Actualité des Luttes et du Nouveau Parti Anticapitaliste en Haute Garonne.

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Revue Critique Contretemps

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Actualité politique internationale
Sahara Occidental : « Le silence de la France est celui de la lâcheté et des calculs politiciens » Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Dimanche, 01 Novembre 2009 21:42

Nous vous invitons à lire cet article qui nous a été signalé par un visiteur du site :

Jean-François Debargue (Humanitaire français)

« Le silence de la France est celui de la lâcheté et des calculs politiciens »

Les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf : De notre envoyé spécial, El Watan, 18 octobre 2009

- Vous avez entamé, le 9 octobre dernier, une grève de la faim illimitée pour attirer l’attention de la France et de la communauté internationale sur le drame que vit au quotidien le peuple sahraoui depuis 34 ans. Après huit jours de jeûne, vous avez décidé de suspendre votre action. Pour quelle raison ?

J’ai décidé d’arrêter mon action car à ce jour, le 16 octobre 2009 (entretien réalisé vendredi), après 8 jours de jeûne solidaire, je n’ai eu aucune réponse du gouvernement français à ma demande. D’assourdissant, le silence est devenu coupable. C’est la même chape de silence qui pèse sur le problème sahraoui depuis trois décennies. Depuis des années, les représentants français observent le même silence à l’ONU. Cela dure encore en ce moment.

>> Lire la suite de l'article sur le site Algerie-Watch.

 
Harraga contre vents et marées Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Dimanche, 01 Novembre 2009 21:40

Nous vous invitons à lire cet article qui nous a été signalé par un visiteur du site :

Harraga contre vents et marées

par Moncef Wafi, Le Quotidien d'Oran, 18 octobre 2009

Le beau temps de retour a levé le voile sur les nombreuses tentatives d'émigration clandestine avortées en l'espace d'une poignée de jours.

Dimanche 4 octobre à Mostaganem, mardi 6 octobre au large de Annaba, puis encore à Mostaganem au large de la plage Bahara et rebelote du côté de Annaba, trois jours plus tard, c'est-à-dire le vendredi 9 octobre.

Cette frénésie aventureuse s'est soldée par l'arrestation de 110 harraga en moins d'une semaine.

Ce retour en force, qui n'en est pas un puisque le phénomène ne s'est jamais estompé, trouve son explication, selon certaines lectures, dans la clémence du temps mais aussi dans l'attitude «suicidaire» de plus en plus marquée des volontaires à l'exil.

«Les jeunes n'ont plus qu'un désir, fuir au risque de sa vie pour espérer tenter au moins sa chance sur l'autre rive», dira Slimane, très au fait de la question.

Il avouera que la harga est loin d'être un sujet qui se conjugue au passé puisque de plus en plus de jeunes se convertissent à l'idée en prenant exemple sur ceux qui se sont déjà installés sur la terre «promise».

«A voir les fréquences des hargas, on en déduit qu'il n'y a pas de saison particulière ou de jour particulier pour tenter la traversée», analysera un sociologue qui estime également que malgré l'arsenal juridique mis en place, la pénalisation de l'acte n'a pas été dissuasive.

Ces chiffres soulignent par ailleurs l'échec des différentes politiques de «réinsertion» et les programmes «économiques» en direction des harraga, des promesses conjoncturelles qui sonnent comme creux de la part de responsables politiques en totale rupture avec la réalité du terrain.

 

>> Lire la suite de l'article sur le site Algerie-Watch.

 

 
La Parole à : Titom Imprimer Envoyer
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Jeudi, 22 Octobre 2009 08:43

L'auteur du dessin illustrant l'affiche de la fête du NPA31 a encore frappé... Voici un de ces derniers dessins.

Vous pouvez (et devez !) suivre ses "coups de crayons" sur titom.be

Mise à jour le Jeudi, 22 Octobre 2009 08:47
 
PÉTITION : Appel pour la libération immédiate des syndicalistes de l’USTKE Imprimer Envoyer
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Dimanche, 11 Octobre 2009 16:32

samedi 4 juillet 2009

Le 29 juin à Nouméa, vingt huit militants de l’USTKE (Union des syndicats des travailleurs kanaks et des exploités) ont été condamnés à des peines de prison. Pour six d’entre eux, un mandat de dépôt a été prononcé à l’audience, ils sont depuis incarcérés au Camp Est, une prison déjà surpeuplée. C’est la direction du syndicat qui est visée par ce jugement dont le président Gérard Jodar (un an ferme) et le secrétaire général de la fédération du bâtiment Michel Safoka (un an ferme également).

