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[Journal entreprises] Edito N°2 Imprimer Envoyer
Actualité des comités NPA31 - Commission Entreprise
Lundi, 27 Avril 2009 21:05

Fillon, le premier ministre, a déclaré à Chaumont le 17 avril : « Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprises, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours : c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale. » À ces déclarations, s'ajoute la pression pour que les dirigeants séquestrés portent plainte contre les salariés. Le cogérant de Molex, Marcus Kerriou, qui envisage de porter plainte, n'a pas oublié au passage de cracher sa haine de patron sur les salariés en évoquant « le niveau intellectuel de certains salariés » (Le Parisien, 23/04/09). Phrase anodine prononcée sous l'émotion de 26 heures de séquestration ? Non c'est de la haine de classe, le mépris absolu affiché par celui qui a fait marner pendant des années des centaines d'ouvriers et qui un beau jour se retrouve face à ces ouvriers qui n'obéissent plus, qui se lâchent, qui ont aboli les frontières de classe, la hiérarchie, les protocoles.

 

L'horreur des patrons et du gouvernement : et si ça se généralisait ? Et si demain tous les patrons étaient séquestrés ? On s'apercevrait vite qu'ils servent à peu de chose, mais en plus qu'on peut se passer d'eux. Qu'est-ce qu'une séquestration de patron dans son bureau, même s'il y a des menaces et des noms d'oiseau, comparée à la mise au chômage de centaines d'ouvrier-e-s. Qu'est-ce qu'une garde à vue de 26 heures face à la détresse de salariés qui se suicident, accablés par le stress et la pression ? Ces patrons licencieurs ont-ils imaginé un seul instant la différence qu'il y a entre leur séquestration par des ouvriers et une garde à vue dans un commissariat dont on ne sort pas toujours indemne.

S'il fallait comparer l'évolution de la violence patronale et la soi-disant violence ouvrière quel décalage serait-on obliger de constater. D'un côté des millions de chômeurs, des dégâts sociaux et écologiques considérables, un raffinement extrême dans le management et les manipulations, une poussée impressionnante des suicides, à Renault, France Télécom, Peugeot, etc. et de l'autre quelques patrons retenus, jamais frappés ni humiliés... une première depuis la fin des années 1970.

Les partis de gauche devraient être satisfaits de cette poussée revendicative, ils devraient saluer tous ces ouvrier-e-s qui se mettent debout... Pas du tout, ils ont besoin toujours et encore de dire qu'ils n'approuvent pas les séquestrations, les accès de colère... même s'ils « comprennent », bref de dire aux ouvriers que s'ils étaient au gouvernement ils seraient condamnés de la même façon. Nous attendons avec impatience de savoir ce que feront le Conseil général, le Conseil régional et la Mairie pour récupérer l'argent public donné à Motorola, Freescale aujourd'hui.

La radicalité des conflits va se développer avec la violence des plans sociaux. Les actions aussi spectaculaires soient-elles usine par usine n'arrêteront pas les fermetures et les licenciements. Ces actions ont fait fonction d'alarme et il faut continuer à sonner le tocsin chaque fois qu'une menace se fait jour. Mais maintenant il faut passer à une autre étape : organiser la lutte des salariés frappés par les menaces de licenciement à l'échelle d'une ville, d'un département, d'une région, et au plan national pour casser l'isolement.

C'est la proposition d'action du NPA à toutes et tous les travailleurs frappés par le chômage et les lienciements, celle qu'Olivier Besancenot et Myriam Martin, tête de liste aux élections européennes pour le Sud-Ouest, ont faite particulièrement aux Molex qu'ils ont rencontrés le 23 avril aux portes de l'usine de Villemur (voir la vidéo : http://www.npa31.org/videos/olivier-besancenot-et-myriam-martin-chez-les-molex.html).

À l'inverse d'une vison fataliste à court terme de la situation : revendiquer un gros pécule pour passer à autre chose..., le NPA propose un plan d'action à long terme pour l'ensemble du monde du travail : organiser la lutte autour de revendications qui refusent la fatalité du chômage et qui oblige le gouvernement et le Parlement à voter une loi d'interdiction des licenciements. Pour cela, la grève et le blocage de la production sont les meilleures armes des travailleurs, car il s'agit de mettre un terme au sabotage généralisé de la société par le patronat et le gouvernement. C'est à cela qu'il nous faut toutes et tous ensemble travailler.

Le bureau du comité entreprises NPA 31,
Toulouse, le 27 avril 2009

 

Mise à jour le Mardi, 28 Avril 2009 11:17
 


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