Site national npa2009.org

Agenda fourni par Demosphere Toulouse

Le site npa31.org est prévu pour que chaque comité y insère ses infos.

Contactez la commission web pour obtenir un compte vous permettant de rédiger des articles sur le site.



Actualité politique internationale
Tract hebdo / En Grèce, comme ici, ce n’est pas aux travailleurs de payer pour les banquiers ! … Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Mardi, 10 Février 2015 23:39

En Grèce, comme ici, ce n’est pas aux travailleurs de payer pour les banquiers ! Annulation de la dette !

La semaine dernière, la Banque centrale européenne (BCE) a décidé de priver les banques grecques d’une de leurs sources de financement en prétendant qu’aucun accord ne pourra être trouvé avec le nouveau gouvernement. Maintenant, à la veille du sommet européen, le ministre des finances allemand prend le relais en demandant au premier ministre grec, Alexis Tsipras, d’annoncer son plan de « redressement », un programme d’austérité, en en faisant une condition pour ouvrir les discussions sur la dette.

Ce sont des pressions inadmissibles contre le peuple grec pour le contraindre à accepter l’austérité qu’il a refusé, pour lui imposer la poursuite d’un programme d’ajustement qui a ruiné le pays et a aggravé la dette.

Assez des diktats de la Troïka et des créanciers !

La BCE comme Hollande ou Merkel méprisent totalement le peuple grec qui a osé rejeter leur diktat. Ils veulent le mettre à genou en obligeant le gouvernement issu des élections à renier ses propres engagements.

Pourtant Tsipras ne demande pas la lune, il ne demande même pas l’annulation de la dette, il se plie au cadre fixé par ses créanciers pour négocier un étalement des remboursements. Même cela est inacceptable pour les financiers et leurs hommes politiques.

Annulation de la dette !

Frappée par la crise et les cures d’austérité avec une brutalité particulière, la Grèce a été ruinée, le niveau de vie des classes populaires s’est effondré. Qu’importe, les travailleurs, les classes populaires, déjà saignés à blanc doivent payer.

Pourtant cette dette n’a servi qu’à sauver les banquiers et les grands patrons.

Le gouvernement, la droite, les médias nous expliquent que si les Grecs ne payent pas leur dette, cela coûtera 600 € par Français. Comme si c’était nous qui étions détenteurs de la dette grecque ! Bien au contraire, le gouvernement devrait annuler les 40 milliards d’euros qu’il en détient sans qu’il n’en coûte rien à la population. Aux banques de payer.

Solidarité avec les travailleurs et le peuple grecs

De l’argent, il y a en a. La BCE ne vient-elle pas de mettre plus de 1 000 milliards à la disposition des banquiers. Les actionnaires des entreprises du CAC 40 ont reçu 56 milliards d’euros de dividendes l’année dernière, une augmentation de 30 %. Entre novembre 2006 et mars 2007, l’évasion fiscale organisée par des filiales de la banque suisse HSBC se monterait à plus de 180 milliards d’euros !

Pour la bourgeoisie qui spécule sur les dettes comme pour ses hommes politiques il ne faut pas laisser croire qu’ils pourraient céder, même négocier.

La dette est une question de rapport de force politique. Nous sommes solidaires de nos sœurs et frères grecs. Leur défi est le nôtre. Quand la BCE, Merkel ou Hollande les attaquent, c’est nous aussi qu’ils attaquent et menacent. C’est pourquoi leur lutte est notre lutte.

Dimanche auront lieu des rassemblements, des manifestations de solidarité. Y participer, c’est défendre nos propres intérêts, ceux de tous les travailleurs par-delà les frontières.

Mardi 10 février 2015

Pièce-jointe:
Téléchargez ce fichier (TractNPA31-2015-02-10.pdf)TractNPA31-2015-02-10.pdf[ ]109 Kb
 
Communiqué du NPA / Le peuple grec ne doit rien ni à l’Etat français ni à la BCE Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Vendredi, 06 Février 2015 10:56

Le peuple grec ne doit rien ni à l’Etat français ni à la BCE

En décidant d’augmenter le taux et les garanties exigées de la Grèce, la Banque Centrale Européenne tente un coup de force contre le peuple grec et veut lui imposer la poursuite des politiques d’austérité qu’il a massivement rejetées.

Les 315 milliards de la « dette » grecque, dont les 40 milliards donnés par la France aux fonds européens, ont essentiellement servi aux banques d’Europe de l’Ouest, avec à leur tête les banques françaises, pour se rembourser des prêts consentis dans la dernière décennie, avec la bénédiction de la Banque centrale. Auparavant, c’étaient les contrats de ventes d’armes et des JO d’Athènes qui avaient profité aux principaux groupes capitalistes européens.

