"Bien sur nous avons eu davantage de soirées défaites que de matins triomphants (...) Et à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer"
Ce jeudi 14 janvier se tenait au centre hospitalier de Decazeville un Conseil d'Administration extraordinaire suite à l'annonce de l'arrét de financement par l'ARH du service de soins continus de réanimation. Le personnel du centre Hospitalier a envahis massivement le Conseil d'administration afin de montré au directeur de la DDASS de l'Aveyron son attachement au service de reanimation et sa volonté de le defendre. Il s'agissait aussi pour la centaine de personnel présent de mettre le CA en tant qu'instance directrice de l'établissement devant ses responsabilités, par rapport à la defense de ce service.
Lundi 7 décembre 2009 à l’appel du Comité de défense de l’hôpital de Tarbes, prés d’une centaine de personnes, dont JC Marx représentant la Coordination nationale, ont assisté au débat du conseil municipal de Tarbes portant sur le projet de construction d’un nouvel hôpital en lieu et place des hôpitaux de Lourdes et Tarbes.
Le projet d'arrêté de fermetures des blocs opératoires pratiquant moins de 1500 actes annuels poursuit et accentue la guerre menée par les gouvernements successifs contre les hôpitaux de proximité de taille réduite. La dernière loi dite "Bachelot" ne fait que généraliser les pratiques antérieures, en les rendant plus opérationnelles avec la mise sur pied d'un pouvoir pyramidal et antidémocratique dont les ARS sont le pilier.
SANTE. «Célébration de l’avis de décès de l’accès universelle aux traitement contre le Sida !». Place du Capitole, devant l’Hôtel de ville pavoisé de gigantesques rubans rouges, une trentaine de manifestants masqués entourent un cercueil : les militants d’Act Up organisent une marche funèbre dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida.
Le but du happening est «d’interpeller les dirigeants des pays riches sur le manquement à leur promesses concernant l’accessibilité des malades des pays pauvres au traitement contre le VIH ».
18h30, Place du Capitole. Guy Molinier, responsable de l’antenne toulousaine d’Act Up, a revêtu une soutane de curé. Il agite une cloche avant d’entamer son homélie.
Vaccination de masse ou vaccination ciblée des personnes fragilisées? La décision de vacciner toute la population française a été prise sous la pression d’experts financés à 100% par l’industrie de la vaccination.
Le groupe d’expertise et d‘information sur la grippe (GEIG), au budget de 400 millions d’euros, est financé jusqu’au dernier centime par cinq groupes de la vaccination. C’est son directeur scientifique, le professeur Lina, qui se tient aux côtés de Mme Bachelot lors de ses conférences de presse.
L’anxiété est un marché, et aussi une politique. La grippe, après les étrangers ou les jeunes de banlieue, permet au gouvernement tous les dérapages, qui révèlent au fond ses désirs secrets : marché libre et Etat fort. Dans ses cartons, une gestion de la grippe confiée au ministère de l’intérieur, la suspension programmée du code du travail au profit d’une flexibilité généralisée, nos libertés mises en sommeil à coup d’ordonnances dénoncées par le Syndicat de la Magistrature. Pas de débat public sur la gravité de la pandémie et les moyens sanitaires d’y faire face, mais des milliards déjà dépensés pour une vaccination de masse, avec des vaccins mal testés, et du Tamiflu qui soigne surtout les cours de l’action Roche. Les pays du Sud, eux, attendent toujours vaccins et traitements pour les millions de morts du Sida ou du paludisme. Le tout sous les regards d’une presse à sensation qui veut vendre du papier.
Du côté du mouvement ouvrier, pas besoin de dramatiser la pandémie pour faire plus anti-capitaliste : les labos qui lâchent les virus pour vendre des vaccins ! Mais ne pas penser que tout cela est poudre aux yeux, qui nous détournerait des vraies questions. Car si la grippe A est bien loin de la mortalité de la grippe aviaire, elle est aussi très contagieuse, et pose les questions du droit à la santé, des urgences sociales face à la pandémie, et aussi de sa naissance dans le ventre des usines à porc de l’agrocapitalisme. Le gouvernement en fait trop? Il fait surtout mal! Le mouvement social doit porter ses propres exigences sociales, écologiques, sanitaires… et donc politiques, en lien avec une expertise indépendante.
