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Actualité politique locale
Motion de l'AG étudiants-personnel du Mirail du jeudi 13 novembre Imprimer Envoyer
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Jeudi, 13 Novembre 2014 18:16

Motion de l'assemblée générale de l'université du Mirail du jeudi 13 novembre 2014

(1 200 personnes présentes)

Nous, assemblée générale des étudiant-e-s du Mirail, sommes réuni-e-s aujourd'hui jeudi 13 novembre contre l'austérité universitaire, contre le barrage de Sivens, contre les violences policières et la répression des manifestations, ainsi qu'en soutien aux inculpé-e-s et condamné-e-s des 1er et 8 novembre.

Nous appelons, à la suite de l'appel de l'AG de Clermont, et avec les personnels de l'université, à une journée de grève nationale de l'enseignement : étudiant-e-s, lycéen-nes, enseignant-e-s, personnels, le jeudi 20 novembre avec manifestations.

Nous appelons à construire une mobilisation la plus large possible pour s'opposer au tournant autoritaire actuel, à la militarisation de l'espace public, aux violences policières et à tous les grands projets qui ne sont utiles qu'aux capitalistes.

Il y a de l'argent pour les guerres et la répression, alors qu'il en faut pour les facs et les lycées, sinon c'est la sélection qui nous attend !

Nous appelons à participer à la manifestation du 15 novembre et à mobiliser pour la journée de mobilisation nationale du 22 novembre contre les violences policières et en soutien aux condamné-e-s et inculpé-e-s des 1er et 8 novembre qui doivent être amnistié-e-s et relaxé-e-s.

Les responsables de la mort de Rémi Fraisse doivent être punis, jusqu'au plus haut sommet de l’État : Cazeneuve, démission !

Plus jamais l’État ne doit remettre en cause le droit de circuler, et de s'exprimer et de manifester.

Le gouvernement militarise l'espace public, détruit les services publics et privatise les universités.

Du fric pour les facs, les lycées et la biodiversité, pas pour les flics ni pour l'armée !

Mise à jour le Lundi, 17 Novembre 2014 08:30
 
Manif interdite : le désordre préfectoral ! Imprimer Envoyer
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Mardi, 11 Novembre 2014 17:03

Communiqué du NPA 31

Sur les 21 interpellés entre 10 heures du matin et 23 h 59 le samedi 8 novembre :

– 11 ont été remis en liberté avec convocation en vue d'un rappel à la loi,

– 5 ont été déférés au parquet à l'issue de leur garde à vue et convoqués pour être jugés ultérieurement, et certains ont été placés sous contrôle judiciaire,

– 5 ont été déférés en comparution immédiate, dont notre camarade Gaëtan, militant du NPA, qui a demandé et obtenu le report du jugement au 4 décembre pour préparer sa défense, et 4, qui ont accepté d’être jugés sans délai, ont été condamnés à des peines de prison ferme (4 mois avec mandat de dépôt pour l’un, 3 mois pour un autre, sans mandat de dépôt) ou assorties du sursis (3 mois pour les 2).

Le NPA assure tous les condamnés de son entière solidarité. Il se tiendra aux côtés de celles et ceux dont le jugement a été reporté. Le seul tort de tous les interpellés : avoir été là au mauvais moment, quand la police répandue partout dans Toulouse a appréhendé au hasard des présumés manifestants pacifiques en train de se disperser pour justifier l’arrêté préfectoral instaurant quatorze heures d’état d’exception.

Amnistie pour les condamnés, arrêt des poursuites pour les inculpés à la suite des interdictions préfectorales de manifester des 1er et 8 novembre.

Le NPA 31 remercie toute la population toulousaine, qu’elle ait eu l’intention de manifester ou qu’elle ait vaqué à ses occupations ordinaires, pour son calme et sa sérénité, son humour face aux provocations policières. Il remercie les journalistes indépendants, avec ou sans carte de presse, et les simples citoyens qui ont témoigné par écrit et filmé les exactions policières.