Cette « dette » n’a évidemment jamais profité au peuple grec qui n’a aucune raison de la rembourser. Ce sont au contraire les groupes capitalistes européens qui ont extorqué ainsi des milliards.

Le gouvernement français doit cesser d’exiger le remboursement de la dette grecque.

L’annulation totale de la dette grecque, ou même partielle comme le demande aujourd’hui le gouvernement grec, ne doit pas être payée par les contribuables français qui devraient « supporter » 700 euros comme le prétendent en chœur de nombreux dirigeants politiques du PS, de l’UMP ou du FN. C'est aux banques et aux financiers de payer la dette dont ils ont été et sont les principaux bénéficiaires.

Cela, il faudra l'intervention des travailleurs et des peuples pour l'imposer.

La crainte de tous les capitalistes européens et des partis qui les soutiennent est évidemment que l’exemple grec fasse tache d’huile et que les classes populaires de tous les pays d’Europe cessent de payer pour accroître les profits des banques et du patronat. Nous exprimons notre solidarité totale avec le peuple grec face aux capitalistes européens et ferons tout pour accroître les craintes de ces derniers.

Pour le NPA, la prochaine réunion de l'Eurogroupe, consacrée à la Grèce, devra être l'occasion d'une mobilisation européenne en soutien au peuple grec et pour l'annulation de la dette.

Montreuil, le 5 février 2015

Le NPA 31 s'associe à l'appel d'ATTAC Toulouse

Rassemblement de soutien au peuple grec

samedi 7 février 11 h

square Charles-de-Gaulle, Toulouse

Pièce-jointe:
Téléchargez ce fichier (NPA31-CommuniqueGrèce-2015-02-06.pdf)NPA31-CommuniqueGrèce-2015-02-06.pdf[ ]319 Kb
 
Kobanê libérée / Communiqué du Conseil démocratique kurde en France Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Samedi, 31 Janvier 2015 02:07

KOBANÊ LIBÉRÉE APRÈS 134 JOURS DE RÉSISTANCE

La résistance de Kobanê a eu raison de la barbarie de Daesh

 

Après 134 jours de résistance acharnée, Kobanê est enfin libérée de la barbarie de Daesh. Les combattants et combattantes des Unités de Protection du Peuple (YPG et YPJ) ont repris le contrôle des tous les points stratégiques et chassé les gangs de Daesh des dernières rues encore occupées.

Cette victoire, on la doit à la résistance menée au prix d’immenses sacrifices par les YPG et YPJ soutenus par le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), ainsi que par les différents peuples de la région, les Peshmergas du Kurdistan d’Irak et certains groupes de l’Armée Syrienne Libre.

Cette victoire est dédiée aux centaines de combattants qui sont morts dans cette lutte pour l’humanité et la fraternité entre les peuples, qui se sont battus pour leur peuple et leurs idéaux.

Comme l’a déclaré Saleh Muslim, Coprésident du Parti de l’Union Démocratique (PYD), principal parti kurde de Syrie, la libération de Kobanê marque la victoire de la démocratie et de la liberté, et l’échec des forces obscurantistes. C’est une grande victoire pour l’humanité et un grand échec pour les Etats criminels comme la Turquie qui ont soutenu et armé Daesh afin de briser la résistance kurde.

Cependant, le combat n’est pas encore terminé puisque plusieurs dizaines de villages autour de la ville sont encore occupés par les gangs de Daesh. Par ailleurs, le canton de Kobanê doit maintenant s’attaquer à la reconstruction de la ville entièrement détruite et au retour de centaines de milliers de réfugiés.

Il est grand temps que la communauté internationale soutienne les forces démocratiques en reconnaissant les cantons autonomes du Rojava et en retirant le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) de la liste des organisations terroristes.

Il est urgent d’apporter une aide humanitaire aux réfugiés de Kobanê et d’aider à la reconstruction de la ville en ruine.

 

Vive la Résistance de Kobanê !

Solidarité internationale pour la reconstruction de Kobanê et le retour des réfugiés !

Reconnaissance des cantons autonomes du Rojava !

Retrait du PKK de la liste des organisations terroristes !

30 janvier 2015

Conseil Démocratique Kurde en France (CDKF) – Mail : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 
Après la victoire électorale de Syriza : contre la Troïka, solidarité avec le peuple grec ! Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Lundi, 26 Janvier 2015 02:12

Après la victoire électorale de Syriza : contre la Troïka, solidarité avec le peuple grec !

