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Airbus : « On n’avait pas vu ça depuis 1974 ! » Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique locale
Lundi, 03 Mai 2010 18:16

« On n’avait pas vu ça depuis 1974 ! » ; c’est ce que disaient, ravis, beaucoup d’anciens de la boîte cette semaine, pendant le blocage du C40 (bâtiment où sont déchargés les Beluga). Et c’est vrai que, des chaînes d’assemblage au bureau d’étude, le ras-le-bol est général. Dans tous les secteurs, la politique de la direction au service des actionnaires se fait sentir : délais intenables pour les nouveaux programmes (A 350, A 400M) au bureau d’étude ou heures sup à gogo sur les chaînes de montage. Cette direction, d’ailleurs, personne ne lui fait confiance ; la majorité de ceux qui la compose s’en est mis plein les poches dans les affaires de délits d’initiés et, depuis la privatisation de 1999, tous les  nouveaux programmes sont quasiment des fiascos.

Louis Gallois, en prenant la tête d’EADS en 2006, avait promis aux actionnaires une rentabilité à deux chiffres et de plus en plus de monde a conscience que cette recherche de la rentabilité à court terme est incompatible avec des programmes où les investissements sont lourds, demandent des innovations et de la recherche technologique permanente.

Même dans des secteurs considérés, jusque-là, comme privilégiés, le capital est à l’offensive et chez Airbus la direction veut tourner la page de quarante ans de « relations contractuelles » qu’elle avait avec FO, le syndicat majoritaire. Cette année, lors des négociations salariales, elle a fait une proposition de 1,9 % d’augmentation des salaires en disant que c’était à prendre ou à laisser, et, comme l’a dit le délégué syndical central de FO, « on n’a pas l’habitude d’être traité comme ça ». D’où un bras de fer entre FO et la direction sur un réel fond de mécontentement des salariés. Par ailleurs, il y a des élections professionnelles en fin d’année.

Dans cette grève, pas de place pour la démocratie : pas d’assemblée générale, pas de vote à main levée, c’est l’intersyndicale qui décide et les grévistes exécutent. Plus précisément c’est FO qui fait entériner ses décisions par l’intersyndicale. Mais bien que très « verticale », cette grève a quand même créé des espaces de liberté et des relations nouvelles entre collègues de travail. Il y avait comme un air de fête sur les chaînes d’assemblage et la production tournait au ralenti. On était contents de se retrouver et de parler de nos problèmes.

Depuis vendredi 30 avril, le blocage du C40 est levé en attendant la reprise des négociations mardi 4 mai ; la grève est donc suspendue. FO a présenté la reprise des négociations comme une victoire des salariés… Cette décision de lever le blocage du C40 est très mal passée sur les chaînes d’assemblage et rien ne dit que mercredi [5 mai], en fonction des nouvelles propositions de la direction, ça ne redémarre pas.

Correspondant Airbus Toulouse, le 3 mai 2010
 


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