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Actualité politique nationale
Communiqué du NPA / Sivens : réagir avant un nouveau drame! Imprimer Envoyer
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Jeudi, 05 Mars 2015 16:31

Depuis plusieurs semaines, la situation à Sivens et dans le Gaillacois est de plus en plus préoccupante. De véritables milices se sont constituées dans le but de terroriser les opposant-e-s au barrage de Sivens. Intimidations, vols, destructions de biens, menaces de mort et agressions des opposant-e-s se multiplient dans l’impunité la plus totale, voire avec la bienveillance des pouvoirs publics.

Mais la situation a encore franchi un cran supplémentaire cette semaine, avec la constitution d’un blocus autour de la ZAD du Testet. Alors que les milices entravent illégalement la liberté de circulation, violentent les opposant-e-s, dans l’indifférence la plus totale des forces de l’ordre, un dispositif policier impressionnant était en revanche déployé pour empêcher le rassemblement pacifique de Gaillac et le départ du convoi qui devait apporter des ravitaillements sur la ZAD. Pendant ce temps, de l’autre côté, les milices pouvaient monter un commando pour rentrer sur la ZAD, détruire des véhicules et du matériel.

Si certaines de ces milices se revendiquent ouvertement de l’extrême droite, la version officielle relayée par les médias nous dit que ce sont simplement “les agriculteurs”, sous couvert de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs. Comment expliquer alors la présence mercredi des deux candidats du Front national aux prochaines élections départementales parmi la quarantaine d’individus venus réserver un “comité d’accueil” à Saint-Sulpice aux marcheurs pacifiques partis de Toulouse le matin même ? En réalité ces milices aux méthodes fascistes ne sont pas là par hasard.

Le gouvernement est entièrement responsable de la dégradation de la situation et doit prendre ses responsabilités avant que ne survienne un nouveau drame. Mais il est également de la responsabilité de toutes les organisations politiques, syndicales et associatives progressistes de réagir face à cette situation, avant que l'irréparable ne soit une nouvelle fois commis.

Pour le NPA, il est nécessaire et urgent :

•  d’entériner l’abandon définitif du barrage de Sivens, et de tous ces grands projets imposés et aussi nuisibles qu'inutiles,

•  de démanteler et mettre hors d’état de nuire les milices d’extrême droite qui sévissent autour de la ZAD du Testet,

•  que la justice soit faite pour Rémi Fraisse et que tous les responsables soient identifiés et condamnés,

•  d’abandonner les poursuites envers tou-te-s les inculpé-e-s, poursuivis pour s’être révoltés contre une situation intolérable, voire pour s'être simplement trouvés au mauvais endroit au mauvais moment.

Le NPA s'associe à l'appel de la Coordination des opposant-e-s au barrage de Sivens pour un rassemblement demain 6 mars, 10 h, place du Vigan à Albi, pendant le vote du Conseil Général du Tarn sur Sivens.

Montreuil, 5 mars 2015

 

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Pas touche au code du travail ! Retrait du projet de loi Macron ! Imprimer Envoyer
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Mardi, 13 Janvier 2015 01:51

Le projet Macron est un regroupement de mesures menant toutes à la dérégulation du travail. Sont notamment prévues :

• Le travail du dimanche : multiplication des zones commerciales et création des zones touristiques internationales, qui donneraient aux patrons le droit de faire travailler les salariés tous les dimanches, sans contrepartie fixée par la loi (négociées par accord). Dans les zones touristiques, le travail de nuit ne commencerait plus à 21 heures mais à minuit !

• Prud’hommes : les juges élus, suspects de rendre trop de décisions favorables aux salariés, ne seraient plus que des assesseurs de peu de poids face aux juges professionnels. Le projet introduit également des procédures de règlement « à l’amiable » des litiges entre patrons et salariés, en dehors des conseils des prud’hommes. Le gouvernement avance un peu plus dans la remise en cause du fondement même du droit du travail : l’existence d’un rapport de subordination inégal entre le patron et son salarié.

