Conférence avec Geneviève AZAM - Jeudi 26 novembre Imprimer
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Lundi, 23 Novembre 2009 13:12

COPENHAGUE 2009 - LES ENJEUX

Urgence climatique et justice sociale



Jeudi 26 novembre 20:30-23:30
Salle du Sénéchal


Avec Geneviève AZAM

Responsable du suivi des négociations de Copenhague pour Attac-France


Conférence-Débat organisé par : Les Amis du Monde Diplomatique et ATTAC Toulouse, dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale

 

Les négociations actuelles sur le climat, qui vont se poursuivre jusqu’à Copenhague et après, ne sont pas techniques : un consensus est en effet désormais acquis sur les risques d’emballement climatique et les catastrophes à venir si rien n’est entrepris. Elles engagent l’organisation des sociétés et leur capacité à faire face à la crise climatique et à la crise sociale. La crise écologique pose en effet l’exigence et l’urgence d’une bifurcation des modèles de développement et de croissance qui sont à sa racine. A Copenhague, ce sont les rapports Nord-Sud qui sont en jeu, avec l’exigence pour les pays du Sud que les pays du Nord reconnaissent leur responsabilité historique dans le dérèglement climatique et leur dette écologique et acceptent donc des engagements contraignants et différenciés. C’est aussi le financement de la lutte contre le changement climatique qui se pose : financement public ou privé, développement de la finance carbone ou taxes globales, libre-échange absolu dans le cadre de l’OMC ou relocalisation des activités, brevets sur les technologies vertes ou mise à disposition de ces technologies. Enfin, est en jeu également le rôle des institutions financières internationales avec la tentative de la Banque Mondiale et du FMI, dont la responsabilité dans la crise actuelle est écrasante, de se substituer à l’ONU, notamment pour la gestion des fonds de lutte contre le changement climatique. Alors que les lobbies des transnationales et de la finance carbone s’activent pour obtenir un accord privilégiant les mécanismes de marché et la finance carbone, la mobilisation des mouvements sociaux et des citoyens, pour peser sur les décisions portées par les gouvernements et pour s’engager dès aujourd’hui dans des alternatives concrètes au productivisme dominant, est une des conditions premières pour répondre durablement à l’urgence climatique et à la justice sociale. La crise climatique est en effet un moment où les changements écologiques imposés par la nécessité et la contrainte, peuvent devenir les supports d’un changement souhaitable, guidé par des choix collectifs de justice et de solidarité.

 
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