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Tract hebdo : NON à l'intervention militaire française au Mali Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Mercredi, 23 Janvier 2013 16:41

À en croire le gouvernement comme les médias aux ordres, l’intervention militaire française au Mali n’aurait d’autre but que de combattre le terrorisme et les groupes islamistes qui veulent s’imposer à la population. François Hollande justifie sa guerre en reprenant le même discours que Bush pour justifier la guerre en Irak ou celle d’Afghanistan. Au Mali comme en Irak ou en Afghanistan, le terrorisme n’est qu’un prétexte. Comme en Afghanistan, la guerre engagée pour le compte des grandes puissances occidentales ne pourra que donner de nouvelles armes aux groupes terroristes islamistes, aggraver l’instabilité politique de la région du Sahel comme les souffrances des populations. Déjà au sud du Mali la chasse aux Touaregs, ou « peaux claires », a commencé à Bamako où jusqu’il y a peu la cohabitation ne posait pas de problème.

La dramatique et sanglante prise d’otages en Algérie, en représailles à l’intervention française, en est aussi une cruelle démonstration.

Offensive contre les peuples

« L’objectif, c’est la reconquête totale », a déclaré Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. Mais la reconquête pourquoi et au profit de qui ?

Cette guerre s’inscrit dans la continuité de la politique et des interventions militaires de la France, vieille puissance coloniale et gendarme de l’Afrique. Elle renforce les dispositifs militaires mis en place au Tchad, au Burkina Faso ou en Mauritanie. L’occupation du nord du Mali par les groupes armés islamistes est la conséquence de l’intervention sous l’égide de l’Otan en Libye.

La crise malienne provient, avant tout, de l’impasse économique et sociale des politiques libérales imposées par l’impérialisme qui ruinent le développement et condamnent les peuples à la misère. La guerre engagée par Hollande répond aux intérêts géostratégiques et économiques des multinationales qui, ici, mènent leur guerre sociale contre le monde du travail.

Non à l’union nationale

Au parlement, tous les partis se sont, d’une façon ou d’une autre, ralliés à Hollande. Jean-Marc Ayrault a salué « l’esprit de responsabilité dont toutes les forces politiques ont témoigné depuis le 11 janvier ». Jean-François Copé lui a fait écho : « L’esprit d’union nationale doit s’imposer à tous. » « Le rôle d’un responsable politique, c’est de penser à l’intérêt de la France et des Français », selon Marine Le Pen qui a jugé « légitime » l’intervention.

À gauche aussi, même discours. La gauche parlementaire, Europe-Écologie-les Verts, le Front de Gauche, n’ont pas osé contester le bien-fondé de l’intervention, dénoncer ses véritables objectifs.

Cette guerre, ce gouvernement ne sont pas les nôtres

Les travailleurs, toute la population n’ont, eux, aucune raison d’être solidaires du gouvernement et de ceux dont il sert les intérêts, ici comme dans cette sale guerre. La nouvelle aventure militaire dans laquelle il engloutit des millions d’euros ne défend en rien les intérêts des populations déshéritées du Mali.

À leur union nationale, nous opposons la solidarité des travailleurs et des peuples, par-delà les frontières. Le peuple malien a besoin de développement, de dignité et de prospérité, pas de bombes et de servitude. C’est à lui de décider librement de son sort.

Hors du Mali, les troupes françaises !

Mardi 22 janvier 2013

Pièce-jointe:
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