Le motif officiel de la condamnation est « entrave à la circulation d’un aéronef » : le jeudi 28 mai, une journée de mobilisation était organisée par l’USTKE , au cours du rassemblement devant l’aérodrome de Nouméa de soutien aux salariés d’Air Calédonie en lutte depuis 2 mois contre un licenciement abusif, les gendarmes mobiles et le GIPN sont intervenus violement repoussant les syndicalistes sur le tarmac. Vingt huit militants se sont réfugiés dans un avion vide pour se protéger de la pluie de gaz lacrymogène. A l’heure de l’intervention aucun avion ne circulait et c’est l’intervention policière qui a désorganisé le trafic par la suite.

Le verdict rendu est un verdict politique contre le syndicat indépendantiste. Le pouvoir cherche à museler la première organisation du territoire qui défend les droits de tous les travailleurs, qu’ils soient kanaks ou d’autres origines. Dans cette lointaine colonie où les prud’hommes n’existent pas, les salariés sont souvent amenés à mener des conflits longs pour faire valoir leurs droits face à un patronat arrogant qui bafoue leur dignité.

Nous refusons la criminalisation croissante de l’action syndicale et l’emprisonnement de syndicalistes

Nous exigeons la libération immédiate des militants de l’USTKE et de leurs dirigeants.

Collectif Solidarité Kanaky

http://solidaritekanaky.org
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Pétition à imprimer
 
Appel Unitaire Copenhague : Urgence climatique, justice sociale Imprimer Envoyer
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Vendredi, 11 Septembre 2009 19:14

Urgence climatique, justice sociale - Copenhague décembre 2009


Nous sommes à la croisée des chemins. Issu de l’activité humaine, dans le cadre d’un modèle de production agricole et industriel que les sociétés industrialisées ont mis en place et qui se répand sur l’ensemble de la planète, le réchauffement climatique met en danger les moyens d’existence et les vies de milliards d’êtres humains, et menace d’extinction des millions d'espèces. D'ores et déjà, des populations entières sont affectées, en particulier les femmes, les peuples indigènes, les paysan-ne-s et, de façon générale, les plus défavorisés.

 

Face à cette crise écologique et sociale, mouvements sociaux, organisations écologistes, politiques et scientifiques du monde entier appellent à une action urgente et radicale.

 

Du 7 au 12 décembre prochains, la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique se tiendra à Copenhague. Elle doit déterminer les objectifs et les solutions à mettre en œuvre à l’échelle internationale pour prolonger le protocole de Kyoto, qui prend fin en 2012.

 

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990). Faire diminuer les émissions dans ces proportions est impératif pour limiter à 2°C la hausse des températures par rapport au niveau de l’ère préindustrielle. Au-delà, l’emballement climatique se produirait. Il ne serait plus possible de maintenir une température vivable sur terre.

 

Les politiques actuelles sont dans l’impasse

 

Jusqu’ici, les mesures mises en œuvre et prévues par les différents États sont tout à fait insuffisantes. Les mesures que préconise notamment l’Union Européenne, qui n’envisage de réduire ses émissions que de 20 % en 2020, sont très en deçà des enjeux. Et alors que leurs émissions de GES par habitant sont les premières au monde, la proposition des Etats-Unis (réduction de 5 % des émissions sur la même période) est, quant à elle, une véritable provocation vis-à-vis des autres Nations.

 

Les solutions proposées actuellement ne sont pas crédibles. Car elles reposent essentiellement sur les mécanismes de marché alors que la crise économique et financière a, une fois encore, montré leur incapacité à se substituer à l’action publique et collective. La politique du « marché pilote » international de droits à polluer est clairement défaillante et les projets de l’Union européenne et des Etats-Unis en la matière relèvent du mirage idéologique.

 

Les fausses solutions sont également technologiques. Le nucléaire, outre qu'il s'agit d'une technologie porteuse de risques majeurs, ne peut être en aucun cas la solution : même un développement ambitieux du parc nucléaire ne réduirait les émissions de gaz à effet de serre que de façon très marginale. Les agrocarburants industriels quant à eux posent de nombreux problèmes environnementaux et aggravent la crise alimentaire sans contribuer à la baisse des émissions.