• Inspection du travail : elle serait encore affaiblie (son indépendance a déjà été remise en cause et ses effectifs diminuer de 10 % avec la réforme Sapin en 2014). Les patrons échapperaient désormais aux juges puisque la plupart des sanctions prévues par le code du travail seraient transformées en amendes administratives, prononcées ou non par des directeurs aux ordres du ministre. Pour les délits concernant le droit syndical, les peines d’emprisonnement seraient supprimées…

• Licenciements économiques : tout un arsenal de mesures vise à les faciliter en accélérant les procédures et en évitant aux grands groupes de mettre la main à la poche lorsqu’ils ferment une de leurs filiales.

• Transports : libéralisation du transport interrégional par autobus. Cette décision vise à affaiblir le service public ferroviaire au profit de sociétés privées, polluantes, et employant leurs salariés dans des conditions plus précaires.

• Aéroports : après celui de Toulouse, privatisation des aéroports de Nice et de Lyon afin que les  capitalistes tirent profit de ces juteux monopoles.

Construire la riposte, infliger une défaite au gouvernement PS-Medef

Les prises de positions hostiles à la loi se multiplient de la part des organisations syndicales. Mais seule notre mobilisation permettra le retrait de ce projet désastreux. Pour le NPA, l’objectif même du projet Macron est inacceptable. Contre toute logique d’« amendement » de ce projet, le NPA défend la revendication de son retrait net et clair.

Les syndicats du commerce parisien (CLIC-P), relayés par l’union départementale CGT de Paris, appellent à la grève et à manifester lors de l’ouverture du débat parlementaire du projet Macron, le 26 janvier. Cela reste insuffisant car nous sommes tous concernés, au-delà du commerce et partout en France. La responsabilité des grandes organisations syndicales est pleinement engagée. Il faut imposer qu’elles rompent avec leur passivité complice. Multiplions les initiatives pour obtenir un appel unitaire, intersyndical, à la grève le 26 janvier pour le retrait du projet Macron !

Lundi 12 janvier 2015

 
Charlie Hebdo / communiqué du NPA Imprimer Envoyer
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Mercredi, 07 Janvier 2015 16:46

L’attaque du siège du journal Charlie Hebdo provoque l'indignation et la colère devant une telle violence aveugle et meurtrière contre des journalistes, des salariés. Elle vise à semer la terreur, contre la liberté d'expression, la liberté de la presse au nom de préjugés réactionnaires et obscurantistes.

Nous avons souvent eu l’occasion de nous engager, de débattre, voire de polémiquer avec les dessinateurs et journalistes de Charlie Hebdo, et avec qui nous avons eu des combats communs.

Le NPA adresse sa solidarité aux proches et familles des victimes, aux journalistes, aux salariés de Charlie Hebdo.

Mais nous ne serons d'aucune union nationale avec les apprentis sorciers qui jouent avec le racisme, attisent les haines contre les musulmans, les étrangers, ou se servent de cette affaire pour mettre en place de nouvelles lois liberticides. Ils portent une lourde responsabilité dans le climat xénophobe et délétère que nous connaissons aujourd’hui.

Les uns et les autres sont des ennemis de la démocratie, de la liberté, des ennemis des travailleurs, des classes populaires, les ennemis d'un monde de solidarité.

Le NPA appelle à manifester sa solidarité avec Charlie Hebdo à 17 h place de la République, à Paris, et à 18 h, place du Capitole, à Toulouse.

Montreuil et Toulouse, le 7 janvier 2015

Mise à jour le Mercredi, 07 Janvier 2015 16:49
 
Le SMG réitère son appel à ne pas faire grève et fait des propositions innovantes Imprimer Envoyer
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Mardi, 06 Janvier 2015 17:18

Communiqué du Syndicat de la Médecine Générale (SMG)

Le Syndicat de la Médecine Générale (SMG) appelle les médecins libéraux à ne pas se mettre en grève lors des fêtes de fin d’année : le SMG refuse de cautionner des revendications inflationnistes pour le système de soins et injustes pour la population (course aux actes, refus du tiers payant, dépassements d’honoraires, totale liberté d’installation).

