Commission Entreprise

N°2 du Journal de la CILT du NPA31

Chers lectrices et lecteurs, ami-e-s et camarades, Les « Molex » et les « Freescale » n’ont pas dit leur dernier mot. S’ils ont été acculés à la signature d’un PSE qui ne « sauvegardera » au mieux que 50 à 60 emplois à Villemur, ou contraints de suspendre la grève sans aucune avancée de la direction sur les indemnités de licenciement à Basso Cambo, ils ont donné le ton de la double exigence du monde du travail de la garantie du salaire pour tous contre les licenciements boursiers et de la réquisition des sites industriels sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes. Rien n’est joué. Si les confédérations syndicales se montrent réticentes à coordonner et amplifier les luttes ouvrières, c’est aux travailleurs eux-mêmes de trouver la réponse ouvrière à la crise du capitalisme : la convergence des luttes pour imposer au patronat et au gouvernement les mesures d’urgence anticapitalistes.

Car la « sortie de crise » du Medef et de l’UMP de Sarkozy, c’est au mieux un « accompagnement psychologique » des travailleurs harassés par une dégradation sans précédent des conditions de travail, comme à France Télécom ; au pire un harcèlement des chômeurs sommés de prendre n’importe quel emploi « aidé » sous peine de « bénéficier » du RSA…

 

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Fillon, le premier ministre, a déclaré à Chaumont le 17 avril : « Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprises, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours : c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale. » À ces déclarations, s'ajoute la pression pour que les dirigeants séquestrés portent plainte contre les salariés. Le cogérant de Molex, Marcus Kerriou, qui envisage de porter plainte, n'a pas oublié au passage de cracher sa haine de patron sur les salariés en évoquant « le niveau intellectuel de certains salariés » (Le Parisien, 23/04/09). Phrase anodine prononcée sous l'émotion de 26 heures de séquestration ? Non c'est de la haine de classe, le mépris absolu affiché par celui qui a fait marner pendant des années des centaines d'ouvriers et qui un beau jour se retrouve face à ces ouvriers qui n'obéissent plus, qui se lâchent, qui ont aboli les frontières de classe, la hiérarchie, les protocoles.

L'horreur des patrons et du gouvernement : et si ça se généralisait ? Et si demain tous les patrons étaient séquestrés ? On s'apercevrait vite qu'ils servent à peu de chose, mais en plus qu'on peut se passer d'eux. Qu'est-ce qu'une séquestration de patron dans son bureau, même s'il y a des menaces et des noms d'oiseau, comparée à la mise au chômage de centaines d'ouvrier-e-s. Qu'est-ce qu'une garde à vue de 26 heures face à la détresse de salariés qui se suicident, accablés par le stress et la pression ? Ces patrons licencieurs ont-ils imaginé un seul instant la différence qu'il y a entre leur séquestration par des ouvriers et une garde à vue dans un commissariat dont on ne sort pas toujours indemne.

S'il fallait comparer l'évolution de la violence patronale et la soi-disant violence ouvrière quel décalage serait-on obliger de constater. D'un côté des millions de chômeurs, des dégâts sociaux et écologiques considérables, un raffinement extrême dans le management et les manipulations, une poussée impressionnante des suicides, à Renault, France Télécom, Peugeot, etc. et de l'autre quelques patrons retenus, jamais frappés ni humiliés... une première depuis la fin des années 1970.

Les partis de gauche devraient être satisfaits de cette poussée revendicative, ils devraient saluer tous ces ouvrier-e-s qui se mettent debout... Pas du tout, ils ont besoin toujours et encore de dire qu'ils n'approuvent pas les séquestrations, les accès de colère... même s'ils « comprennent », bref de dire aux ouvriers que s'ils étaient au gouvernement ils seraient condamnés de la même façon. Nous attendons avec impatience de savoir ce que feront le Conseil général, le Conseil régional et la Mairie pour récupérer l'argent public donné à Motorola, Freescale aujourd'hui.

La radicalité des conflits va se développer avec la violence des plans sociaux. Les actions aussi spectaculaires soient-elles usine par usine n'arrêteront pas les fermetures et les licenciements. Ces actions ont fait fonction d'alarme et il faut continuer à sonner le tocsin chaque fois qu'une menace se fait jour. Mais maintenant il faut passer à une autre étape : organiser la lutte des salariés frappés par les menaces de licenciement à l'échelle d'une ville, d'un département, d'une région, et au plan national pour casser l'isolement.

C'est la proposition d'action du NPA à toutes et tous les travailleurs frappés par le chômage et les lienciements, celle qu'Olivier Besancenot et Myriam Martin, tête de liste aux élections européennes pour le Sud-Ouest, ont faite particulièrement aux Molex qu'ils ont rencontrés le 23 avril aux portes de l'usine de Villemur (voir la vidéo : http://www.npa31.org/videos/olivier-besancenot-et-myriam-martin-chez-les-molex.html).

À l’inverse d’une vison fataliste à court terme de la situation : revendiquer un gros pécule pour passer à autre chose…, le NPA propose un plan d’action à long terme pour l’ensemble du monde du travail : organiser la lutte autour de revendications qui refusent la fatalité du chômage et qui oblige le gouvernement et le Parlement à voter une loi d’interdiction des licenciements. Pour cela, la grève et le blocage de la production sont les meilleures armes des travailleurs, car il s’agit de mettre un terme au sabotage généralisé de la société par le patronat et le gouvernement. C’est à cela qu’il nous faut toutes et tous ensemble travailler.