Le NPA 31 remercie les organisations démocratiques et ouvrières toulousaines qui, n’ayant pas appelé à la manifestation avant qu’elle ait été interdite par arrêté préfectoral, ont dépêché sur place, allées Jean-Jaurès, des observateurs qui ont pu constater la souricière d’une garde à vue en plein air illégale de 600 personnes pacifiques prises au piège d’un déploiement policier harceleur et provocateur.

Le NPA 31 sera présent à l’invitation de Solidaires 31 d’une réunion unitaire de toutes les organisations du mouvement ouvrier et démocratique de la ville pour faire rétablir à Toulouse les libertés de circulation et de manifestation.

Le combat continue pour l’arrêt définitif du projet de barrage de Sivens, pour que justice soit rendue à Rémi Fraisse, pour que cessent les violences policières et la militarisation de l’espace public par l’Etat, pour la démission de Bernard Cazeneuve.

Toulouse, le 11 novembre 2014

Mise à jour le Mercredi, 12 Novembre 2014 10:35
 
Appel à rassemblement anti-répression - lundi 10 novembre 14h devant le palais de justice Imprimer Envoyer
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Lundi, 10 Novembre 2014 12:56

Suite aux arrestations lors de la manifestation Toulousaine du 8 novembre contre la construction du barrage de Sivens et contre la répression policière, au moins 9 personnes - dont un militant du NPA - ont été maintenues en détention et sont déférées en comparution immédiate cet après-midi.

Le NPA31 appelle et invite tou-te-s les individu-e-s et toutes les organisations ouvrières et démocratiques à venir lundi 10 novembre à 14h devant le palais de justice pour soutenir les interpellés et demander leur libération.

 
Appel à rassemblement anti-répression Imprimer Envoyer
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Dimanche, 09 Novembre 2014 02:20

Suite à la manifestation Toulousaine du 8 novembre contre la construction du barrage de Sivens et contre la répression policière, au moins 21 personnes ont été interpellées parmi lesquelles un militant du NPA.

Le NPA31 appelle et invite tou-te-s les individu-e-s et toutes les organisations ouvrières et démocratiques à venir dimanche 9 novembre à 17h devant le commissariat central pour soutenir les interpellés et demander leur libération.

Mise à jour le Dimanche, 09 Novembre 2014 02:22
 
Communiqué NPA31 - Nouvelles provocations policières ce samedi à Toulouse Imprimer Envoyer
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Samedi, 08 Novembre 2014 20:04

Communiqué de presse du NPA 31

 

Le NPA 31 dénonce la nouvelle provocation du gouvernement à l’occasion de la manifestation toulousaine de protestation contre les violences policières ayant conduit à la mort de Rémi Fraisse et pour l’arrêt définitif du barrage de Sivens.

Alors que la préfecture avait accepté un parcours de substitution allant de Jean Jaurès à la médiathèque, les manifestants ont eu à faire à une véritable souricière. A mi-parcours, la police a stoppé le cortège et a gazé copieusement les manifestants et la population présente sur les lieux.

De nombreux manifestants ont été arrêtés et sont actuellement retenus par la police. Nous exigeons leur libération immédiate.

C’est aujourd’hui la liberté de manifester qui a été remise en cause, une fois de plus, par un gouvernement aux abois qui ne sait plus comment faire passer sa politique au service des patrons et des grandes multinationales.

Le NPA 31, continuera à construire la mobilisation contre la politique du gouvernement, notamment contre les violences policières et les grands projets inutiles. Justice doit être rendue pour la mort de Rémi Fraisse, cela commence par la démission sans délai du ministre de l’intérieur Cazeneuve.

Nous appelons les travailleurs et la jeunesse  toulousaine à participer à la manifestation régionale unitaire du 15 novembre contre l’austérité, la violence sociale et contre la militarisation de l’espace public par l’Etat. Nous appelons également à participer le 22 novembre, à l’appel de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à la manifestation contre les projets inutiles et les violences policières.