En pleine crise économique et sociale, il n’est pas acceptable que le tiers payant soit attaqué car c’est un outil fondamental de justice sociale. Aujourd’hui, il est utilisé au prix d’une augmentation de la charge administrative des professionnels, d’une réduction de leur temps médical et de leur épuisement. Cela doit changer.

Le SMG prône le tiers payant généralisé, systématiquement proposé aux patients et aux médecins qui le souhaitent (1), tant que le système est régi par le paiement à l’acte, sous condition garantie par le législateur d’un guichet unique qui doit être l’Assurance maladie, car c’est la seule caisse qui est solidaire et c’est la moins coûteuse. Elle règlerait la totalité des actes de secteur 1 aux professionnels et se ferait ensuite régler le ticket modérateur par les complémentaires santé. Les médecins seraient ainsi libérés de la vérification administrative de la récupération d’une partie de leurs revenus et de la contractualisation avec ces mêmes complémentaires.

Le SMG prône la sortie du paiement à l’acte, la suppression de la prime à la performance (2) et le développement d’autres modes de rémunération.

Au-delà, le SMG revendique la création d’un service public pluriprofessionnel de soins primaires organisé en fonction des besoins de santé de la population, seul capable de réduire les inégalités sociales de santé, et appelle à un débat public sur la liberté d’installation, les conditions de travail et le niveau de revenus des professionnels de santé.

Lundi 15 décembre 2014

(1) Le tiers-payant existait dans le cadre de l’Option Médecin Référent, donc il est réalisable, au-delà des patients pour lesquels il est obligatoire : Aide Médicale d’Etat, Couverture Maladie Universelle, Accident du Travail/Maladie Professionnelle.
(2) ROSP = Rémunération (variable) sur Objectifs de Santé Publique ou prime à la performance : inégalitaire entre praticiens, inefficace pour réduire les inégalités comme son application l’a montré dans de nombreux pays, perverse dans son principe (individualisme, logique financière prenant le pas sur le soin, formatage des pratiques, dépendance des praticiens à l’organisme financeur) et coûteuse pour l’Assurance maladie.

 
De Ferguson à Toulouse : quand le permis de tuer et la répression se banalisent Imprimer Envoyer
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Mercredi, 03 Décembre 2014 09:35

Alors qu’un jeune garçon, noir, de 12 ans vient d’être abattu par la police de Cleveland, Darren Wilson, le policier qui a tué l’adolescent Michael Brown, déclenchant la première révolte de Ferguson en août dernier, a vu il y a peu les charges portées contre lui abandonnées par le grand jury. « J’ai fait mon travail dans les règles », « J’ai la conscience tranquille » a ainsi pu déclarer Wilson.

Au sortir de ce verdict, des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour condamner son caractère ouvertement raciste. La répression policière et militaire lancée contre les manifestations témoigne de l’effondrement des illusions de la « démocratie post-raciale ».

Mais la France n’est pas l’Amérique, la profondeur historique de son sens de la démocratie, dit-on, est sans égale : tout cela est certes fort regrettable, mais bien loin de nous. Et pourtant, après l’assassinat du jeune étudiant écologiste Rémi Fraisse le 25 octobre à Sivens dans le Tarn, le gouvernement français et tous ses relais n’ont cessé d’accumuler les déclarations pour se dédouaner de toute responsabilité dans sa mort.

La classe politique a bien tiqué un peu, mais sans non plus en faire un casus belli. Qui donc, aujourd’hui, a réagi aux déclarations larmoyantes de l’avocat de celui qui a lancé la grenade assassine, selon lesquelles dans cette affaire le gendarme « est dans le même état d’esprit qu’un conducteur qui s’est parfaitement conformé au Code de la route, mais dont le véhicule a heurté mortellement un autre usager qui n’aurait pas respecté une interdiction. Ce qui s’est passé est un accident. Il n’est ni coupable ni responsable, mais il était présent, et c’est sa grenade qui a tué Rémi Fraisse. Il apprend à vivre avec ce drame malgré la pression émotionnelle importante ».

