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Journal de la CILT NPA 31 - n°2 - Octobre 2009 - Les salariés de France Télécom de Cahors ont gagné Imprimer Envoyer
Actualité des comités NPA31 - Commission Entreprise
Lundi, 19 Octobre 2009 22:27
Index de l'article
Journal de la CILT NPA 31 - n°2 - Octobre 2009
Molex : patrons voyous et ministres complices…
Freescale : cinq semaines de grève
Soutien aux salariés du Grand Toulouse en grève
Les salariés de France Télécom de Cahors ont gagné
Pôle emploi : haro sur les chômeurs !
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NPArguments : questions sur la grippe A…
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Les salariés de France Télécom de Cahors ont gagné

 

FranceTelecomPage10Le PDG de France Télécom (FT), Didier Lombard, est venu en personne annoncer aux salariés de Cahors que le projet de déplacement à Montauban était annulé. L’activité, elle, partira bien à Montauban, à charge pour la direction territoriale de FT d’amener de l’activité à Cahors. C’est en définitive la revendication première des salariés. France Télécom, entreprise de réseaux, peut amener à peu près partout de l’activité (hormis le contact direct avec les clients), sans bouger le personnel. Depuis la privatisation, la direction territoriale, qui englobe Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, plus d’une dizaine de sites ont été fermés : Saint-Gaudens, Alès, Castres, Carcassonne… occasionnant des déplacements parfois très longs. La privatisation, commencée par la Gauche plurielle et achevée par la droite, n’astreignait plus FT à l’obligation d’aménagement du territoire. L’opérateur libéralisé ne s’est pas privé d’organiser la désertification des départements ruraux.

Un contexte étouffant…

Sans aucun doute le contexte national a pesé en faveur des salariés de Cahors. Il y a peu l’étatmajor considérait les suicides comme un phénomène marginal… jusqu’au 24e. De la même façon la lettre de l’inspecteur du travail de Cahors, publiée dans la presse, a probablement convaincu Lombard de tout arrêter : « D’autre part, j’ai rencontré le médecin du travail le 2 septembre 2009 qui m’a fait part de sa grande inquiétude quant à la santé psychologique de nombreux salariés du site de Cahors évoquant même la possibilité d’un risque suicidaire.

“Au regard de cette situation à mes yeux très préoccupante en terme de santé mentale au travail, je vous invite à interrompre ce projet et à redéfinir en étroite concertation avec les salariés, leurs représentants et le médecin du travail un autre projet susceptible de préserver la santé du personnel et les intérêts de France Télécom.

En tout cas, la suspension du projet en cours m’apparaît indispensable jusqu’à ce que des conditions acceptables en termes de santé soient rétablies.” »

A une question de La Dépêche : « Vous avez rendu hommage aux salariés. Vous ont-ils fait plier ? », Lombard répond « … J'ai ressenti de l'émotion des messages qui me parvenaient de Cahors depuis cet été. J'ai été touché. Et sans attendre qu'un nouveau projet soit présenté aux représentants du personnel, je suis venu les voir ce matin. » La semaine dernière le cabinet chargé de l’expertise commandée par le CHSCT avait en main au moins trois lettres d’agents de Cahors, cachées par la direction, extrêmement graves. C’est probablement de ces « messages » dont parle Lombard.

… mais une mobilisation jamais démentie

Rien de spectaculaire, des hauts et des bas… mais au bout du bout des salariés dans leur immense majorité présents chaque fois que le comité d’entreprise prenait des décisions, dans les manifestations à Cahors. Des salariés qui ont su tisser des liens avec la population, mobiliser les élus, les associations, en particulier les défenseurs des gares… mais en rechignant toujours à mélanger la gare et le téléphone. Des salariés syndiqués ou non qui ont su et voulu par-delà des clivages syndicaux à l’échelle de la direction territoriale, conserver à Cahors une vraie unité, condition indispensable pour aller jusqu’au bout. Tout cela n’était pas gagné d’avance, car derrière la disparition de Cahors ce sont des stratégies syndicales qui se profilaient. La disparition de sites signifiait aussi la disparition de bases syndicales, la mise en danger des unions départementales, souvent sous la responsabilité de militants issus du secteur public. Le refus d’affronter la direction sur la fermeture des services a conduit les syndicats confédéraux à des négociations honteuses. Les syndicats confédérés ont accompagnés la fermeture de Cahors à condition que l’on ne touche pas à leur pseudo-baronnies, l’Aveyron pour certains, le Tarn-et-Garonne pour d’autres. La ténacité des salariés a eu raison des coups bas syndicaux.

Le combat continue

L’ouverture de négociations au plan national, l’éviction du numéro deux de FT (et son remplacement par un sacré libéral), ne suffiront pas à modifier la situation de fond en comble. C’est tout le fonctionnement de la maison qu’il faudra changer et cela nécessitera un sacré rapport de force.

Gilles, comité NPA 31 Entreprises, le 12 octobre 2009

 

Communiqué du NPA (15/09/09)

Démission de la direction de France Télécom !

 

Après avoir longtemps nié la gravité du problème, la direction de France Télécom, après le 23e suicide en dix-huit mois, se retrouve sur la sellette et contrainte de reconnaître qu'elle ne peut plus s'en tirer comme s'il s'agissait de défaillances individuelles d'employé-e-s fragiles.

Cela fait bien longtemps que les organisations syndicales alertent la direction de France Télécom sur la détérioration des conditions de travail.

Le NPA partage l'émotion des salariés et de leurs organisations syndicales.

Depuis sa privatisation, France Télécom a supprimé des dizaines de milliers d'emplois. La concurrence effrénée entre les opérateurs téléphoniques l'a poussé à pratiquer une gestion par le stress des employé-e-s, à un management multipliant restructurations, mobilité forcée, mise au placard avec son lot de dévalorisation pour les salarié-e-s impliqué-e-s. C'est pourquoi, il ne s'agit pas de défaillances individuelles de personnes fragilisées. Comme hier chez Renault ou Peugeot et encore ailleurs, la mise au chômage de dizaines de milliers de salarié-e-s s'est accompagnée d'une aggravation considérable des conditions de travail.

Reçu par le ministre du Travail, le PDG de France Télécom, Didier Lombard, a tenu des propos déplacés en indiquant qu'il fallait mettre « un point d'arrêt à la mode des suicides ».

Le NPA est choqué par ces propos qui laisse entendre que ce PDG n'a toujours pas saisi la désespérance dans laquelle se trouve nombre d'employé-e-s de cette entreprise.

C'est sans doute pour cette raison que la direction de France Télécom a exclu « tout arrêt des restructurations » sous prétexte de faire face à la concurrence. Cet entêtement est inadmissible.

Pour la NPA, la direction de France Télécom doit démissionner.

 

 



Mise à jour le Mardi, 20 Octobre 2009 13:13
 


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