 

Toulouse, le 8 novembre 2014, 19h

Mise à jour le Mardi, 11 Novembre 2014 02:31
 
Communiqué du NPA 31 à propos de l'interdiction par la préfecture de la manifestation du 8 novembre Imprimer Envoyer
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Samedi, 08 Novembre 2014 11:05

A la suite de la notification de l’arrêté préfectoral portant interdiction de la manifestation de ce jour 8 novembre, le NPA 31 a décidé de saisir le tribunal administratif d’une requête en référé-liberté, déposée ce matin par Maître Julien Brel, du barreau de Toulouse. L’arrêté préfectoral « porte une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale de manifestation », argumente notre requête. Le jugement devrait être prononcé en fin de matinée.

Toulouse, le 8 novembre 2014, 10 heures

 
Manifestation contre le barrage de Sivens et les violences policières du 8 novembre / Communiqué du Imprimer Envoyer
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Vendredi, 07 Novembre 2014 14:06

 

Communiqué du NPA 31

C'est par La Dépêche que le NPA 31, organisation appelante, parmi d'autres, à la manifestation de demain à Toulouse (en pièces jointes, sa déclaration de manifestation à la préfecture et le tract unitaire d'appel à manifester) vient d'apprendre que la manifestation ne serait pas autorisée, au prétexte que « les forces de l'ordre s'attendent à devoir contenir des débordements ». A cette heure (vendredi 7 novembre, 13 heures), le NPA 31 n'a pas reçu notification de cette « non-autorisation ».

Comme le NPA l'indique dans sa déclaration de manifestation, il appartient au préfet de la Haute-Garonne, au ministre de l'Intérieur et au gouvernement qu'il n'y ait pas de « débordements » en donnant pour consigne aux forces de police sur le terrain de se contenter d'ouvrir la circulation sur le trajet du parcours déposé de Jean-Jaurès à la place du Salin. C'est la militarisation de l'espace public par la police, samedi dernier, qui a été la cause des « débordements ». A l'inverse, hier, à Paris, lors de la manifestation spontanée des lycéens, il n'y a eu aucun « débordement », le préfet de police de Paris et le ministre de l'Intérieur ayant donné consigne aux forces de police de ne pas entraver la manifestation.

Demain, à Toulouse, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement. Le droit de manifester est constitutionnel. Les autorités préfectorales et le gouvernment ont en charge de le faire respecter.

Toulouse, le 7 novembre 2014, 13 heures

 

 

Mise à jour le Vendredi, 07 Novembre 2014 14:32
 
Mort pour avoir manifesté au Testet / Manifestation samedi 8 novembre à Toulouse Imprimer Envoyer
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Jeudi, 06 Novembre 2014 17:19

MORT POUR AVOIR MANIFESTÉ AU TESTET

HALTE AUX VIOLENCES POLICIÈRES !

Dans la nuit du samedi 25 octobre, Rémi Fraisse, étudiant de 21 ans est décédé sur le site de Sivens lors de la manifestation qui a rassemblé plusieurs milliers d'opposantEs au barrage. Il a été tué par l'explosion d'une grenade offensive de la gendarmerie.

Ce drame n'est pas un accident, il est le résultat de plusieurs mois de violences policières croissantes envers les opposantEs pour imposer un projet inutile dont la pertinence est aujourd'hui même remise en cause par un rapport d'experts : trop coûteux, pas adapté aux besoins réels, entraînant des dégradations et destructions environnementales sans réelle prise en compte des solutions alternatives possibles et existantes.

La répression à laquelle ont dû faire face les opposantEs au barrage n’est pas isolée. De peur de voir se multiplier les résistances et les alternatives comme à Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement crée un climat de violences et de criminalisation des mouvements sociaux et écologiques. Des dizaines de syndicalistes ont été poursuivis suite à des grèves. Mardi dernier encore des militants et militantes ont été condamné-e-s par la justice pour avoir contesté la ferme des 1 000 vaches.

Les 1er et 2 novembre avait lieu des manifestations dans toute la France pour dénoncer ces violences. Le gouvernement français a fait le choix d’interdire celles de Nantes et de Paris et des policiers se sont rendus aux domiciles des organisateurs et organisatrices de la manifestation. Le choix de l’intimidation a été fait par le gouvernement.