Rassemblement place du Capitole, lundi 26 janvier, 18 h

La victoire électorale de Syriza est une excellente nouvelle, porteuse d’espoir pour toutes celles et tous ceux qui partout en Europe combattent les politiques d’austérité.

Par son vote, le peuple grec a dit qu’il ne veut plus des mémorandums, de la corruption et du pillage. Il a voté pour  le plein rétablissement de la libre négociation collective par les travailleurs et les syndicats, pour le retour du 13e mois, pour les pensions et le salaire minimum de 750 euros, pour l’arrêt des privatisations, pour l’accès à la santé et à l’électricité…

Il aura besoin de toute son énergie, de toute sa combativité, de toute sa capacité de mobilisation pour imposer ses exigences face à la Troïka, aux banquiers et aux multinationales.

Il aura aussi besoin d’une puissante solidarité internationale pour faire respecter son choix démocratique face à toutes les menaces et tous les chantages. Le soutien le plus efficace sera de nous battre ensemble pour faire reculer les politiques de régression sociale et nous débarrasser des gouvernements qui en sont responsables.

Il y a désormais l’espoir qu’après avoir été le laboratoire européen des politiques austéritaires, la Grèce devienne celui des mobilisations politiques et sociales victorieuses.

Montreuil et Toulouse, le 25 janvier 2015

 

Réunion publique du NPA 31

jeudi 12 février, 20 h 30, salle du Sénéchal (rue Rémusat, M° Capitole)

avec Alain Krivine et une militante grecque anticapitaliste

Pièce-jointe:
Téléchargez ce fichier (NPA31-CommuniquéGrèce-2015-01-25.pdf)NPA31-CommuniquéGrèce-2015-01-25.pdf[ ]118 Kb
 
Communiqué du NPA / Solidarité ave la lutte des travailleurs et du peuple grecs Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Vendredi, 23 Janvier 2015 11:21

Solidarité avec la lutte des travailleurs et du peuple grecs

Dimanche 25 janvier ont lieu, en Grèce, les élections législatives anticipées du fait de l'incapacité dans laquelle s'est trouvé le parlement dissous d'élire le président. Cette crise politique est l'expression du mécontentement, de la colère des travailleurs et du peuple grecs. Les élections sont pour eux l'occasion de chasser les représentants politiques de la Troïka et de la bourgeoisie grecque.

Ce serait une première claque aux responsables des politiques d’austérité imposées aux populations d’Europe ces dernières années qui ont frappé tout particulièrement la Grèce.

Cette dernière a été transformée en laboratoire politique et économique des bourgeoisies européennes qui ont semé la misère, le chômage et la pauvreté dans tous les coins de l’Europe. Les recettes économiques fondées sur les coupes budgétaires et l’austérité, pour faire payer la dette par les peuples, n’ont eu pour résultats que le chômage, le désespoir et la barbarie, sans compter la menace du retour du fascisme incarnée par Aube Dorée.

Mais le peuple grec n’est pas résigné à être le cobaye de la Troïka. Manifestations, grèves, coopératives de travailleurs et solidarité, ont été les réponses à la dictature du capital financier et du marché.

Les élections de dimanche sont l’occasion de chasser les actuels responsables politiques du pillage. Le Fonds monétaire international (FMI) ne s’y est pas trompé : dès l’annonce des élections, il a suspendu toute aide en attendant de savoir qui va être à la tête du prochain gouvernement grec.

Il est clair qu’il y a des alternatives à leurs politiques. La situation terrible que connaît le peuple grec n’est pas le produit de lois immuables mais de décisions et d’intérêts très concrets, ceux des capitalistes.

La poussée électorale de Syriza est l'expression d'une large majorité sociale qui veut dire « ça suffit ! » à la corruption et au pillage qui ont eu lieu ces dernières années, comme le seront aussi les voix qui se porteront sur Antarsya et le KKE. La défaite de la droite et du parti socialiste grecs, les partis de l'austérité, peut donner aux classes populaires la force nécessaire pour engager de réels changements politiques et sociaux. Ce changement ne pourra se faire à travers de simples négociations avec la Troïka. Cela va nécessiter des mobilisations sur les lieux de travail, dans les quartiers, dans la rue, que le peuple s’organise dans tous les espaces de la société en même temps qu’il devra compter sur la solidarité internationale.

Pour mettre fin aux politiques d'austérité, en Grèce comme ici, il faut mettre les banquiers et les multinationales hors d'état de nuire.

