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Pour un nouveau parti anticapitaliste et féministe Imprimer Envoyer
Formation - Féminisme
Lundi, 05 Octobre 2009 20:43

 

Toulouse le 20/05/08

Pour un nouveau parti anticapitaliste et féministe !

 

Malgré la prétendue égalité des sexes dans la société française, nous constatons que l’égalité de fait est loin d’être acquise.
Formellement, la législation française est devenue plus égalitaire. Mais, faute de volonté politique et de moyen, les lois ne sont pas appliquées, certaines manquent toujours et d’autres droits, conquis par les luttes féministes, sont remis en cause aujourd’hui (comme le droit à l’avortement régulièrement mis à mal par un nombre croissant de médecins qui refusent de pratiquer cette intervention, par la remise en cause du système de santé dans son ensemble... et par les 3 arrêts de la cour de cassation du 6/02/08 faisant d’un fœtus mort né une personne juridique).  
La société capitaliste libérale n’a pas enterré le patriarcat, elle en fait son fidèle allié, ils se modèlent l’un l’autre suivant la conjoncture.

Le combat féministe est toujours d’actualité car l’oppression des femmes continue de s’exercer à travers l’idéologie et les rouages de la société patriarcale et capitaliste.
Cette oppression se matérialise à tous les niveaux de la société : dans la sphère publique et politique ainsi que dans la sphère privée.

* Quand gouvernement et patronat s’allient pour mettre en œuvre un recul sans précédent des droits sociaux et de l’emploi, les femmes en sont toujours, massivement, les premières victimes.
 Travailleuses précaires, chefs de famille monoparentale, retraitées, les femmes sont de plus en plus exposées à la précarité :
85% des temps partiels sont occupés par des femmes, ce processus de paupérisation invisible est considéré comme une conciliation entre vie familiale et professionnelle : c’est en réalité un mode de flexibilité rêvé pour le patronat.
70% des femmes salariées sont concentrées dans les secteurs à bas salaire (grande distribution, restauration, service à la personne…)
Malgré la loi sur l’égalité salariale et professionnelle, une femme gagne en moyenne 27% de moins qu’un homme
Aujourd’hui, 80% des précaires et des travailleurs pauvres sont des femmes. Les migrantes, et surtout celles sans papier, subissent d’autant plus cette surexploitation capitaliste.

* Les femmes sont largement sous représentées dans la sphère publique et politique : dans les syndicats, les partis, les mouvements sociaux et les gouvernements et elles sont quasi absentes dans les sphères de représentation et de pouvoir.
Dans la rue également, les femmes subissent une pression sociale permanente : injures, violences psychologiques et physiques. Les médias contribuent par la publicité sexiste à cette exclusion des femmes de l’espace public et à leur cantonnement dans des rôles dit « typiquement et naturellement féminins ».
De plus, un climat inquiétant se développe avec la remonté de l’ordre moral mais aussi les pressions de l’extrême droite et les offensives politico-religieuses (le 15/05/08 le Parlement vient d’adopter la nouvelle loi anti-discrimination en y intégrant « la possibilité d"organiser un enseignement séparé pour les garçons et les filles à l"école » ! Voilà entériné par la loi, une double régression pour la laïcité et pour l’égalité d’accès à l’éducation pour les filles).

* L’institution familiale reste un lieu principal d’oppression et de violences envers les femmes dans toutes les classes sociales : en France,  1 femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, 1 femme sur 3 subira des violences au cours de sa vie, et dans 80% des cas c’est le conjoint qui est violent. De même, 70% des viols sont commis au sein de la famille.
De plus, la famille est un lieu privilégié d’inculcation des normes et de l’ordre moral réactionnaire : hétérosexualité, mariage, complémentarité hommes-femmes, prix en charge par les femmes de 80% du travail domestique. Et les politiques familialistes contribuent à maintenir et renforcent ce pilier  du système patriarcal.

Face à ces constats, la commission pour un NPA féministe de la Haute Garonne affirme la nécessité d’un combat féministe local, national et international aujourd’hui.
En tant que militantes anticapitalistes et féministes nous pensons que l’émancipation des femmes ne se fera pas sans révolution socialiste et que la révolution socialiste à elle seule ne permettra pas la libération des femmes.

Pour lutter de manière efficace contre le système patriarcal, le féminisme doit être présent dans l’ensemble des luttes mais il doit également s’organiser en tant que mouvement autonome (mixte et non mixte).

Nous pensons donc que le NPA doit être féministe pour atteindre les objectifs suivants :

Imposer l’égalité hommes/femmes au sein du parti afin de garantir la place des femmes et faciliter leur investissement. Instaurer un espace de non-mixité.

Porter des revendications féministes à l’extérieur de l’organisation, et amener ces questions (de façon transversales) dans les luttes (mouvements, occupations, piquet de grève…)

Participer à la construction d’un mouvement social féministe qui soit révolutionnaire et anticapitaliste


Commission 31 pour un NPA féministe.

 


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