A Toulouse, la manifestation qui regroupait 2 000 personnes n’a pas pu faire plus de 100 mètres. Un important barrage policier a empêché les manifestantEs de sortir de la place du Capitole pendant que la BAC (brigade anti-criminalité) procédait à des contrôles dans le métro et qu’un hélicoptère de la gendarmerie survolait le centre-ville.  La ville était militairement occupée pour empêcher toute manifestation de solidarité. Dès que les manifestantEs ont cherché à contourner la police, celle-ci a répliqué avec des gaz lacrymogènes et des coups de matraques. Le choix de la violence a été fait par le gouvernement.

Samedi, oui, il y a eu de la violence. Mais contrairement à ce qu’affirment des médias serviles, celle-ci n’a pas été le fait de manifestantEs. Ce ne sont pas seulement les manifestantEs mais aussi les passantEs, les touristes qui ont subi la violence de la police. Prétendre le contraire c’est mentir face aux faits. Dans la plupart des villes françaises, la police a provoqué des violences en usant systématiquement de l'arsenal répressif dans l’unique intention d’intimider ceux et celles qui se lèvent face à l’injustice et au meurtre. Tandis que le gouvernement Valls laisse l’extrême droite et la droite manifester en toute impunité (Manif pour tous, Sauvons Calais…), il réprime et interdit les manifestations de soutien aux Palestien-ne-s ou contre les violences policières.

Un jeune manifestant de 21 ans est mort. C’est un crime d’Etat. Cet acte ne peut rester sans réaction. C'est pourquoi, nous appelons tous ceux et toutes celles qui souhaitent exprimer leur indignation face à ce crime odieux, tous ceux et celles qui veulent défendre notre droit à manifester, à contester les politiques qui vont à l'encontre des intérêts de la majorité de la population à se rassembler partout en France.

A travers ces rassemblements, nous demandons :

• L'arrêt immédiat des travaux et l'abandon définitif du projet de barrage de Sivens, et la réhabilitation du site en zone humide.

• Que la vérité soit faite sur la mort de Rémi. Il faut établir les responsabilités à tous les niveaux, pas seulement celles de celui qui a lancé la grenade mais celles aussi des donneurs d'ordre.

• Nous voulons faire cesser les violences policières. Aujourd'hui c'est un manifestant qui a été tué mais nous rappelons que les violences policières font fréquemment des victimes notamment dans les quartiers populaires. L'utilisation d'armes par les forces de l'ordre doit être prohibée.

Rassemblement et manifestation

Jean-Jaurès/Wilson-Palais de Justice

samedi 8 novembre, 14 h

Alternative Libertaire 31, Comité Syndicaliste Révolutionnaire 31, Nouveau Parti Anticapitaliste 31, Union Antifasciste Toulousaine

Mise à jour le Vendredi, 07 Novembre 2014 13:11
 
Une lettre d’Arié Alimi, avocat de la famille de Rémi Fraisse Imprimer Envoyer
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Dimanche, 02 Novembre 2014 19:03

Conflit de pouvoirs : pour Rémi Fraisse

Je ne connaissais pas Rémi Fraisse. Et je ne pensais pas en acceptant de défendre ses parents, en qualité de parties civiles, que j’aurai également à le défendre.

Car depuis une semaine, depuis le moment où il s’est effondré, touché par une grenade lancée par un membre de la gendarmerie mobile, il ne se passe pas un moment sans que l’on fasse offense à sa personne et à sa mémoire. Casseur, djihadiste vert, écoloterroriste… Le discours du gouvernement ou de certains syndicats agricoles s’est établi et n’a cessé de monter en puissance. D’abord pour tenter de nier l’existence même des origines de sa mort. Rappelons-nous que dans les premiers moments, on ne parlait que d’un corps découvert dans la forêt. On apprendra plus tard que le parquet, la direction de la gendarmerie et le gouvernement savaient déjà ce qu’il s’était passé puisque les gendarmes avaient quelques instants après sa mort ramassé le corps de Rémi.