Nous sommes convaincus que le peuple grec va virer les bandits dimanche prochain. Nous savons que ce sera pour lui une première victoire, mais que dans ce cas, les difficultés et les chantages seront énormes. Nous sommes totalement engagés à ses côtés dans sa volonté de changement parce que son combat est le nôtre. Notre solidarité c'est aussi la lutte ici, contre les mêmes politiques d'austérité et ceux qui en sont responsables.

Montreuil, le 22 janvier 2015

Jeudi 12 février 20 h, salle du Sénéchal, rue Rémusat (M° Capitole)

réunion publique du NPA 31 sur la situation en Grèce

avec Alain Krivine et une camarade grecque

 
Palestine Solidarité / Journée internationale du 29 novembre Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Lundi, 24 Novembre 2014 11:13

JOURNEE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN

LIBERER AL-QODS-JERUSALEM

RASSEMBLEMENT samedi 29 novembre à 15 h au métro Capitole

Non à la colonisation et l'épuration ethnique à Jérusalem et en Palestine !

Stop aux provocations et violences israéliennes autour de la mosquée al-Aqsa !

Soutien à la résistance palestinienne !

Le 29 novembre est la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien. Et ce 29 novembre 2014 aura une teneur particulière à Jérusalem.

Jérusalem est aujourd’hui la capitale de l’apartheid israélien. Jérusalem est le symbole de la politique criminelle d’épuration ethnique entreprise depuis des décennies par les gouvernements israéliens successifs avec l'appui des extrémistes religieux et des colons d’extrême droite.

Brimades, humiliations, arrestations, emprisonnements, expulsions quotidiennes, absence de services et destruction de maisons palestiniennes se poursuivent. En toute impunité.

Tout comme les nouvelles colonies, les occupations de logements, les fouilles archéologiques, les incursions et occupations des lieux saints musulmans. L'Esplanade de la mosquée al-Aqsa a été interdite aux Palestiniens pendant plusieurs jours tandis que des colons y font des incursions répétées sous la protection de l'armée israélienne.

Après les massacres à Gaza – qui ont fait 2 150 morts, 11 000 blessés, des dizaines de milliers d'habitations rasées, et toujours le blocus criminel en place – il est plus que temps d'agir ensemble pour stopper la politique israélienne d'agression, d’apartheid et de colonisation. La campagne internationale de boycott d'Israël doit s'amplifier pour que la France et l'Europe cessent d'être complices de cette violation permanente du droit international, pour que les peuples imposent l'arrêt de toute coopération militaire, l'embargo sur les armes et la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël...

Les organisations ATTAC Toulouse, BDS France Toulouse, la Campagne Save al-Aqsa, le Collectif des Femmes Révoltées, le Collectif Palestine Libre, Coup pour Coup 31, Egalité Toulouse Mirail 31, le NPA, le PIR soutiennent la résistance palestinienne et appellent à se rassembler le samedi 29 novembre à 15h au métro Capitole pour dire ensemble :

Non à la colonisation et l'épuration ethnique à Jérusalem et en Palestine !

Palestine vivra ! Palestine vaincra !

Mise à jour le Lundi, 24 Novembre 2014 12:09
 
Kobanê / déclaration du NPA 31 du 1er novembre 2014 Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Dimanche, 02 Novembre 2014 13:42

Soutien total et inconditionnel

aux combattantes et combattants de la liberté de Kobanê

Le NPA 31 salue l’héroïque résistance des YPG et YPJ de Kobanê. Il s’incline devant celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour faire de Kobanê le Stalingrad de Daesh, comme ils et elles l’ont promis dès le 15 août. Nous les saluons dans la tradition des révolutionnaires d’Espagne contre le franquisme. Presente ! Ahora y siempre ! Vous serez toujours présentes et présents à nos côtés.

La bataille militaire et politique qui se joue à Kobané revêt un enjeu majeur pour tout le Moyen-Orient. La chute de Kobanê serait la porte ouverte au déploiement militaire et policier de la Turquie d'Erdogan à la frontière, à la poursuite de l'expansion de Daesh et signerait l'écrasement des forces progressistes dans la région qui luttent pour les libertés démocratiques et le progrès social contre les dictatures sanglantes et gouvernements réactionnaires de Damas, Bagdad, Téhéran et Ankara, qu’ils soient alliés ou momentanément en délicatesse avec l’impérialisme US.

La chute de Kobanê serait un coup d'arrêt au processus révolutionnaire en cours au Rojava depuis 2012 et aux avancées obtenues tant sur les droits des femmes, les droits démocratiques, les droits des minorités nationales et des minorités religieuses, que sur le plan social. Mais plus largement, ce serait une défaite majeure pour l'ensemble des processus révolutionnaires au Moyen-Orient et une avancée supplémentaire de la contre-révolution.

