Dans son premier meeting de candidat, dimanche 22 janvier au Bourget, François Hollande a déclaré : « Mon adversaire n’a pas de visage, il ne sera jamais élu […] c’est le monde de la finance. »

Ça sonne bien ! Mais les propositions concrètes ne sont pas à la hauteur de cette déclaration.

Hollande : président de la fin des privilèges ?

Hollande, qui entend « donner du sens à la rigueur », s’engage à réduire le déficit à 3 % du PIB en 2013 et à ramener à l’équilibre les comptes publics à la fin du quinquennat. Il se situe, comme avant lui ses collègues socialistes des ex-gouvernements espagnol ou grec sur le terrain de l’austérité.

Cette orientation a des conséquences immédiates. Par exemple, il n’y a rien dans son discours pour l’augmentation des salaires, ni contre le fléau de la précarité. Pour l’emploi, il se contente de reprendre les vieilles recettes qui ne marchent pas : les financements ciblés pour les entreprises qui « investissent sur notre territoire » ou « relocalisent leurs activités ».

Sur la retraite son engagement en faveur du départ à 60 ans ne concerne que ceux qui ont 41 ans de cotisations. On est loin du retrait de la contre-réforme Woerth- Sarkozy qui a mis des millions de salariés dans les rues.

Sa mesure phare, la création de 60000 postes supplémentaires dans l’éducation ne pourrait se faire que par redéploiement puisque la condition mise c’est nombre de fonctionnaires et budget constants.

Concernant la sortie du nucléaire, il tente un exercice d’équilibriste entre « une industrie nucléaire forte » et une réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité.

Globalement, les urgences sociales et écologiques sont absentes du long meeting au Bourget comme du programme du Parti socialiste. Alors que le système capitaliste en crise engendre vague de licenciements et explosion de la pauvreté, catastrophe nucléaire et pillage des ressources, les propositions du candidat socialiste ne permettront pas d’inverser le cours des choses.

Dégager Sarkozy sans faire confiance à Hollande

Sarkozy campe sur le terrain de l’austérité et prétend faire passer sa TVA (anti)sociale avant l’élection. C’est une raison à elle seule suffisante pour se débarrasser de Sarkozy et de la droite !

Mais pour combattre les capitalistes et les banquiers qui, comme le dit Hollande, ont « pris le contrôle de l’économie, de nos sociétés et même de nos vies », il faut commencer par refuser de rembourser la dette, prendre sur les profits, mettre en place une réforme fiscale radicale. Il faut imposer au plus vite par une lutte d’ensemble un bouclier social avec 300 euros d’augmentation des revenus, un SMIC et des minima sociaux à 1 600 euros net par mois, l’interdiction des licenciements, le développement des services publics et la création massive d’emplois pour la santé et l’éducation. La campagne de Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle, se fait l’écho de ces exigences vitales pour les classes populaires.

Mercredi 25 janvier 2012

 

Réunion publique
jeudi 2 février à 20 h 30
Contre la TVA anti-sociale et patronale, en défense du salaire,
en défense de la Sécu
avec Bernard Friot (économiste)
et Myriam Martin (porte-parole du NPA)
salle Castelbou, 22, rue L.-Castelbou
Toulouse / M° Compans

Pièce-jointe:
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Actualité des Luttes et du Nouveau Parti Anticapitaliste en Haute Garonne.


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