Pauvre appareil répressif

Les rhétoriques varient, mais le fond est le même : le coupable, c’est la victime. Cette psychologisation n’est que le complément, de la tête du gouvernement à ses préfets et ses magistrats, de la dénégation du fait même des violences policières, respect de « l’ordre républicain » et de « l’Etat de droit » en renfort. Pauvre appareil répressif : va-t-on sérieusement s’arrêter à cela ?

Qu’est donc cette prétendue démocratie à la française qui absout la répression ? Et surtout, qui aujourd’hui ose se lever et défier cette banalisation de fait du permis de tuer ceux qui se révoltent, qui contestent ? Qui pour dénoncer la banalisation de l’interdiction de manifester sa colère, comme à Toulouse, où depuis le meurtre de Sivens quatre manifestations contre les violences policières ont été interdites en novembre, trois d’entre elles violemment atomisées, avec une ribambelle d’interpellations arbitraires puis de condamnations ? Certaines sont même susceptibles d’aller jusqu’à la prison ferme, des peines qui pourraient tomber à la lecture des jugements à Toulouse ce jeudi 4 décembre. Un rassemblement de soutien est d’ailleurs prévu à cette occasion devant le Palais de Justice de Toulouse.

De leur côté, les étudiants mobilisés de l’université du Mirail n’ont pas encore pris le contrôle de leur université, mais leur révolte est profonde et profondément politique. Ils ont compris que la survie exige de défier l’arbitraire sanglant, surtout s’il se pare des atours de la démocratie. Pour l’instant ils se sentent seuls. Même s’ils commencent à occuper leur université et reprennent régulièrement la rue. Faut-il attendre, comme dans le poème de Niemöller souvent attribué à Brecht, que tous se fassent prendre et que l’on néglige de se sentir concerné, et de s’étonner qu’au bout du compte on y passe aussi ?

La lumière dans un océan de défaitisme

A-t-on besoin d’un nouveau Charonne 1962, d’un Ferguson à la française, pour rappeler que lorsqu’un pouvoir prend goût à interdire les manifestations, à justifier l’injustifiable, et à se lancer dans des procès politiques, on touche du doigt cet « Etat d’exception » où tout devient permis ? Avons-nous oublié qu’en 2005, deux jeunes adolescents, innocents mais poursuivis par la police, avaient trouvé la mort électrocutés, point de départ de la grande révolte des banlieues que la gauche dans son ensemble s’était bien gardée de regarder de trop près ?

En 1964, Herbert Marcuse, symbole de l’intellectuel américain tentant de penser à la hauteur de son temps, écrivait dans L’homme unidimensionnel – dont le cinquantenaire est tristement négligé par chez nous – que l’un des espoirs de révolution qui résistait, à côté d’un mouvement ouvrier américain en crise, était les étudiants en révolte. Leur « Grand refus » restait la lumière dans un océan de défaitisme et de repli défensif non seulement des réformistes, mais également de l’extrême gauche. Mai 68, en France, avait également commencé contre la répression policière, par une révolte étudiante avec laquelle s’était par la suite solidarisé le mouvement ouvrier, ouvrant ainsi la voie à la grève générale la plus importante des luttes de classes en Europe occidentale.

Bien sûr les conditions historiques ne sont pas les mêmes et une telle comparaison n’est pas d’actualité. Mais la défense des libertés démocratiques, le droit de s’exprimer et de manifester, et la condamnation des violences policières ne sont pas négociables. Il est intolérable qu’un manifestant puisse être arrêté et condamné seulement parce qu’il manifeste, mais il est encore plus intolérable que cela se produise sans soulever une indignation massive.