Le soutien inconditionnel de notre parti à la résistance de Kobanê est sans équivoque. Mais nous ne faisons aucune confiance aux impérialistes pour aider Kobanê. Après avoir attendu la chute de la ville pour justifier une intervention militaire turque au Rojava, ce n'est que la résistance héroïque des combattantes et combattants de Kobanê, ainsi que les mobilisations populaires partout dans le monde dévoilant la trop évidente complicité de l’État turc avec Daesh, qui ont forcé au bout de presque trente jours de siège les États-Unis à se donner les moyens de frappes efficaces sur Daesh, puis à livrer des armes et médicaments aux forces combattantes. Mieux encore, alors qu’Erdogan ne voulait qu’une ouverture sélective de la frontière aux seuls peshmergas de Barzani, avec l'objectif de reprendre la main contre les YPG/YPJ pour mettre la ville sous tutelle, le PYD et la résistance ont forcé l'armée turque à laisser des réfugiés kurdes de Syrie volontaires rentrer à Kobanê.

Sans illusion sur leurs motivations, nous considérons ces actes pour ce qu'ils sont : une victoire politique de la résistance de Kobanê qui a gagné la bataille de l'opinion publique mondiale et forcé la première des puissances impérialistes à commencer à satisfaire sa demande d'armement après avoir contribué par des frappes aériennes « ciblées » entreprises depuis le 14 octobre à desserrer l'étau de Daesh sur la ville.

Pour autant, la bataille est loin d'être gagnée et la Coalition impérialiste poursuit toujours son but stratégique de domination du Moyen-Orient. Cela se traduit par les multiples bombardements aériens « en tapis » de la Coalition sur les villes et territoires occupés par Daesh, qui ne font que précipiter les populations civiles arabes de confession sunnite dans les bras de Daesh. Cela se traduit par l’abandon à leur sort des combattants de la liberté d’Alep dont la population est décimée par les barils de TNT largués par l’aviation syrienne du criminel Bachar al-Assad. Toutes ces manœuvres et pratiques doivent être fermement dénoncées et combattues.

Dans cette situation et au vu des enjeux qui se nouent à Kobanê, notre parti soutient concrètement les forces combattantes des YPG/YPJ, et relaie leurs revendications auprès de notre gouvernement, notamment pour une fourniture sans conditions d'armes adaptées. Mais aussi par la solidarité ouvrière directe et la mise en place de collectes financières pour permettre à la population et à la résistance de Kobanê de se procurer un maximum d'équipement (armes, vivres, médicaments, etc.) en toute indépendance des puissances impérialistes.

Le NPA 31, engagé depuis deux mois dans la solidarité concrète sur Toulouse aux combattant-e-s de Kobanê avec la Maison Franco-Kurde Midi-Pyrénées, se félicite de la constitution, mardi 14 octobre, du Collectif Urgence Solidarité Kobanê - Soutien au Peuple Kurde (CUSK-SPK), qui regroupe trois syndicats, huit associations et neuf partis politiques. C’est ce Collectif qui a organisé la manifestation d’aujourd’hui, relais toulousain de la Journée mondiale contre Daesh, pour Kobanê, pour l’Humanité.

Le NPA 31 appelle la population toulousaine à participer massivement aux initiatives que prendra le CUSK-SPK dans les semaines et les mois à venir pour faire aboutir les quatre objectifs qu’il s’est fixés :

• la fourniture des armes demandées par la Résistance de Kobanê pour se défendre

• l’ouverture de la frontière turco-syrienne à toutes les forces kurdes

• le retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, de Turquie) de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne

• la reconnaissance des droits du peuple kurde à son autodétermination

Vive la solidarité internationale !

Vive le Kurdistan libre, démocratique, féministe, socialiste et révolutionnaire !

 
Journée mondiale contre Daesh, pour Kobanê, pour l'Humanité Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Mardi, 28 Octobre 2014 01:13

Appel à la mobilisation

Journée mondiale « Urgence Kobanê »

1er novembre 2014, 14 h, place du Capitole

 

Le 15 septembre dernier, l’organisation totalitaire et fasciste Daesh a entamé une vaste offensive sur plusieurs fronts contre la ville kurde de Kobanê, dans le nord de la Syrie (Ouest-Kurdistan, dit aussi Rojava). C’est la troisième fois que Kobanê est visée par cette organisation depuis le mois de mars 2014.

