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[Journal entreprises] Service public d'éducation en danger ! Imprimer Envoyer
Actualité des comités NPA31 - Commission Entreprise
Mardi, 17 Mars 2009 20:18
 

banderolle manif ecole

Depuis plusieurs années, le service public d'éducation est l'objet d'attaques visant à sa marchandisation. Les lois sur l'université (LRU), « la réforme » du bac professionnel en 3 ans, la « réforme » des lycées généraux, la « réforme » du recrutement des enseignants, marquent aujourd'hui un tournant sans précédent dans la conception de l'éducation.

Dans le 1er degré, toutes les mesures imposées depuis un an sont particulièrement significatives. Elles amènent à une marchandisation des savoirs avec l'abandon du travail sur la difficulté scolaire dans le temps de classe et à la mise en concurrence des écoles et des élèves pour produire une éducation à deux vitesses. Le gouvernement s'attaque aux fondements de la société par le biais de l'école ; il s'attaque aux statuts des enseignants, aux missions de l'école, aux programmes enseignés... toutes ses dimensions sont aujourd'hui bouleversées.

Face à ces attaques, les résistances s'organisent et prennent plusieurs formes (marches aux flambeaux, manifestations avec les parents, organisation de réunions publiques...). Du côté des enseignants, la mobilisation a commencé dès l'année dernière où chaque journée de grève nationale a été largement suivie. Depuis septembre, la situation est la même : entre 70 % et 80 % de grévistes dans le 1er degré pour chaque journée d'appel national.

Pourtant la dynamique ne suit pas, la mayonnaise ne prend pas, notamment à cause des directions syndicales nationales qui n'assument pas la responsabilité de construire un véritable mouvement.

D'autres moyens de résistance ont aussi vu le jour avec des collègues qui refusent d'appliquer la loi dans leurs classes. Ce mouvement axé principalement sur une démarche individuelle a permis de fédérer des « ras-le-bol » de collègues qui ne pouvaient plus assumer d'obéir aux directives du ministère qui mettent en danger l'éducation de nos élèves. Ce mouvement a connu un certain succès mais pose deux problèmes :

c'est un engagement individuel et il ne concerne que la question de l'aide personnalisée. Il reste un moyen d'amener à des prises de conscience importante dans la construction d'un mouvement mais ne peut être substitué à la seule forme de lutte qui puisse gagner : la grève.

Et la grève dans le 1er degré est particulièrement bien suivie, surtout lorsque l'appel est national. Le 29 janvier, 85 % de professeurs des écoles étaient en grève. Pourtant nous n'étions que 250 en assemblée générale (AG). Depuis le début de l'année chaque AG est d'ailleurs moins représentative des collègues mobilisés que la précédente.

Ce paradoxe s'explique par deux facteurs :

- Depuis le début de l'année, les AG n'ont jamais été véritablement décisionnelles. Aucune plate-forme revendicative n'y a été décidée, aucun comité de grève n'y a été lancé. En même temps qu'ils sont assez remontés contre les structures syndicales, les collègues ne se sont pas appropriés l'AG comme un moyen d'autonomisation de la lutte et restent attentistes quant aux décisions syndicales. Il en résulte une déresponsabilisation des professeurs et donc un manque de dynamisme pourtant nécessaire à la mobilisation.

- La remise en cause du service public d'éducation est analysée dans sa dimension politique. Il y a aujourd'hui une véritable prise de conscience du mécanisme de privatisation qui est le même pour la santé, la poste, les transports... Preuve en est justement la mobilisation des enseignants le 29 janvier : alors que la profession est traditionnellement plutôt « corporatiste », la participation à une journée interprofessionnelle est aujourd'hui une évidence. On parle de convergence des luttes et d'une remise en cause globale du système.

Il y a bien une prise de conscience du fait que derrière tous ces bouleversements, il y a une véritable volonté politique de casser le service public d'éducation mais aussi un choix idéologique lié au fonctionnement de la société capitaliste. Dans ce système, l'école n'a qu'un seul objectif : fournir une main-d'œuvre corvéable et docile pour les entreprises, et les enseignants comme les parents d'élèves s'en rendent bien compte.

La question de l'école est liée au choix de la société dans laquelle on décide de vivre et c'est là que notre parti a toute sa place. Nous devons avoir un positionnement sur l'école aujourd'hui, une analyse fine qui montre le rôle qu'elle joue dans la société capitaliste. Expliquer comment toutes les réformes en cours accentuent cette volonté de former les travailleurs de demain, en fonction des besoins des entreprises. De cette analyse, nous démontrerons que les problèmes de l'échec scolaire et de l'inégalité des chances sont intrinsèquement liés au système économique dans lequel nous vivons et que l'on ne peut réformer l'école sans changer son environnement. Nous devons donc construire le projet d'une école émancipatrice, qui permette à chacun d'avoir accès aux savoirs tout en développant son esprit critique. Un projet qui mette en lumière les contradictions du système pour que la lutte pour l'éducation soit partie prenante de la lutte pour renverser le système et de la construction de la société socialiste que nous voulons et dans laquelle l'école pourra réellement permettre l'émancipation de tous.

Mise à jour le Mardi, 17 Mars 2009 20:21
 


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