Augmentation de 2 euros du forfait hospitalier qui passera de 16 à 18 euros, imposition fiscale des indemnités journalières pour les salariés victimes d'un accident du travail : le gouvernement Sarkoy, une fois de plus, choisit de taxer les malades.
En imposant les indemnités journalières perçues par les accidentés du travail au même titre que les salaires, le gouvernement banalise ces accidents et nient la souffrance des salariés blessés qui ne reçoivent qu'une partie de leur salaire normal.
Le gouvernement envoie un signal fort au patronat qui trop souvent s'exonère des frais qu'il doit nomalement prendre en charge et ce au détriment de la sécurité sociale.
La soi-disant « mesure de justice » invoquée par N. Sarkozy, depuis New-York, n'est qu'un vulgaire racket à 200 millions d'euros.
Les arguments développés par le président du groupe UMP à l'assemblée et du secrétaire d'état au budget rivalisant de cynisme et de mauvaise foi pour justifier cette décision poltique, n'ont dégal que la grande mansuétude à l'égard des banquiers, et des industriels qui ont empochés les milliards d'euros d'argent public tout en continuant à se verser des bonus et à licencier.
Le déficit de la sécurité sociale est dû aussi bien aux exonérations de cotisations sociales non compensées par l'état qu'aux entreprises qui licencient à tour de bras privant ainsi la sécurité sociale de cotisations.
Le NPA condamne ces mesures contre les malades. La santé est l'affaire de tous. Nous devons refuser, personnels de santé, patients, malades, cette nouvelle régression sociale.
Usine de Sidor - Estado Bolivar- Venezuela - 2009 - Crédit Photo : Christophe Abramovsky
Née d’une conception politique du travail, l’ergonomie francophone s’est peu à peu affranchie de ses ambitions de transformations sociales, pour devenir, au même titre que les économistes, informaticiens et autres intervenants en entreprises, un conseiller du prince.
Lorsque Alain Wisner, un des pères de l’ergonomie française, dans les années 1950, intervient pour la première fois à la SNCF, c’est pour faire la démonstration de la pénibilité du travail des roulants. La Direction refusant catégoriquement toute intervention extérieure, les syndicats firent alors appel clandestinement à ce médecin qui se considérait déjà comme un « ergonomiste ».
Si l’on écoute R. Bachelot et le gouvernement la France serait prête à faire face à l’arrivée de la grippe A. Dans les hôpitaux les « plans blancs » seraient en place.
Mais sur le terrain, loin de la « communication » et de la « gonflette » gouvernementales, la situation est bien différente.
Dans les hôpitaux, plans « blancs » ou pas la galère s’aggrave.
Lits saturés, urgences débordées, effectifs soignants fonctionnant sans aucune marge de manœuvre c’est déjà la réalité d’aujourd’hui. Que se passera t il, si comme cela est annoncé 30% de la population est touchée par la grippe A en l’espace de quelques semaines ?
Même si le virus n’est pas très virulent, l’Hôpital va devoir faire face à un afflux exceptionnel de patients, qui le solliciteront, légitimement, et devront être accueillis en cas de complications.
Les patients hospitalisés pour d’autres causes seront eux aussi concernés.
Enfin, les personnels seront également touchés par la grippe, et le nombre d’arrêt de travail sera inévitablement en hausse, sans parler de la garde des enfants, quand les établissements scolaires sont fermés.
Il faudra donc faire plus avec des effectifs réduits : c’est « mission impossible » !
Fumel, c'est l'histoire de la mort et de la résurrection d'une usine, d'un attentat économique et d'un petit miracle social. Une catastrophe habillée d'espoir. 480 patrons en bleu de travail : une expérience unique et revigorante de l'autogestion comme planche de salut et tremplin de lendemains qui changent. Mais Fumel est aussi un fief musical doté d'un rock engagé pur et dur, coeur et partenaire des combats socieux. C'est lui qui va drainer toute l'énergie rebelle de Fumel, lui qui fera résonner la voix de la colère bien au-delà de ses frontières locales. Par la grâce de son cri inspiré, le combat ouvrier trouve un écho national.