Les deux premières offensives ayant été repoussées, Daesh a rassemblé toutes ses forces pour attaquer encore plus fort et s’emparer de la ville.

En janvier dernier, les Kurdes du Rojava ont mis en place un système d’administration autonome organisé en trois cantons. Kobanê est l’un de ces cantons longés au nord par la frontière turque ; il est encerclé de tous les autres côtés par des zones sous contrôle de Daesh.

Daesh est entré dans la ville de Kobanê en utilisant des armes lourdes récupérées sur l’arsenal américain abandonné par l’armée irakienne. Des centaines de milliers de civils sont confrontés à la menace d’un génocide. A Kobanê, la population tente de résister avec des armes légères contre les attaques brutales de ces gangs surarmés. Pour la secourir, elle ne peut compter que sur le soutien des YPG (unités de défense du peuple) et des YPJ (unités de défense des femmes).

Voilà pourquoi il est important de se mobiliser au niveau mondial pour Kobanê et contre Daesh

La soi-disant coalition internationale contre Daesh n’a apporté qu’une aide minimale et tardive à la résistance des Kurdes, bien qu’elle soit témoin du génocide en cours. La France de Hollande, en particulier, ne fait rien, ne fournit pas les armes modernes demandées par la résistance. Elle s’aligne sur la Turquie du dictateur Erdogan et soutient son projet de création d’une « zone-tampon », sous contrôle turc, prélude à l’annexion des territoires kurdes.

La coalition n’a pas rempli les obligations auxquelles elle est tenue en vertu du droit international. Plusieurs des pays membres de cette alliance, en particulier la Turquie, font partie des soutiens militaires et financiers de Daesh, et non des moindres.

Voilà pourquoi il est important de se mobiliser au niveau mondial pour Kobanê et contre Daesh

Si la communauté internationale souhaite que la démocratie puisse prendre racine au Moyen-Orient, elle doit soutenir la résistance kurde à Kobanê. Le modèle démocratique de l’administration autonome du Rojava est un exemple pour toutes les populations de la Syrie.

Ce modèle démocratique, laïque et pluraliste permet de réaliser l’unité dans la diversité. Il construit, dès maintenant, l’égalité réelle entre les femmes et les hommes. Les femmes kurdes luttent pour l’autonomie de leur corps et l’autodétermination de leur territoire.

Agissons maintenant !

Il est grand temps de donner ce message aux acteurs mondiaux : une autre politique est possible.

Nous encourageons donc tous les peuples de la terre à manifester leur solidarité avec Kobanê.

Nous vous invitons vivement à participer à la journée mondiale « Urgence Kobanê ».

Soutenez la résistance contre Daesh ! Soutenez Kobanê ! Soutenez l’humanité !

Agissons maintenant pour :

• la fourniture des armes demandées par la Résistance de Kobanê pour se défendre

• l’ouverture de la frontière turco-syrienne à toutes les forces kurdes

• le retrait du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, de Turquie)
de la liste des organisations terroristes de l’Union européenne

• la reconnaissance des droits du peuple kurde à son autodétermination

 

Collectif Urgence Solidarité Kobanê - Soutien au Peuple Kurde (Maison Franco-Kurde Midi-Pyrénées, Association Alevi Démocratique de Toulouse, AL, CGT 31, des femmes du Collectif Midi-Pyrénées pour les Droits des Femmes, CSR, EELV Toulouse, Ensemble, ETM 31, Front Populaire [Tunisie], FSU 31, Marche Mondiale des Femmes Midi-Pyrénées, comité 31 du Mouvement de la Paix, Mouvement Le Cri 31, Nouveau Centre 82, NPA, PCF, PG, Solidaires 31, UPK 81)

Contact : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. / Soutien financier : IBAN FR76 1780 7024 0255 4215 5474 085.

 
Urgence Kobanê / Déclaration du NPA 31 à manifestation samedi 18 octobre Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Dimanche, 19 Octobre 2014 18:24

Soutien total et inconditionnel

aux combattantes et combattants de la liberté de Kobanê

Le NPA 31 salue l’héroïque résistance des YPG et YPJ de Kobanê. Il s’incline devant celles et ceux qui ont sacrifié leur vie pour faire de Kobanê le Stalingrad de Daesh, comme ils et elles l’ont promis dès le 15 août. Particulièrement Arin Mirkan, combattante des YPJ qui, le 5 octobre, encerclée par une vingtaine de fascistes de Daesh, s’est courageusement sacrifiée en percutant une roquette anti-char les entraînant dans la mort. Arin Mirkan ! Presente ! Nous te saluons, ainsi que toutes tes sœurs et tous tes frères de combat dans la tradition des révolutionnaires d’Espagne contre le franquisme. Arin Mirkan ! Presente ! Vous serez toujours présentes et présents à nos côtés.

