Agenda fourni par Demosphere Toulouse

Le site npa31.org est prévu pour que chaque comité y insère ses infos.

Contactez la commission web pour obtenir un compte vous permettant de rédiger des articles sur le site.



Sanofi : 15e « jeudi de la colère » à Montpellier Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Vendredi, 12 Octobre 2012 10:56

SanofiCorumMontpellier-2012-10-11Forte journée de mobilisation le «jeudi de la colère» 11 octobre  à Montpellier à l’occasion des 8es Journées du Cancéropôle Grand Sud-Ouest au Corum. Avec le renfort de plus de 250 salarié-e-s de Sanofi du site de Toulouse arrivé-e-s en bus (cinq) à l’Esplanade de l’Europe, les «Sanofi» ont voulu montrer leur détermination à ne pas « se laisser enfumer »… La déclaration du ministre Montebourg, la veille, prétendant qu’il n’y aurait pas de licenciements mais « 914 départs volontaires » d’ici 2015 et que « le site de Toulouse n'est plus dans son plan de restructuration, hormis l'infectiologie et quelques fonctions support » n’a pas trompé grand monde…

Karim : « C’est un écran de fumée, c’est exactement ce que la direction avait déjà avancé… » En effet, le ministre du redressement… des profits patronaux n'a fait que répéter le gimmick du service de la communication des dirigeants du groupe contenu dans sa « note interne » du 25 septembre. Montebourg, aux côtés des « Sanofi »… ou porte-parole de Viehbacher ?

Stéphane (Sanofi Montpellier-développement) : « On est encore plus mobilisés qu’en 2009 [premier plan de restructuration], nous refusons ce plan. »

Dès le matin, les « Sanofi » de Montpellier sont allés distribuer des tracts à la fac de pharmacie et de médecine. La jonction se fait aussi avec la recherche publique (tract de l’intersyndicale de la recherche publique en fichier joint). Devant les tentes installées face à l’entrée du Corum, on échange sur la situation et on se tient au courant de ce qui se passe à Paris dans la réunion du comité central d’entreprise (CCE). Blocage, semble-t-il : la direction étant, selon l’intersyndicale, prise en « flagrant délit de mensonge ».

11 h 30 : une délégation des « Sanofi » et des représentants de la recherche publique entrent au Corum pour intervenir dans le congrès de cancérologie.

On patiente, les soutiens politiques sont présents : le Front de Gauche (PCF, PG et GA) et le NPA, qui a depuis le début été présent à Toulouse et à Montpellier à tous les « jeudis de la colère » et pris l’initiative de comités de soutien d’organisations politiques pour exiger le retrait du plan, le refus de tout licenciement et, avec sept autres organisations et partis toulousains, le « passage en propriété publique autogérée » des sites de Toulouse et Montpellier (deuxième fichier joint).

Les Sud, Solidaires et l’UL CGT manifestent leur soutien. Julien et Boris de l’UL CGT : « Nous apportons notre soutien matériel et financier. Un tout récent sondage commandé par la CGT montre que 73 % des Français sont pour une loi interdisant les licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices. L’agitation médiatique c’est bien, mais il faut prendre des lois et c’est possible. » Nous échangeons sur la nécessaire convergence des luttes face à tous les plans de licenciements.

La clameur enfle… ils arrivent à plus de 600, blouses blanches colorées des slogans et des autocollants maintenant bien connus : « Sanofi, $anofric », « Le capitalisme nuit gravement à la santé », photo de Viehbacher recyclée en affiche du film Le Parrain

On scande des slogans : « Viehbacher dégage, et Zerhouni aussi… », « Non aux licenciements ! », et puis on entonne les chansons devenues emblématiques maintenant  de la lutte, « La Sanofienne », « La Boétie »… Ce qui domine c’est la détermination à continuer, à ne rien lâcher.

La délégation fait le point sur ses interventions au congrès de cancérologie : « Comment continuer à former des étudiants alors qu’il n’y aura aucune perspective pour eux… Nous le réaffirmons, nous refusons ce plan de restructuration et demandons le maintien des activités sur les sites de Toulouse et Montpellier. Nous ne sommes pas dupes, déjà le patron avait fait la proposition des départs volontaires. » L’intervention est ponctuée de « On lâchera rien ! », « On va gagner ! ».

Des échos arrivent de Paris, du CCE : « Le document proposé par la direction contient 240 pages et on en est à la page 21… donc d’autres rendez-vous seront nécessaires et on sera là. Quant à Montebourg s’il s’est fait rouler dans la farine, nous allons lui faire la preuve des mensonges de la direction… une rencontre entre l’intersyndicale et le ministre est prévue. »

Le collectif des précaires de la recherche prend la parole pour expliquer leur situation et témoigner du combat commun pour le maintien de la recherche.

Une petite saynète proposée par des militants du Front de Gauche illustre la nécessité d'une loi d'interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits. Au tour des élu-es d'apporter leur soutien... Mention spéciale à la députée PS Anne-Yvonne Le Dain pour avoir recommandé aux « Sanofi » d'« être tout de même raisonnables… Eh oui ! “on” ne peut pas tout… » Ils ont apprécié !…

Le bras de fer engagé sera long, mais les « Sanofi » y sont prêts. Oui, il faut prendre des mesures immédiates, d’urgence d’abord avec l'exigence du remboursement des fonds publics versés à $anofric, notamment les 150 millions d’euros annuels du crédit impôt recherche, d’interdiction des licenciements ensuite et envisager toute mesure de passage des sites toulousain et montpelliérain de Sanofi en propriété publique autogérée par leur personnel hautement compétent.

La lutte continue, notre solidarité aussi !

Martine, correspondante NPA 34

Mise à jour le Vendredi, 12 Octobre 2012 11:07
 


Nouveau Parti Anticapitaliste 31 - Mentions légales / Respect de la vie privée

Unable to retrieve Items!