Alors pourquoi pendant deux jours, ce silence assourdissant, pourquoi cette absence de réaction du parquet, du gouvernement, pourquoi le refus de dire cette vérité que l’on connaît depuis le début ? Pourquoi le parquet a-t-il tenté de semer une confusion indécente sur les circonstances de sa mort en ne donnant que des bribes d’informations, en ne parlant lors de la première conférence de presse que d’une explosion, laissant croire à la possibilité d’un décès dû à un cocktail Molotov, pourquoi avoir lancé de fausses pistes, comme celles du sac à dos disparu, volontairement récupéré par les manifestants, et qui aurait pu contenir des substances explosives ? Simplement pour discréditer un jeune homme pacifiste, militant de la Fédération Nature Environnement, botaniste, qui n’a jamais fait usage de violence ou eu maille à partir avec les forces de l’ordre. Salir l’image d’un jeune homme mort qui militait pour l’environnement et pour les générations à venir…

Y a-t-il attitude plus basse et plus veule ?

Pourquoi ne pas assumer ses responsabilités et dire : nous l’avons tué. Notre politique l’a tué. Nous n’avons pas voulu choisir la voie du dialogue, nous avons voulu montrer que nous sommes forts aux yeux des Français, et cela passe par des démonstrations de violences contre ces militants majoritairement pacifistes. Nous les avons harcelés, frappés, nous avons brulé leurs effets personnels, les avons délogés sans autorisations judiciaires, puis nous avons fait usage de Flash balls, de grenades fumigènes et de désencerclement. Et comme ils ne partaient toujours pas, nous avons fait lancer des grenades contenant des explosifs, en les jetant sans sommations, sans respecter les règles élémentaires d’usage de ces grenades, en l’air directement sur les manifestants, ou même dans des lieux clos, comme dans une caravane occupée. Nous les avons blessés, alors qu'ils tentaient simplement de sauver notre patrimoine naturel, eux qui ont cette conscience que nous n’avons plus, à force de vouloir produire et gagner toujours plus.

Je suis désolé de dire cela, je ne suis qu’avocat. Je ne devrais pas parler de ce qui me dépasse, de ce qui dépasse mon champ d’action, le droit. Mais c’est plus fort que moi. Je me dois aujourd’hui de défendre Rémi Fraisse, ou plutôt ce qu’il en reste. Un corps dans une morgue. Un corps au centre d’un conflit de pouvoir. De tous les pouvoirs, politiques, judiciaires, militaires, médicaux, médiatiques. Un corps autopsié, malmené, disséqué par la France entière qui se le déchire, comme Damien supplicié en place publique, objet de la toute-puissance de la souveraineté. Un corps auquel le pouvoir refuse de redonner un nom, une dignité. Un corps que le pouvoir refuse de rendre à ses parents qui à ce jour n’ont toujours pas pu voir leur enfant, auquel ils ont donné naissance, qu’ils ont vu faire ses premiers pas, dire ses premiers mots, crier ses premières révoltes, et qu’ils ne pensaient pas devoir inhumer, envers et contre toute logique générationnelle.

Ce n’est pas qu’un drame ou une tragédie qui s’est nouée autour de Rémi. Il est mort parce qu’il s’est retrouvé par hasard au milieu d’une déflagration de pouvoir et d’expression de la violence publique. Ce qui a tué Rémi Fraisse, ce n’est pas seulement un gendarme jetant une grenade offensive en pleine nuit en direction de jeunes manifestants, quelle que soit la violence de ceux-ci. Ce qui a tué Rémi, c’est la violence étatique. Un Etat gouverné par des hommes dont la boussole n’est orientée que vers la prochaine échéance électorale, des hommes motivés par leur stratégie de communication, et qui en ont oublié que l’Etat dont ils sont les représentants n’était finalement qu’une simple fiction destinée en premier lieu à protéger ceux qui avaient accepté de se soumettre à sa violence légitime. Mais lorsque la violence n’est plus légitime, lorsque l’on utilise des armes de guerre non pas contre un autre Etat belligérant, mais contre sa propre population, lorsque l’Etat tue ceux qu’il est censé protéger, alors la question de l’Etat, de son fonctionnement, de ses intérêts et de ses représentants doit inéluctablement être posée.

Dimanche à 16 h 00, je serai devant le mur de la paix, avec une renoncule à feuille d’ophioglosse sur le torse, et je penserai aux parents de Rémi Fraisse, je penserai à Rémi, et à toute cette vie, plus importante que tout le reste, qui s’en est allée. Pour Rémi Fraisse.

