19 Septembre 2008
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Actualité des comités NPA31 -
Comité d'initiative NPA Grenade
Quel projet ?
Nous voulons une véritable réflexion sur ce que la société peut apporter d'essentiel pour la satisfaction des besoins de tous et toutes dans le respect de leurs droits et de l'environnement. Il est donc indispensable de repenser les modes de production et de consommation.
Nous voulons rendre possible la création d'une société fondée sur la solidarité et la gratuité et refusons l'appropriation individuelle des biens collectifs. Il est donc exclu que certain(e)s puissent vivre du produit de leurs biens en exploitant les autres.
Force est de constater qu'une vision économiste de la société, ne mettant en avant que des relations marchandes, n'ayant comme but que la recherche de profit, ne peut répondre à nos aspirations.
Le système capitaliste ne peut produire, au mieux, que de l'absurde.
Nous défendons l'idée que les prises de décisions doivent partir des assemblées de communes, de quartiers, mais aussi des lieux de travail car il ne peut y avoir de démocratie si les travailleurs ne sont pas partie prenante de décisions qui les concernent immédiatement.
Ce projet pose la question de la rupture avec la société capitaliste et de la prise du pouvoir c'est-à-dire du passage où une minorité décide à une situation où le plus grand nombre prend en charge la gestion de la société par le biais des assemblées de quartiers,de communes, d'entreprises....Il s'agit donc de construire une organisation qui soit en capacité d'alimenter la réflexion sur l'émancipation des travailleurs, afin de construire un mouvement majoritaire pour la rupture avec le capitalisme. Pour cela, l'accès aux médias, la participation aux élections, qui permet cet accès, est indispensable. Mais il faut veiller à deux écueils : une personnalisation excessive centrée sur un ou une porte-parole ; un temps militant rythmé par les échéances électorales.
En aucun cas, cette organisation ne peut proposer un programme clé en main d'après rupture, il s'agit d'avantage d'opter pour un mode d'organisation de la société qui permette la « révolution permanente » soit la régulation et la remise en cause permanente par les assemblées de base. La question de la permanence d'un parti ou organisation se trouve donc posée.
Quel outil ?
La rupture avec ce système, par la remise en cause de la propriété capitaliste, est une nécessité. Cela exclut des alliances avec la social-démocratie, dont le but est d'aménager le capitalisme, ainsi qu'avec ses alliés (PCF, Verts) qui se sont intégrés et adaptés aux institutions.
La mondialisation, les problèmes écologiques montrent que les problèmes sont globaux. Un mouvement anticapitaliste en France se doit donc :
- de tisser des liens avec les forces anticapitalistes d'autres pays, par le regroupement dans une internationale par exemple ;
- d'être solidaire des luttes des peuples pour leur indépendance ;
- de développer des luttes à l'échelle mondiale.
Les luttes sont nombreuses, les mobilisations parfois massives. Des militant-e-s se battent sur tous les fronts face aux attaques tous azimuts des gouvernements qui se succèdent.
Mais la réponse politique a des difficultés à se faire entendre, d'autant que se pose la question de la convergence des luttes, de la construction d'un rapport de forces que les directions des confédérations syndicales ne veulent pas construire. Pour cela, il nous semble nécessaire de lier action et réflexion, de se donner les moyens d'une critique radicale et de réfléchir à la façon de peser à l'intérieur de nos syndicats, pour qu'une autre orientation soit prise.
D'où l'intêret d'une formation des militant-e-s intégrant divers points de vue issus de courants anticapitalistes: anars, libertaires, marxistes, révolutionnaires, réformistes, écologistes ... permettant ainsi de confronter et d'élaborer.
Enfin, quelque soit la réussite du projet, il faut créer une force suffisante pour stopper la destruction de la société et reprendre ce qui nous a été volé.
Sur le fonctionnement du NPA en devenir
Le droit de tendance et d'expression des minorités nous semble incontournable. Il devra en découler des débats qui irrigueront l'ensemble de l'organisation, y compris en dehors des périodes de congrès et d'élections. Les tendances et les minorités pourront produire des contributions écrites régulières et concises (1 A4 recto verso nous semble être un maximum) ainsi que des retours oraux de leurs propre débats. Un temps devant être prévu lors des réunions concernées pour cette expression.
Placer les structures de bases comme le niveau de toutes les discussions et décisions, avec 1 ou plusieurs représentants :
-Représentants en direction locale, mandatés pour une durée (durée à déterminer), renouvelables 2 fois max;
-Représentants en direction nationale, avec même type de mandat et de renouvellement. Ils communiqueront avec les structures de base par le biais d'une coordination de délégué-e-s en alternance avec une AG et compte-rendu de mandat. Un temps devra être prévu lors des réunions concernées pour cette expression.
Pour les permanents techniques qui seraient salariés, comment articuler un contrat de travail avec un mandat révocable?
Enfin, dans le processus de création du NPA, il est indispensable de respecter des quotas sur la représentation LCR/NPA dans la désignation des délégué-e-s. Ainsi, si un comité d'initiative n'a pas le nombre requis de délégué-e-s NPA, il ne pourra désigner un-e délégué-e LCR.
Les cotisations, qui permettent de faire fonctionner l'organisation, doivent être calculer en fonction des revenus. Doit également être définie quelle ancienneté de cotisation permettra de participer aux votes dans l'organisation (3, 6 ...mois ? )