Nous qui signons cette tribune sommes des « intellectuels » selon la formule consacrée. Mais comme Sartre, au temps de la guerre d’Algérie, l’avait rappelé, il n’y a pas les intellectuels, et les masses, il y a des gens qui veulent des choses et se battent pour elles, et ils sont tous égaux. Aujourd’hui l’heure est grave, les droits démocratiques les plus élémentaires sont en péril, et la révolte gronde en toute légitimité. Hier, « tous des juifs allemands », aujourd’hui, « tous participant-e-s à des manifestations interdites ». Justice d’exception, prototype d’Etat d’exception, une nouvelle fois la démocratie du capital entre dans une phase haineuse et tombe le masque. Quiconque ne le regardera pas dans les yeux et ne s’insurgera pas avant qu’il ne soit trop tard, sera nécessairement, à un titre ou un autre, complice.

Les signataires de ce texte sont Etienne Balibar (philosophe, professeur émérite à l’université Paris-Ouest), Emmanuel Barot (philosophe, université du Mirail), Sebastien Budgen (éditeur), Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie), Vincent Charbonnier (philosophe, IFE-ENS Lyon), Mladen Dolar (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie), Bernard Friot (sociologue et économiste, université Paris Ouest-Nanterre), Isabelle Garo (philosophe, enseignante), Eric Hazan (éditeur), Stathis Kouvélakis (philosophe, King’s College, Londres), Frédéric Lordon (économiste, CNRS), Michael Löwy (philosophe, CNRS), István Mészáros (philosophe, université du Sussex, Angleterre), Beatriz Preciado (philosophe, Musée d’art contemporain de Barcelone), Guillaume Sibertin-Blanc (philosophe, université du Mirail), Joan W. Scott (historienne, Institute for Advanced Study, Princeton, New Jersey) et Slavoj Žižek (philosophe, université de Ljubljana, Slovénie).

Source : http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/12/02/de-ferguson-a-toulouse-quand-le-permis-de-tuer-et-la-repression-se-banalisent_4532849_3232.html

 
Violences sociales et policières, assez ! Une seule voie : la lutte ! Imprimer Envoyer
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Mardi, 02 Décembre 2014 01:57

La visite de François Hollande à Florange est le symbole de tous les renoncements et trahisons du candidat de 2012.

Nous n’oublions pas les promesses d’alors, de la non-fermeture du site d’Aulnay-PSA, à celles faites aux travailleuses et travailleurs d’Arcelor-Mittal, de Sanofi, de Freescale, de Goodyear et de tant d’autres. Nous n’oublions pas non plus cette déclaration contre le monde de la finance vite passée à la trappe.

Nous n’oublions pas toutes les forfaitures de ce gouvernement, et tous les cadeaux au patronat : le « choc de compétitivité » dès juillet 2012 (allègement d’impôt de 20 milliards par an pour les « entreprises »), suivi des 50 milliards de cadeaux via le « pacte de responsabilité ».

Violences sociales et policières : assez !

Le résultat de cette politique ne s’est pas fait attendre : en 2013, les entreprises du CAC 40 ont versé 43 milliards à leurs actionnaires, soit 4 % de plus qu’en 2012. Et le chômage a battu un nouveau record en octobre avec 27 300 demandeurs d’emploi de plus de la seule « catégorie A ». Toutes « catégories » confondues, 5 457 400 personnes sont inscrites à Pôle emploi.

Avec une telle politique, pourquoi le Medef se gênerait-il pour en demander encore plus ? Il n’y a pas de limites aux régressions sociales parce qu’il n’y a pas de limites à l’appétit des capitalistes. Et parce que le gouvernement leur est entièrement dévoué, il n’y a pas de limite à l’austérité qu’il cherche à imposer.