Une fois n’est pas coutume, le NPA salue l'efficacité des frappes de l'US Air Force de ces quatre derniers jours. Ces tirs au but sur les positions de Daesh dans Kobanê et aux alentours viennent du fait que l'état-major états-unien a accepté la demande des YPG et YPJ d'intégrer l'un de leurs commandants dans le QG opérationnel qui fixe les cibles des pilotes. Cette efficacité des frappes a été confirmée par le commandant des YPG de Kobanê, Mahmut Berxwedan, qui a démenti, hier, les informations parues dans la presse turque selon lesquelles les frappes auraient atteint des combattants des YPG/YPJ et des civils.

Le NPA 31 dénonce la veulerie et l’hypocrisie du gouvernement Valls et de François Hollande et de l’Union européenne, qui regardent en spectateurs le combat héroïque de la population de Kobanê depuis deux mois. Toutefois, de l’autre côté du Rhin, venant après la déclaration de la chancelière Angela Merkel du 15 septembre, qui excluait toute fourniture d'armes au PYD et au PKK, la déclaration d’hier, 17 octobre, au Spiegel de Volker Kauder, chef de la fraction parlementaire de la CDU, selon laquelle le gouvernement allemand ne serait « plus très loin de la livraison d'armes au PKK », va enfin dans le bons sens. Il y dit : « Je sais que la Turquie a des problèmes avec le PKK, mais regarder depuis la frontière l'Etat islamique prendre des villes importantes, devenir de plus en plus menaçante pour la sécurité mondiale, ne peut pas être la solution. Je n'exclus pas le soutien des autres groupes kurdes [autres que les peshmergas du Kurdistan d’Irak que l’Allemagne fournit déjà en armements modernes]. […] Cela est également vrai pour le soutien du PKK. Bien sûr, toutes les livraisons d'armes sont associées à des risques. Il n'y a aucune certitude que les armes restent là où elles ont été fournies. Mais si l'Etat islamique n'est pas arrêté, le risque est beaucoup plus grand. »

Cette déclaration n'a rien d'anodine, venant après la décision de l'état-major US d'intégrer un commandant des YPG à son QG des frappes aériennes, elle annonce une remontée des bretelles de la Turquie à l'OTAN, dont Volker Kauder demande une réunion d'urgence, disant par ailleurs que les bombardements des positions du PKK par l'armée turque en Turquie « sont inacceptables ».

Le NPA 31 manifeste cet après-midi pour qu'enfin le gouvernement Valls et François Hollande répondent positivement à quatre demandes urgentes :

1. la fourniture d'armes adéquates aux YPG et YPJ, sous-équipés face aux tanks et artillerie modernes de Daesh ; l'arrêt immédiat des bombardements aériens « en tapis » de la Coalition sur les villes et territoires occupés par Daesh, qui ne font qu’enrager les fascistes de l’Etat islamique et précipiter les populations civiles arabes de confession sunnite dans leurs bras, mais leur poursuite « en frappe ciblée » sur les seules unités militaires de Daesh à la seule demande des combattants kurdes et démocrates syriens qui les affrontent sur le terrain,

2. l'exigence que la Turquie d'Erdogan cesse de réprimer les manifestants solidaires de Kobanê partout dans le pays, lève son dispositif militaire de blocus de la frontière turco-syrienne et y ouvre un corridor placé sous le contrôle des YPG et YPJ pour l'acheminement de vivres, de médicaments et d'armes nécessaires à la libération de Kobanê et la sécurisation du Rojava,

3. la reconnaissance du PYD comme parti représentatif de la population résistante de Kobanê et du Rojava, le retrait du PKK de la liste des organisations terroristes de l'Union européenne, la libération des prisonniers politiques kurdes en Turquie, dont le dirigeant du PKK, Abdullah Öcalan, en France et en Europe,

4. l'organisation d'une aide humanitaire aux réfugiés qui ont dû fuir Kobanê et tous les champs de bataille, de leur accueil digne partout où qu'ils se trouvent ou souhaitent se rendre, en Turquie, en Europe, comme en France.

Plus généralement le NPA 31 en appelle à la mobilisation de la population toulousaine pour que le gouvernement français et le président de la République, l’Union européenne et l'ONU reconnaissent le droit à l'autodétermination du peuple kurde sans ingérence des puissances internationales et régionales.