Fillon, le premier ministre, a déclaré à Chaumont le 17 avril : « Je pense à la séquestration de certains dirigeants d'entreprises, je pense aux coupures de courant sauvages qui ont eu lieu ces derniers jours : c'est du sabotage, ça n'est pas la grève, ça n'est pas de l'action sociale. » À ces déclarations, s'ajoute la pression pour que les dirigeants séquestrés portent plainte contre les salariés. Le cogérant de Molex, Marcus Kerriou, qui envisage de porter plainte, n'a pas oublié au passage de cracher sa haine de patron sur les salariés en évoquant « le niveau intellectuel de certains salariés » (Le Parisien, 23/04/09). Phrase anodine prononcée sous l'émotion de 26 heures de séquestration ? Non c'est de la haine de classe, le mépris absolu affiché par celui qui a fait marner pendant des années des centaines d'ouvriers et qui un beau jour se retrouve face à ces ouvriers qui n'obéissent plus, qui se lâchent, qui ont aboli les frontières de classe, la hiérarchie, les protocoles.

 

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h_2_ill_877438_force_ouvriereC'est à la suite d'un article du Fil rouge, le bulletin des militants du NPA d'Airbus et sous-traitants, distribué le 9 mars aux portes de l'entreprise, que FO Airbus a pété les plombs. Dans l'ordre :

1. L'article du Fil rouge ;
2. Extrait du tract de FO Airbus ;
3. Notre réponse...

 

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Le projet d'externalisation qui avait mis le feu aux poudre vient d'être retiré. La direction qui a fait chauffer les neurones un moment pour savoir comment dire et écrire a finalement convenu que : « Le projet local d'externalisation est retiré et réputé non écrit. » On ne va pas bouder notre plaisir faire reculer une direction qui a voulu laisser pourrir le conflit 30jours, multiplié les provocations et menaces de sanctions. Le conflit n'est pas pour autant terminé il va maintenant se poursuivre sur les cahiers revendicatifs notamment emploi et salaires. Les grévistes ont bien compris que le retrait du projet externalisation n'avait de sens que s'il s'accompagnait d'embauches. En même temps ce projet expérimental peut surgir dans d'autres régions car il est vital pour l'entreprise nouvellement privatisée de sous traiter au maximum les activités de cœur de métier, de supprimer des emplois, de faire évoluer à terme les techniciens vers d'autres métiers notamment commerciaux..

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Continental Toulouse

 

Chez Continental comme ailleurs, la crise a bon dos et permet à l'entreprise de mettre en œuvre ses plans de restructuration, en quête de cash, 1 milliard d'euros annuel pour rembourser le rachat de Siemens VDO.

 

300 intérimaires, 200 sous-traitants ont étés débarqués en un an, les pots de départ commencent à devenir très pesants. Certains sous-traitants poireautent actuellement en « inter contrat » dans des bureaux minables, invités par leurs « commerciaux » à chercher eux-mêmes du travail sur Internet !

 

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COMPTE RENDU SUCCINT DE LA COMPARUTION IMMEDIATE.

Molex-a-Villemur-2-Les syndicalistes doivent passer en comparution immédiate à 17 heures. Dès 16 h00 la police s'agite anormalement devant les portes du palais. Des renforts de police prennent position.... C'est "les classes dangereuses" qui vont être jugées.
Devant la porte des militants commencent à arriver, alors que l'information ne circule que depuis 15h30. Il y a des drapeaux de la CGT, de SUD, des militants du NPA nombreux. Seuls quelques uns pourront assister à l'audience.

La  vrai ambiance, c'est le procureur de la république va la donner. Il souligne le caractère exceptionnel de sa présence dans une affaire civile. En effet, dit-il, il est  là où il doit faire respecter la loi face au crime. Et les Molex commettent un crime de séquestration . Il parle de crime.. d'extorsion... de 5 ans de prison... de respect de la Loi ... de l'Etat de droit... et encore de crime pour ceux qui n'auraient pas bien compris.

 

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La question de la santé des femmes au travail doit nous amener à poser un autre regard sur le travail. A ce jour, il faut reconnaître que les politiques en santé et sécurité n'abordent généralement pas la dimension de genre (d'où une bibliographie quelque peu dispersée). Or le fait de ne pas prendre en compte cette problématique constitue une barrière à la mise en place de politiques efficaces de santé au travail et d'égalité des chances. Certes, nous avons aujourd'hui une égalité des droits mais une inégalité de fait (même dans les CHSCT, la dimension de genre est pratiquement inexistante).

D'une part, le capitalisme s'appuie sur la division sexuelle du travail : la contribution des femmes à la satisfaction des besoins collectifs (reproduction, travail domestique, éducation des enfants et soins aux malades et personnes âgées) reste délibérément ignorée. Pourtant ce travail gratuit et imperceptible est indispensable au fonctionnement de l'économie qui évacue ainsi les coûts de reproduction et d'entretien de la force de travail. D'autre part, la précarisation de l'organisation du travail (expliquée légitime économiquement par la « nécessaire compétitivité ») rend volontairement invisibles les maladies professionnelles. Elle entraîne un nivellement par le bas des conditions de réalisation du travail et des modes de rémunération ; dans ce contexte, l'impact sur la sphère psychique est particulièrement important. Cette spirale sociale descendante agresse particulièrement les femmes aujourd'hui.

 

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Actualité des Luttes et du Nouveau Parti Anticapitaliste en Haute Garonne.


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