits capitalistes et l’obtention de la gratuité des services publics (soins, transports en commun, éducation, culture, logement).

- Élaborer une campagne sur la défense du système de santé et autour de la protection des services publics de manière plus large. Cette campagne s’inscrit aussi dans une démarche d’urgence avant les votes des textes issus des orientations Bachelot – Larcher attendus en septembre et qui démantèleront la sécurité sociale en renforçant le poids des mutuelles que tout le monde ne peut pas s’octroyer. Là encore, cette campagne s’intègrera dans un discours qui prône la gratuité des soins obtenue grâce à l’argent d’une meilleure redistribution des richesses. D’ailleurs les maux qui touchent les services de santé (fermeture des hôpitaux en zone rurale, personnel soumis au dogme de la rentabilité qui a de moins en moins de temps disponible à l’écoute du patient / usager) sont les mêmes que ceux qui affectent tous les services publics : le principe d’égalité de traitement des citoyens est remis en cause par la désaffection territoriale de l’Etat, la fermeture des services de proximité, le réaménagement des cartes judiciaires et scolaires, etc ...

C) comment mener la campagne ?

Chacun a conscience qu’il faut dépasser l’activisme de chacun et ne pas s’arrêter à des distributions de tracts, des collages d’affiche, une manifestation et puis basta !

Cela implique une recherche d’innovation dans les moyens de lutte, en joignant l’humour et la motivation au discours (ce qui est plus facile à dire qu’à faire), quitte à détourner la propagande actuelle (exemple : Vous vous impatientez ? 1500€ pour tous dès aujourd’hui !). La nécessité d’être visible amène à multiplier les opérations organisées « coup de poings ».

Cette démarche doit toujours s’inscrire dans une aide de convergence des luttes afin d’arriver à « la grève générale », seule méthode « pacifique » qui permettra de changer de mode de gestion de la cité (par le développement de l’autogestion locale et de la démocratie respectée).

Bien sûr, la réalité du terrain présente des obstacles mais aussi des attentes :

- nécessité de tenir compte de l’immobilisme des syndicats engendré par des bureaucraties à leur sommet qui ont abandonné leur rôle premier, la défense des travailleurs, - nécessité d’allier la cohérence et l’opiniâtreté dans notre combat afin d’amener des sympathisants potentiels qui restent observateurs de notre dynamique à mener la lutte à nos côtés (qu’ils soient politisés comme certains militants de LO, du PC ou écologistes ou pas) - nécessité que toute cette colère qui s’exprime aujourd’hui ne soit enfin plus gâchée, dispersée et fatiguée par les pseudos tressaillements syndicaux.

Quelques propositions / exemples ont été donnés afin de lister ce qui permet d’être plus efficace :

- enquête sur le lieu de travail. L’expérience a été effectué à Peugeot Mulhouse : cela permet aux citoyens d’avoir, d’une part accès à un lieu d’écoute, d’autre part d’évoquer les rouages du système qui les exploitent. Cette enquête peut servir comme fondation pour une mobilisation locale,

- mobilisation permanente, visible et entretenue, comme à Carhaix, avec réappropriation des revendications par tous. L’existence d’un camping devant l’hôpital a permis à la population de pouvoir constamment se tenir informé des modes et des objectifs de la lutte,

- initiative spectaculaire à soutenir qui marque la spontanéité au-delà des organismes, à l’image d’une femme à Alençon qui manifeste chaque dimanche matin contre la vie chère,

Pour dépasser les mouvements initiés par les syndicats et organiser une présence immédiate, il serait bienvenu d’utiliser à meilleur escient les outils technologiques (SMS, internet) et de reprendre des principes simples de mobilisations abandonnés depuis un moment (AG en fin de manifestation pour fixer des perspectives, occupations et blocages plus volontaires, réunions publiques ...). Le tout doit être mené en parallèle avec la formation des nouveaux participants qui n’ont pas ou peu l’habitude de s’exprimer face à un public nombreux afin qu’ils acquiert plus de facilité dans l’expression de leur revendications.

