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Flottille de Gaza. Le témoignage exclusif d'un Toulousain (La Dépêche) Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Vendredi, 04 Juin 2010 09:17

Six militants français propalestiniens, qui étaient sur les bateaux arraisonnés lundi par la marine israélienne au large de Gaza, sont arrivés hier dans deux vols différents, à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. Parmi eux, Thomas Sommer Houdeville, le Columérin, membre de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). Les autres Français sont des membres du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP).

Salah Berbagui, Mounia Cherif et Miloud Zenasni ont débarqué dans l'après-midi d'un vol de la compagnie Turkish Airlines, en provenance d'Istanbul. Ahmed Oumimoun, Mouloud Bouzidi et Thomas Sommer-Houdeville sont arrivés deux heures plus tard environ à bord d'un vol d'une compagnie grecque venu d'Athènes. Ils avaient tous été expulsés d'Israël mercredi soir.

Thomas Sommer Houdeville revient sur l'attaque du convoi humanitaire dans la nuit de lundi à mardi.

 

Comment la flottille a-t-elle été abordée ?

« Il était 4 h 30, je me trouvais sur un cargo grec et la flottille croisait à 80 milles des côtes, soit à 150 km d'Israël. Nous étions très loin, en plein dans les eaux internationales. Nous voulions éviter une attaque de nuit, et l'idée était bien de rester au large. On tentait de se diriger vers l'Égypte, pour ensuite rentrer sur Gaza. Mais nous étions inquiets, car depuis deux heures les bateaux israéliens nous suivaient. Ils nous appelaient par radio et nous prévenaient d'une attaque si nous nous rapprochions de Gaza. Nous, notre volonté était de nous diriger vers Port-Saïd. À 4 h 30, ils sont arrivés avec des bateaux de guerre, des commandos à bord de Zodiac et des hélicoptères. Ils se sont d'abord occupés du navire Mavi Marmara et du Zendony, puis de deux cargos et enfin des deux derniers bateaux. Dans le mien, le dernier, se trouvaient des députés étrangers : c'est peut-être pour ça que l'attaque a été moins violente pour nous. »

Une attaque très violente ?

« Évidemment, puisque sur le Marmara il y a eu des morts. La nuit était noire, mais des projecteurs étaient braqués sur les navires, j'ai tout vu. Les commandos sont arrivés par Zodiac, et les Turcs les ont repoussés avec l'eau des lances à incendie. Puis sont arrivés quatre ou cinq hélicos au-dessus du Marmara, et des soldats israéliens sont descendus à bord. Là, les trois premiers commandos ont été jetés par-dessus bord par les passagers. Oui, ils ont été jetés à l'eau. À ce moment-là, il y a eu les premiers coups de feu. Des snipers tiraient des hélicoptères. Un massacre. »

Quand avez-vous été arraisonné ?

« Avec les deux derniers bateaux. Il n'y a pas eu de palabre. Ils sont montés à bord. Ils avaient des pistolets Taser et les ont utilisés. Nous nous étions réfugiés dans la cabine du capitaine, en vain. Puis ils nous ont regroupés dans un coin du navire, et nous avons navigué dix heures, en plein soleil, en direction d'Ashdod en Israël, où nous sommes arrivés à 14 h 30 mardi. »

Comment s'est déroulée la détention ?

« Nous étions entre 500 et 600, et avons rapidement été interrogés. Il n'y avait ni avocat, ni consul. Nous avons tous refusé de signer un papier stipulant que nous tentions d'entrer illégalement sur le territoire israélien. Nous avons ensuite été placés en cellule. Pour moi c'est clair : j'ai été kidnappé, de lundi matin à mercredi soir. L'ambassadeur grec nous a fait sortir de prison, c'est la raison pour laquelle nous sommes revenus à bord d'un avion militaire grec. »

Israël justifie son action en déclarant que ses soldats ont été attaqués…

« C'est totalement faux. Nous n'avions aucune arme à bord, uniquement du matériel humanitaire pour Gaza. D'ailleurs, que je sache, les autorités israéliennes n'ont produit aucune preuve, aucune arme saisie sur nos bateaux. Pour moi, cette attaque a été un massacre. Il faut que la communauté internationale réagisse fermement, et que le blocus frappant Gaza soit enfin levé. »

Source : La Dépêche. Publié le 04/06/2010 07:36 | Propos recueillis par Sébastien Bouchereau

Mise à jour le Vendredi, 04 Juin 2010 09:31
 


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