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Éditorial
Après les très fortes mobilisations de janvier et mars, la grève générale en Guadeloupe et Martinique, des mobilisations sans précédentes dans le secteur privé, les confédérations syndicales ont organisé le reflux avec des mobilisations bidon en mai et juin au point de faire croire qu’il n’y avait plus de volonté de lutte. Le « G8 syndical » est venu à bout de la combativité des salariés au premier semestre.
Pourtant il ne se passe pas un jour sans annonce de plans sociaux, pas un jour sans coups portés au service public, pas un jour sans une nouvelle réforme, travail du dimanche, retraite, privatisation de La Poste… qui vont dégrader considérablement la vie des salariés.
D’un côté des milliers de chômeurs, de l’autre l’intensification du travail, d’un côté des milliers de salariés de tous âges qu’on jette à la rue, de l’autre la volonté de porter l’âge du départ à la retraite à 67 ans. Il faut arrêter cette machine infernale. Nous ne paierons pas leur crise. La fermeture d’usines n’est pas une fatalité. Quand on met le nez dans les affaires des patrons, comme à Molex, on découvre que sous la pseudo crise il n’y a souvent rien d’autre que la recherche de profits pour gaver les actionnaires. Ces entreprises qui ont accumulé des profits, encaissé de l’argent public doivent rembourser.
L’interdiction des licenciements reste la seule solution pour imposer des plans de reconversion, le maintien d’un savoir-faire ouvrier, des acquis sociaux. Sur les décombres des usines travaillant pour l’automobile, les patrons mettront en place de nouvelles unités de travail peuplées de salariés précaires et des conditions de travail toujours plus dures. Le CDI doit rester le seul contrat de travail.
Pendant que bon nombre d’entreprises imposent du chômage partiel aux travailleurs, pendant que certains, surtout des femmes, se voient imposer le temps partiel, d’autres encore travaillent plus de 40 heures par semaine et se voient imposer des heures supplémentaires. La réduction massive du temps de travail à 32 heures avec embauche correspondante et sans perte de salaire, le partage du travail est la seule réponse au chômage de masse qui pointe son nez.
Le monde du travail n’a pas le choix. Emprunter la voie de son unification autour d’un programme d’urgence sociale et écologique ou subir les coups du capital entreprise par entreprise, branche professionnelle après branche professionnelle. Certes non, la grève générale ne se décrète pas, mais elle s’organise et se construit dans les luttes de tous les jours. Mettons-nous-y, tou-te-s ensemble !
Toulouse, le 1er juillet 2009
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