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Les salariés de France Télécom de Cahors ont gagné ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Mercredi, 14 Octobre 2009 16:59

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/2009/09/15/200909150766_zoom.jpg

Le PDG de France Télécom est venu en personne annoncer aux salariés  de Cahors que le projet de déplacement à Montauban était annulé. L’activité elle partira bien à Montauban à charge pour la Direction Territoriale de FT d’amener de l’activité à Cahors. C’est en définitive la revendication première des salariés. France Télécom entreprise de réseaux peut amener à peu près partout de l’activité (hormis le contact direct avec les clients), sans bouger le personnel.  Depuis la privatisation la Direction Territoriale qui englobe Midi Pyrénées et Languedoc Roussillon plus d’une dizaine de sites ont été fermés : Saint  Gaudens, Alès, Castres, Carcassonne … occasionnant des déplacements parfois très longs. La privatisation commencée par la gauche plurielle et achevée par la droite n’astreignait plus FT à l’obligation d’aménagement du territoire. L’opérateur libéralisé ne s’est pas privé d’organiser la désertification des départements ruraux.


Un contexte étouffant …

Sans aucun doute le contexte national a pesé en faveur des salariés de Cahors. Il y a peu l’état major considérait les suicides comme un phénomène marginal…jusqu’au 24 ième.  De la même façon la lettre de l’ inspecteur du travail  de Cahors, publiée dans la presse a probablement convaincu Lombard de tout arrêter : « D’autre part, j’ai rencontré le médecin du travail le 2 septembre 2009 qui m’a fait part de sa grande inquiétude quant à la santé psychologique de nombreux salariés du site de CAHORS évoquant même la possibilité d’un risque suicidaire."


Au regard de cette situation à mes yeux très préoccupante en terme de santé  mentale au travail, je vous invite à interrompre ce projet et à redéfinir en étroite concertation avec les salariés, leurs représentants et le médecin du travail un autre projet susceptible de préserver la santé du personnel et les intérêts de France Télécom.

En tout cas, la suspension du projet en cours m’apparaît indispensable jusqu’à ce que des conditions acceptables en termes de santé soient rétablies. »


A une question de La Dépêche Vous avez rendu hommage aux salariés. vous ont-ils fait plier? Lombard répond « …J'ai ressenti de l'émotion des messages qui me parvenaient de Cahors depuis cet été . J'ai été touché. Et sans attendre qu'un nouveau projet soit présenté aux représentants du personnel, je suis venu les voir ce matin ». La semaine dernière le cabinet chargé de l’expertise commandée par le CHSCT avait en en main aux moins trois lettres d’agent de cahors, cachées par la Direction extrêmement graves. C’est probablement de ces « messages » dont parle Lombard.


…Mais une mobilisation jamais démentie.

Rien de spectaculaire, des hauts et des bas…mais au bout du bout des salariés dans leur immense majorité présents chaque fois  que le Comité d’Entreprise prenait des décisions, dans les manifestations à Cahors.  Des salariés qui ont su tisser des liens avec la population, mobiliser les élus les associations, en particulier les défenseurs des gares …mais en rechignant toujours à mélanger la gare et le téléphone. Des salariés syndiqués ou non qui ont su et  voulu par delà des clivages syndicaux à l’échelle de la Direction Territoriale, conserver à Cahors une vraie unité, condition indispensable pour aller jusqu’au bout. Tout cela n’était pas gagné d’avance, car derrière la disparition de Cahors se sont des stratégies syndicales qui se profilaient. La disparition de sites signifiait aussi la disparition de bases syndicales, la mise en danger des unions départementales, souvent sous la responsabilité de militants issus du secteur public. Le refus d’affronter la direction sur la fermeture des services a conduit les syndicats confédéraux à des négociations honteuses. Les syndicats confédérés ont accompagnés la fermeture de Cahors à conditions que l’on ne touche pas à leur pseudo baronnies, l’ Aveyron pour certains le  Tarn et Garonne pour d’autres. La ténacité des salariés a eu raison des coups bas syndicaux.


Le combat continue.

L’ouverture de négociations au plan national, l’éviction du  numéro deux de FT (et son remplacement par un sacré libéral), ne suffiront pas à modifier la situation de font en comble. C’est tout le fonctionnement de la maison qu’il faudra changer et cela nécessitera un sacré rapport de force.

 

Mise à jour le Mercredi, 14 Octobre 2009 17:05
 


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