La seule limite c’est celle de la lutte, de la résistance collective. Mais cela, le gouvernement ne le tolère pas et c’est pourquoi il ne peut que recourir à la répression : contre les manifestations en solidarité avec le peuple palestinien, contre les Rroms, contre les cheminots après leur grève, contre les postiers du 92, à l’inspection du travail, contre les opposants à Notre-Dame-des-Landes et au barrage de Sivens, à la ferme-usine des 1 000 vaches, contre le droit de manifester et en premier lieu ici à Toulouse, avec tous les inculpés et condamnés des 1er, 8 et 22 novembre pour lesquels le NPA exige l’abandon des poursuites et l’amnistie. Et avec le meurtre de Rémi, l’intolérable a été atteint. Pour Rémi, il n’y aura ni oubli ni pardon.

Une seule voie : la lutte !

Le seul coup d’arrêt que nous pouvons et devons mettre à cette politique, c’est l’action de masse déterminée, la plus large possible. C’est la construction d’un rapport de forces à la hauteur des attaques portées par le patronat et le gouvernement. Car de nombreuses luttes existent et leur convergence est nécessaire pour construire le rapport de forces. Tous ensemble, nous pouvons gagner !

Mais, au-delà de ces résistances, il n’y aura d’amélioration durable des conditions de vie de la grande majorité de la population que par la mise en œuvre d’une politique de rupture avec le patronat et avec la logique de profit.

D’abord, éradiquer le chômage par la réduction massive du temps de travail, assurer à toutes et tous des conditions décentes de vie (salaire minimum à 1 700 €, droit au logement, accès aux médicaments et soins gratuits), exproprier et mettre sous contrôle populaire les principaux secteurs de l’énergie et des transports, en finir avec les grands projets inutiles type Notre-Dame-des-Landes, Sivens et LGV, et assurer une réelle transition énergétique, refuser de payer la dette publique et socialiser le système bancaire, rompre avec les traités européens qui gravent dans le marbre les politiques d’austérité.

Telle est la politique proposée par le NPA.

Toulouse, le 1er décembre 2014

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Motion de l'assemblée générale étudiante du Mirail du 25/11 Imprimer Envoyer
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Mercredi, 26 Novembre 2014 13:51

Depuis plus d'un mois, l'Université du Mirail est en lutte contre le désengagement financier de l’État dans l'enseignement supérieur, la dégradation de nos conditions d'études, la répression des mouvements sociaux et les violences policières, ainsi qu'en soutien à la ZAD du Testet.

Depuis lundi soir, la présidence de l'université a déployé sur le campus une cinquantaine d'agents de sécurité privée. Les vigiles ont agi en briseurs de grève en s'attaquant violemment aux piquets étudiants. Les maîtres chiens ont attaqué les étudiant-e-s et un étudiant a été mordu par un chien : plus jamais le président Minovez et ses vigiles ne doivent attaquer les étudiant-e-s sur les piquets de grève.

La militarisation de l'espace public et la répression des mouvements sociaux s'accentuent. Les choix de répartitions du budget de l’État et des universités se font toujours à notre détriment.

Nous appelons à amplifier la mobilisation contre le désengagement financier de l’État dans l'enseignement supérieur, la dégradation de nos conditions d'études, la répression des mouvements sociaux et les violences policières.

Nous appelons à une journée de mobilisation nationale le jeudi 27/11 dans l'enseignement et demandons aux syndicats professionnels de déposer des préavis de grève. A Toulouse, nous manifesterons en manifestation inter-facs, inter-lycées à 15 h 30 au Capitole.

Nous appelons enfin, en soutien aux inculpé-e-s et condamné-e-s des 1, 8 et 22/11 qui doivent être relaxé-e-s et amnistié-e-s, à organiser des rassemblements lors des procès.

A Toulouse, nous organiserons un meeting/concert le 3/12 au soir à l'Université du Mirail pour soutenir financièrement les inculpé-e-s et condamné-e-s.

Nous nous retrouverons le 4/12 à 13 h devant le Palais de Justice pour un rassemblement de soutien et appelons toutes les organisations et mouvements progressistes à nous rejoindre.