Arié Alimi, avocat

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/arie-alimi/021114/conflit-de-pouvoirs-pour-remi-fraisse

 
Communiqué du NPA 31 à la suite de la répression de la manifestation toulousaine du 1er novembre Imprimer Envoyer
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Dimanche, 02 Novembre 2014 14:23

Encore une fois la seule réponse du gouvernement, c’est la répression !

Ce samedi 1er novembre étaient prévus un rassemblement et une manifestation en hommage à Rémi Fraisse, étudiant toulousain, tué d’une grenade par la police sur le site de Sivens dans la nuit du 25 au 26 octobre. Il s’agissait pour les manifestant-e-s de dénoncer ce crime d’Etat et les violences policières, mais aussi de faire à nouveau part de leur refus de la construction du barrage de Sivens.

Vers 16 h 15, alors que depuis 15 h, plusieurs centaines de manifestant-e-s s’étaient rassemblé-e-s sur la place du Capitole, a commencé un départ en manifestation par la rue Lafayette, mais celle-ci a aussitôt été bloquée par les forces de police ainsi que toutes les rues adjacentes de la place. Les manifestant-e-s ont donc reflué vers la place du Capitole puis commencé à se disperser par la rue Gambetta, la seule débloquée par la police. Une partie d’entre eux s’est rendue au palais de justice où était prévue la fin de la manifestation.

Là, les forces de police ont inondé la place du Salin de gaz lacrymogènes et ont fait refluer les manifestant-e-s, dont une partie s’est dirigée vers la Garonne, et une autre dans la rue de la Fonderie. Des manifestant-e-s ont été encerclé-e-s puis gazés à Jaurès, tandis qu’un sit-in avait lieu aux Carmes. 13 interpellations ont eu lieu, notamment à la nuit tombée autour de la place Wilson.

C’est un véritable dispositif militaire qui a été organisé par la préfecture de Haute-Garonne et la mairie de Toulouse. Un hélicoptère survolait la ville en permanence, et ce jusque tard dans la nuit. De multiples unités de police ont été mobilisées, les CRS, la BAC, ainsi que de nombreux agents en civil mais casqués. Des quartiers entiers du centre ville sont devenus irrespirables du fait de l’usage disproportionné de gaz lacrymogènes qui ont atteint des manifestant-e-s, mais aussi beaucoup de riverains ou de simples passants, qui ont dû se réfugier dans des magasins et être secouru-e-s par des militant-e-s.

La police a tout fait pour que la situation se dégrade, en cherchant par tous les moyens à diviser les manifestant-e-s et en faisant un usage massif des Flashball et de grenades, blessant des manifestant-e-s et attaquant même des passant-e-s et des automobilistes. Pour ajouter au chaos, la direction de Tisséo a décidé de fermer les stations de métro dans le centre-ville jusqu’à tard dans la soirée, infligeant une punition collective à toute la population toulousaine.

Le NPA 31 dénonce fermement cette répression et la militarisation de l’espace public organisée par le gouvernement. Le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, est responsable de cette répression qui a déjà tué et qui continue à blesser. Il doit démissionner. Nous continuerons la mobilisation contre ce crime d’Etat aujourd’hui impuni, ainsi que contre toutes les entraves au droit de manifester. Nous exigeons aussi le désarmement de la police pour en finir avec les violences et les crimes policiers !

Une commission indépendante doit être mise en place pour faire toute la lumière sur les circonstances du meurtre de Rémi Fraisse. Les gendarmes qui l’ont tué doivent être inculpés pour homicide volontaire, comme l’avocat de la famille l’a demandé aux procureurs d’Albi puis de Toulouse, et leurs supérieurs hiérarchiques inculpés pour complicité.

Nous restons plus que jamais opposé-e-s au barrage de Sivens, comme à tous les projets de grands travaux liés à l’industrie et à l’agriculture productivistes qui ne sont utiles qu’aux capitalistes. Abandon définitif du projet, et pas seulement « suspension » ! Reboisement du site !

Toulouse, le 2 novembre 2014

Mise à jour le Dimanche, 02 Novembre 2014 17:17
 
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