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Tract hebdo : Décrétons l’état d’urgence sociale ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique nationale
Mercredi, 01 Avril 2009 07:57

Le bal des hypocrites

Que dire du dernier discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, mardi 25 mars ? Indécence ou hypocrisie ? Sans aucun doute les deux. Après le scandale des stock-options des dirigeants de la Société générale, la révélation du golden parachute de 3,2 millions d’euros de Thierry Morin, ex-PDG de Valeo – qui licencie 1600 personnes et qui a reçu 19 millions d’euros de l’État –, Sarkozy a réaffirmé qu’il ne « doit plus y avoir de bonus, de parachutes dorés ou de stock-options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’État ou qui met en œuvre un plan social d’ampleur ». Même duplicité larmoyante, le même jour par Chatel, porte-parole du gouvernement, « choqué » par ce type de rémunérations ! Le Medef, obligé de réagir, somme l’ex-patron de Valeo de « renoncer immédiatement » à ses indemnités.

 

Lundi 30 mars, Fillon présente le décret du gouvernement : ledit décret interdit jusqu’à fin 2010 les stock-options et actions gratuites pour les dirigeants de ces entreprises aidées par l’État, et encadre voire interdit les bonus en cas d’importants licenciements. Fin de l’épisode ? Pas sûr, mais le pouvoir et le Medef souhaitent, par cette mesurette, calmer la colère qui monte dans le pays.

L’arbre qui cache la forêt

Car il s’agit bien d’une mesurette : champ d’application restreint et durée très limitée dans le temps. Pourquoi un décret et pas une loi ? Le Medef n’en voulait pas, les patrons ont ainsi échappé au débat public et aux contraintes d’un texte législatif.

Manque de bol pour Sarkozy, le nouveau scandale du jour, avec l’annonce de la retraite de 1 million d’euros par an de Daniel Bouton (président de la Société générale), prouve que ce décret n’est que de la poudre aux yeux. La rémunération exorbitante des grands patrons est bien l’arbre qui cache la forêt. Ce décret gommerait les excès « voyants » en période de crise, mais il ne remet absolument pas en cause le principe même des stock-options, des primes, avantages et autres bonus.

L’essentiel est ailleurs, dans la logique même du capitalisme : au nom de la concurrence, de la course au profit, les salariés trinquent, pas d’augmentation de salaires, licenciements en cascade, dans l’intérêt des seuls actionnaires.

État d’urgence sociale

C’est bien l’interdiction des stock-options et des bonus qu’il faut exiger avec les mesures d’urgence suivantes : interdiction des licenciements, des suppressions de postes dans les services publics, augmentation de 300 euros net pour tous et suppression de la TVA sur les produits de première nécessité. C’est pourquoi le NPA s’adresse à toutes les forces de la gauche syndicale, sociale et politique afin que toutes les mobilisations qu’on trouve localement en cascade dans les entreprises du public comme du privé, tant sur les salaires que sur l’emploi, trouvent le chemin des convergences, seul chemin à suivre si on veut battre le pouvoir Sarkozy et le patronat. Même si, à l’appel des syndicats, nous manifesterons ensemble le 1er mai, il y a urgence pour riposter avant. C’est dès maintenant qu’il faut agir !

le 31 mars 2009

 

TORPILLONS L’OTAN !
samedi 4 avril, 14 h, place du Capitole,
à l’appel de la Coordination toulousaine contre l’OTAN

Pièce-jointe:
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Mise à jour le Mercredi, 01 Avril 2009 09:02
 


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