Du fric pour les facs et les lycées, pas pour la police ni pour l'armée !

 
Communiqué du NPA / Le mensonge comme politique d’État Imprimer Envoyer
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Jeudi, 13 Novembre 2014 12:26

Le mensonge comme politique d’État

Les révélations de Mediapart et du Monde attestent ce que tout le monde savait déjà, le ministre de l'intérieur a sciemment menti sur les causes de la mort de Rémi Fraisse tué par une grenade offensive tirée par un gendarme.

Bernard Cazeneuve devrait démissionner. Non, il persiste et signe son mensonge, il était au courant de la mort mais ne connaissait pas sa cause ! Dans le même temps, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, se sent obligé de reconnaître ce qu’il appelle des « précautions ». Ces précautions, c'est le mensonge officiel, le mensonge d’État par peur des conséquences de l'annonce de la cause de la mort de Rémi Fraisse. Cazeneuve a menti pour gagner du temps, couvrir sa police qui avait déployé une violence dont le seul but était et est de faire taire, d'intimider, de faire peur aux opposants pour imposer un projet nuisible et illégal.

C'est la même politique que déploie depuis le gouvernement maniant systématiquement la provocation, interdisant les manifestations, agressant physiquement celles et ceux qui refusent de taire leur révolte.

Le mensonge est une politique d’État, comme vient aussi le rappeler la farce qui se déroule au sommet du pouvoir entre Jouyet, Fillon, Sarkozy.

Il est une constante des gouvernements et de politiciens qui prétendent servir l'intérêt général alors qu'ils ne sont soucieux que de leurs ambitions personnelles et de servir les classes dirigeants, les patrons et les banquiers.

Le NPA est entièrement solidaire des jeunes qui manifestent aujourd'hui contre les violences policières, pour l’abandon du barrage de Sivens et des autres projets destructeurs et pour la défense des droits démocratiques. Il revendique l'abandon des poursuites judiciaires contre les manifestants, en particulier à Toulouse. Il appelle aux manifestations du 15 novembre contre ce gouvernement qui combine la violence sociale à la violence politique et policière.

Montreuil, le 13 novembre 2014

Mise à jour le Lundi, 17 Novembre 2014 08:30
 
Rassemblement national à Sivens samedi 25 octobre Imprimer Envoyer
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Mercredi, 22 Octobre 2014 23:16

Barrage de Sivens : enracinons la résistance !

La Zone A Défendre du Testet fête son premier anniversaire: nous lui offrons un grand rassemblement, suivi d’une semaine de mobilisation.

Face à la violence des forces de l’Etat, nous n’avons pas pu empêcher le déboisement, première étape des travaux. Les décideurs passent en force pour imposer ce projet de barrage sans attendre les décisions de justice. Mais nous gagnerons si la mobilisation grandit.

Copains et copines de la ville ou des champs, étudiant.es et lycéen.nes, militant.es politiques ou associatifs, syndicalistes, défenseur.es des biens communs, occupants d’un jour, d’une semaine ou d’un an, voici venu le temps de nous rassembler sur le terrain.

Toutes et tous à Sivens le 25 octobre à midi !

Au programme : constructions, plantations, ateliers, débats, concerts, etc…

Plus d’infos sur : tantquilyauradesbouilles.wordpress.com

 
23 septembre : une lueur dans le tunnel de l’« Hostérité »… Imprimer Envoyer
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Lundi, 13 Octobre 2014 16:13

Un mouvement qui se construit

Le 23 septembre, près de 2 000 manifestants se sont rassemblés devant le ministère de la Santé à l’appel de la Convergence des luttes contre l’Hôstérité. Il y avait là les salariéEs de l’EPSM de Caen, toujours aussi combatifVEs et déterminéEs, malgré la répression. Celles et ceux de Villejuif, en grève depuis des semaines étaient aussi présentEs et des dizaines de délégations de toute la France, là où des luttes ont lieu, mais dans l’isolement. Ils étaient rejoints par des comités et des associations (Coordination des Comités de défense des Hôpitaux et Maternités, Collectifs Droits des femmes, Planning Familial, la maternité des Lilas…), et des organisations politiques : NPA, PG, PCF, EELV et des délégations d’autres secteurs en lutte (cheminots, intermittents…).

