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NPA en Midi-Pyrénées : « Le capitalisme c’est le passé, l’avenir est à nous » Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Lundi, 15 Mars 2010 12:20

sur Mediapart.

Pas de bilan à défendre pour les candidats du Nouveau Parti Anticapitaliste en Midi-Pyrénées. C’est sur le terrain qu’ils ont mené campagne. Tout l’enjeu de ce meeting est de faire connaître leurs idées. Ils espèrent bien obtenir quelques élus pour les promouvoir.

Le rendez-vous était fixé à 20h30, salle Mermoz, ce mercredi 10 mars à Toulouse. Le perron à peine franchi mais plusieurs tracts déjà en main. A l’intérieur, différents stands et une assemblée de militants pour accueil. Au fond de la salle, la scène. Sur un grand fond rouge, un écran passe les vidéos de NPA-TV. Son but : relayer les actions coup de poing du parti et les manifestations auxquelles il a participé. Peu de personnes ont pris place sur les sièges. Une voix féminine invite l’assistance, restée autour des stands, à s’approcher. Une chanson espagnole aux accents rap retentit, « Anticapitalista ». Le ton est donné.

 

Maxime Gaillac est le premier à prendre la parole. La tête de liste de l’Aveyron est là pour parler des hôpitaux et de la « bactérie Roseline ». L’aide-soignant ne mâche pas ses mots pour critiquer le gouvernement, qui désire un système de santé rentable. Il évoque un service supprimé du jour au lendemain. Et la victoire de 200 manifestants qui ont obtenu son maintien pour deux ans supplémentaires. Il explique les transferts de services décidés par le PS, pour appliquer avant l’heure la loi Bachelot. Le jeune homme termine avec panache : « Nous n’avons pas gagné la guerre mais nous allons continuer le combat. Notre santé n’est pas une marchandise. »

« Sarkozy et ses amis font payer la crise aux travailleurs »

La deuxième intervenante, Neva Bekhtari, est la plus jeune de la soirée. Cette étudiante vient parler de ce qu’elle connaît. Les classes surchargées, les non remplacements de professeurs et la suppression des postes. Depuis cinq ans, on dénombre 80 000 postes en moins dans l’Hexagone. Et 16 000 autres disparitions sont à venir. Le NPA réclame leur arrêt immédiat. La benjamine dénonce la casse de l’éducation publique et le financement du privé par la région. Elle rappelle la mesure phare du parti, l’allocation d’autonomie. Pour permettre aux 16-25 ans de mener à bien leurs études.

Vient le tour de l’ex-employé Molex, Alexis Antoine. Il revient sur les nombreux licenciements du site toulousain. Seulement 25 emplois ont été sauvegardés par HIG capital, le fond d’investissement à risque qui a repris l’usine. Pour lui, le constat est très simple : « Sarkozy et ses amis font payer la crise aux travailleurs ». Gauche ou droite, c’est bonnet blanc et blanc bonnet « Le PS et l’UMP sont adversaires pour la lutte des places seulement ».

Le Mouvement des Objecteurs de Croissance fait liste commune avec la parti d’Olivier Besancenot. Leurs programmes se rejoignent sur de nombreux points. Christian Sunt, paysan en Cévennes, est l’un de ses représentants. Il dénonce le désastre écologique et social. L’agriculteur voit la région comme un terrain de luttes et souhaite la fin de l’expansion urbaine. Le Cévenol met en garde le public : « Dans 100 ans il n’y aura plus de terres agricoles en France. »

« Le conseil régional est une pompe à fric »

Le meeting prend une dimension internationale lorsque Helmut Manz entre en scène. L’homme politique allemand, membre du parti Die Linke, partage les idées du NPA : « Nous faisons un rêve commun. » Le candidat aux élections locales de mai en Nord-Rhénanie-Westphalie interroge la foule : « Qui doit payer pour la crise ? » Mais sans attendre de réponse, scande : « Les responsables ». « Le capitalisme c’est le passé, l’avenir est à nous. Vive l’anticapitalisme », conclut-il ovationné par le public.

C’est à la tête de liste de clore la soirée. Myriam Martin commence par évoquer le licenciement par le rectorat d’un enseignant, tête de liste NPA dans le Loiret. Remercié à cause de son engagement politique, « une honte dans le pays des droits de l’homme ». Elle critique la gauche qui mène « la même politique que la majorité présidentielle ». La candidate pointe du doigt Martin Malvy, le président sortant, qui n’a rien fait pour protéger l’emploi. « Le conseil régional est une pompe à fric », les entreprises viennent sans cesse taper à sa porte. La chef de file n’y va pas de main morte : « C’est Tartuffe qui finance la région ». Bien consciente que ces élections régionales ne vont pas tout changer, elle espère avoir des élus. « Ce vote ne suffira pas mais il faut donner sa chance au parti pour qu’il puisse prouver qu’un autre monde est possible », clame-t-elle.

Helmut Manz revient à la tribune pour conclure : « Le Français n’est pas ma langue maternelle mais c’est la langue maternelle de la révolution. » Il invite la salle à entonner l’Internationale, le poing levé. Une seule certitude, dimanche, le plus grand adversaire des révolutionnaires sera l’abstention.

Mise à jour le Mardi, 23 Mars 2010 15:00
 


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