Il poursuivra ce combat politique aux côtés de la Maison Franco-Kurde Midi-Pyrénées, des syndicats, associations et partis démocratiques qui ont décidé, mardi 14 octobre, de se constituer en Collectif Urgence Solarité Kobanê – Soutien au Peuple Kurde.

Vive le Kurdistan libre, démocratique, féministe, socialiste et révolutionnaire.

Toulouse, le 18 octobre 2014

Pièce-jointe:
Téléchargez ce fichier (NPA31-CommuniqueKurdistan-2014-10-18.pdf)NPA31-CommuniqueKurdistan-2014-10-18.pdf[ ]293 Kb
Mise à jour le Dimanche, 19 Octobre 2014 18:35
 
Kobanê résiste pour Rojava la révolutionnaire Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Mercredi, 15 Octobre 2014 16:56

La bataille qui fait rage autour et dans la ville de Kobanê, où résistent les combattantEs de l'YPG, du JPG et du PKK, a bien sûr pour but militaire la constitution d'une bande sous le contrôle de Daesh qui lui permettrait de relier ses territoires d'Irak au nord du Liban. Mais aussi un but politique… la destruction de Rojava révolutionnaire.

Depuis deux ans la province du nord de la Syrie vit dans une autonomie régie par la Charte de Rojava qui garantit entre autres une égalité totale des hommes et des femmes, des élections au suffrage universel pour toutes les assemblées, législative, locales, et le non-cumul des mandats ! Mais aussi la séparation totale entre les religions et les structures étatiques et le respect de toutes les religions à égalité de traitement. Cette charte est largement inspirée par l'évolution politique du PKK et de son leader Abdullah Ocalan, qui ont depuis plusieurs années renoncé à la revendication d’État-nation pour une vision confédérale de régions autonomes, y compris pour tout le Moyen-Orient. Un programme en actes, inspiré du communalisme libertaire de Murray Bookchin, qui n'a pas échappé aux militants anarchistes qui s'y intéressent beaucoup (1). Autant dire que pour les salafistes et autres wahhabites, les Kurdes de Rojava sont des envoyés du diable qui attaquent l’État et le lien intrinsèque de la religion avec l’État et qu'il faut les détruire à tout prix.

Mais les djihadistes de Daesh ne sont pas les seuls ennemis mortels de la province autonome de Rojava.

La Turquie qui a positionné ses chars depuis trois semaines sur les collines dominant Kobanê assiégée ne bougera pas tant que la résistance kurde tiendra tête à Daesh. Pendant ce temps, la police et l'armée turques massacrent les manifestants kurdes solidaires de Kobanê dans tout le pays. L'expérience de Rojava est autant une épine dans le pied pour l'AKP, que pour le second pouvoir turc, l'armée, profondément kémaliste et nationaliste tenant de l'expansionnisme turc dans la région, à l'opposé de la Confédération démocratique des peuples du Moyen-Orient avancée par le PKK. Les négociations entamées par Erdogan avec le PKK il y a quelques mois, après un énième cessez-le-feu du PKK, ont été de la poudre aux yeux pendant que les armes, le matériel et les combattants de Daesh transitaient tranquillement par la Turquie sans être inquiétés. Le projet de création d'une zone tampon à la frontière syrienne, dernière trouvaille du gouvernement Erdogan, revient à faire cautionner par la « communauté internationale » l'occupation de Rojava par l'armée turque et son « nettoyage ethnique », le remplacement des exilés kurdes par des réfugiés arabes syriens. Bien entendu François Hollande a tout de suite approuvé !

Quant au gouvernement Barzani de la région autonome du Kurdistan d'Irak, qui écoute depuis longtemps les sirènes du libéralisme, il a établi des liens commerciaux importants avec la Turquie, des liens policiers et militaires avec les USA et Israël, et ne fait évidemment rien pour venir en aide aux héroïques défenseurs de Kobanê.

Défendre Rojava et son emblême Kobanê, ce n'est pas seulement se révolter contre un massacre annoncé, c'est défendre une expérience révolutionnaire populaire de gouvernement féministe et démocratique unique dans tout le Moyen-Orient.

Mireille Court

(1) « Le nouveau PKK a déclenché une révolution sociale au Kurdistan », OCL, septembre 2014.

Article de L’Anticapitaliste du 16 octobre 2014

 

 
«DébutPrécédent12345678910SuivantFin»

Page 1 sur 20


Nouveau Parti Anticapitaliste 31 - Mentions légales / Respect de la vie privée

Unable to retrieve Items!