350 participantEs se sont retrouvéEs en Assemblée Générale pour décider de la poursuite du mouvement. Quelque chose de neuf se construit. Des équipes syndicales de la CGT, de SUD, des non-syndiqués, se retrouvent autour d’un projet commun : sortir des luttes éparpillées établissement par établissement, et agir ensemble et unitairement, sans esprit de chapelle, pour aboutir à un mouvement gréviste de tous les hôpitaux, un mouvement déterminé qui bloque le bon fonctionnement des établissements avec des actions visibles ciblant ceux qui nous imposent « l’Hôstérité ».

Pour organiser cette montée en puissance de la mobilisation, un calendrier a été élaboré dont la première échéance est l’apparition de la Convergence lors de la journée du 16 octobre initiée par la CGT.

Pour 2015, une « Hôstérité » renforcée

De la détermination, il va en falloir, car la Santé et l’Hôpital sont au centre des attaques du « pacte de responsabilité » inspiré à Valls et Hollande par leur « ami » Gattaz, président du Medef.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) impose, pour la troisième année consécutive, une réduction massive des dépenses hospitalières : celles-ci n’augmenteront en 2015 que de + 2% alors qu’il en faudrait + 4% pour simplement maintenir les moyens existants. Les conséquences sont inévitables : accroissement des déficits hospitaliers, baisse des effectifs, fermetures de lits et de services, nouvelles attaques sur les conditions de travail.

Ce gouvernement a beau se prétendre « de gauche », il fait preuve de la même brutalité et utilise les mêmes calomnies et les mêmes grosses ficelles que la droite pour diviser les salariéEs qui se battent contre sa politique : les cheminots et les pilotes sont des « privilégiés », et les ouvrières de chez Gad des « illettrées ». Quant aux privés d’emplois, aux précaires et aux intermittents ce sont des « fraudeurs » que le ministre du Travail Rebsamen veut encore davantage contrôler. Seul le rapport de forces fera céder le gouvernement.

La petite lueur qui a commencé à briller le 23 septembre doit s’étendre et « mettre le feu » à la colère hospitalière, massivement, ensemble, dans tous les établissements. Il pourra être rejoint par les salariés des cliniques privées et de l’action sociale, eux aussi soumis à l’austérité et le plus tôt sera le mieux.

Contre le pacte de responsabilité, non à l’Hôstérité

Défendons la Sécu et le service public hospitalier

C’est ce que nous dirons en participant aux grèves et manifestations du 16 octobre.

Toulouse, le 13 octobre 2014

 

Défendons la Casa de Santé

Depuis huit ans qu’il existe, ce centre de santé implanté à Arnaud-Bernard accueille des usagers précaires. Sa spécificité est de pratiquer le tiers payant – pas d’avance pour les patients –, et son personnel, y compris les médecins, sont des salariés (11 emplois ). Sa nécessité est reconnue par tous : pouvoirs publics, professionnels de santé et usagers (nombreux à se mobiliser). Et pourtant si les pouvoirs publics (ARS, CG, CPAM, Mairie) ne réagissent pas et ne dégagent pas avant le 1er novembre les moyens nécessaires, le rideau sera baissé et les gens les plus démunis ne pourront plus se soigner. C’est là l’urgence  de la mobilisation. Après la journée portes ouvertes de samedi, de nouvelles actions sont prévues. Pour s’informer : http://www.casedesante.org/

Mais au-delà, c’est d’un véritable statut des Centres de Santé qu’il faut voir inscrit dans la loi avec de vrais budgets (et non des subventions). Une autre politique de santé qui réponde aux besoins, à laquelle tourne le dos le gouvernement Valls, c’est ce que nous défendons.

 

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