Plus concrètement, 3 pistes ont été évoquées pour construire cette campagne :

- 1 / occupation des supermarchés et grands centres commerciaux afin de pouvoir toucher chacun dans son quotidien. Ce lieu permettrait de plus d’aborder plusieurs thèmes chers au NPA tant ces lieux concentrent tous les maux du capitalisme : produits surfacturés à cause des rapports production / distribution vérolés par la spéculation, modes de production à revoir, conditions de travail délabrés, employés sous payés, caissières soumises au management patriarcal, perte du « pouvoir de vivre » des clients quelque soit leur statut social, ...

- 2 / marches des « victimes » des fermetures des services publics qui passeraient par les lieux démantelés et convergeraient sur la capitale (à l’image de la marche des chômeurs),

- 3 / contre-sommet à Annecy le 24/9 à organiser avec les italiens et les suisses (entre autres) dans le cadre du sommet européen réuni pour la réforme de la PAC.

Quelques remarques cependant :

- Faut-il attendre la rentrée et calquer notre activité sur les calendriers scolaires ou syndicaux : à l’heure où apparaissent des émeutes de la fin dans une telle société d’abondance, le NPA ne peut-il pas être plus présent, même en période estivale : en un mot, le NPA ne doit-il tout simplement pas être la locomotive manquante qui remet les wagons de la colère sur un rail déterminé ?

- Faut-il s’arrêter aux questions nationales alors que la NPA a un objectif internationaliste, surtout à l’heure où les peuples européens marquent leur désaccord vis à vis des textes libéraux qu’on leur propose ou leur impose, à l’heure ou le néocolonialisme français n’a jamais mis aussi mal le contient africain ? La commission « Internationalisme » a dû travailler sur ces points.

Les participants insistent sur la nécessité d’une campagne nationale mobilisatrice mais complexe à organiser. Cette campagne ne doit pas cependant vider les acteurs de toute énergie pour continuer, en parallèle, de mener des combats locaux qui permettent de mieux coller à l’actualité des quartiers.

D) consensus à l’issue des débats à proposer aux comités locaux et à coordination nationale d’animation.

Avec toutes les pistes et contraintes dégagées ci-dessus, un accord s’est dessiné sur certains points :

- la campagne doit être la Carte d’identité du nouveau NPA et servir d’outil pour expliciter une vision, même si les bases programmatiques n’ont pas encore été précisément délimitées.

- cette campagne devra s’axer sur l’un des (ou les) 3 thèmes suivants :

* 1 / droit aux revenus dignes (revenu d’autonomie ?) / "pouvoir de vivre"

* 2 / santé accessible pour tous et protection du système de sécurité sociale

* 3 / lutte contre la précarité.

Le thème qui semble recueillir le plus de motivés est le premier cité. Les moyens classiques de développement de la campagne ont été évoqués (élaboration d’un 4 pages + affiche + appels aux organisations prêtes à soutenir l’action) mais il ressort de cette discussion que chacun est favorable à l’édification d’une journée nationale (en octobre, hors calendrier syndical) d’action autour du thème "droit aux revenus". Cette journée devra être clairement une initiative d’un NPA qui veillera à ne pas reprendre exactement les mêmes slogans que ceux de la LCR (histoire de visibilité, même si beaucoup d’entre eux sont en accord avec les volontés de chacun) et pourra s’inscrire dans une campagne dite pédagogique dans le cadre d’une occupation de supermarchés par exemple.

Elle pourra ainsi faire ressortir les thématiques de vérités des prix, de spéculations et non-redistribution des richesses à l’heure où tout augmente (énergie, alimentation, médicaments) et fait que la population se paupérise alors qu’un minimum s’enrichit.

Cette campagne sera l’outil nécessaire qui permettait de redonner l’envie aux gens de se battre et de retrouver l’espoir de gagner : c’est là le véritable enjeu.

Le choix de la date de la journée (vers mi ou fin octobre, mais pas le 7 octobre) n’a pas été fait, de même que n’a pas été décidé si cette journée est unique ou s’inscrit dans un créneau de dates d’action selon les possibilités locales.

De même, le choix d’un thème ne doit pas nous pousser à abandonner les autres qui peuvent être abordés dans des actions locales ou à échelle intermédiaire (idée du contre-sommet par exemple).

Au soin aux comités locaux, à partir de cette base de faire remonter à la coordination les éventuels aménagements à cette proposition.

Mise à jour le Lundi, 11 Août 2008 13:41
 


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