 

Des mesures véritablement alternatives sont nécessaires

 

Les objectifs de réduction des émissions de GES à atteindre ne peuvent l’être que par l’adoption, par les collectivités, les pays et les ensembles régionaux, de mesures radicales et alternatives :

- Démocratisation de l’économie, qui doit être orientée vers la satisfaction des besoins sociaux et le respect des contraintes écologiques, et non par le profit à tout prix, par les diktats de la société de consommation et du productivisme ; cela implique le soutien aux circuits courts, à l’économie sociale et solidaire, au secteur coopératif ;

- Réorientation des investissements (notamment de recherche) vers les énergies renouvelables, la cogénération, l’efficacité énergétique et les projets écologiquement soutenables ; valorisation de la sobriété énergétique ;

- Reconnaissance et protection des biens publics mondiaux tels que l’énergie, le climat, les forêts, la terre et l’eau ; arrêt de la déforestation, protection des forêts primaires et des océans, et, de façon générale, défense de la biodiversité sauvage et cultivée ;

- Relocalisation des activités économiques, rapprochement des lieux de vie et de travail, maîtrise de l’urbanisation, développement des transports collectifs, limitation du transport aérien ; taxation juste et progressive, au niveau national et international, de l’énergie et des transports les plus polluants ;

- Retour à la régulation du commerce international, garantissant notamment la souveraineté alimentaire et le développement massif de l’agriculture paysanne, au Nord comme au Sud ;

- Promotion d’un modèle alimentaire alternatif au modèle des pays industrialisés (majoritairement à base de protéines animales) afin de pouvoir diminuer les surfaces cultivées pour l’alimentation animale, donc réduire les émissions de GES du secteur agricole ;

- Rénovation massive des bâtiments et promotion de la construction écologique.

 

La Justice climatique et sociale doit être au centre des politiques mises en œuvre

 

Les responsabilités historiques des pays du Nord et du mode de développement productiviste dans cette crise globale doivent être reconnues. La justice et l’équité exigent que soit réparée la dette écologique du Nord, a minima par l’annulation des dettes du Tiers-Monde. Les transferts technologiques respectueux de l’environnement et des sociétés au Sud doivent être financés et l’aide publique au développement augmentée, sans que cela exonère le Nord de ses propres objectifs de réduction des émissions. Les réfugiés climatiques doivent être reconnus et accueillis.

 

Au sein de chaque pays, des mesures d’accompagnement et de justice sociale sont indispensables afin que chacun puisse faire face aux changements à opérer, en ayant la certitude que les efforts seront partagés par tou-te-s. Il faut garantir un accès juste et équitable aux biens et services essentiels tels que l’énergie, qui ne doivent pas être laissés au marché mais faire l’objet d’une réappropriation par la société.

 

Une autre répartition des richesses doit permettre une transition solidaire vers des économies écologiques, au Nord comme au Sud. Le droit au travail pour tous est au cœur de cette répartition. C’est pourquoi un emploi décent permettant un revenu digne doit être garanti à chacun-e. Les revenus financiers et du patrimoine doivent être lourdement taxés afin de dégager les moyens nécessaires à la transformation des économies.

 

La gestion des financements doit être démocratique et garantir la participation des populations locales.

Les sommes colossales investies dans le sauvetage du système bancaire montrent que les moyens financiers existent. Les mesures à prendre doivent être débattues démocratiquement et faire l’objet de politiques publiques audacieuses, passant outre les intérêts des grands lobbies – notamment des hydrocarbures, et définissant une production industrielle axée sur les besoins et non sur le profit ainsi qu'une répartition plus juste des richesses naturelles et produites.

 

En France, nous appelons les associations de défense de l’environnement, syndicats, associations de solidarité internationale, organisations politiques, collectivités locales, et plus généralement tous les citoyen-ne-s à rejoindre la mobilisation internationale et à organiser des initiatives communes pour peser sur les décisions du sommet de Copenhague de décembre 2009.

 

Mobilisons-nous maintenant pour le climat et la justice sociale

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> Premiers Signataires :

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Action Consommation, A.C.! Agir ensemble contre le chômage, Aitec - IPAM, Amis de la Terre, Attac, Bizi !, Confédération Paysanne, Ecorev', Fac Verte, FSU, Fondation Copernic, LDH, Mouvement de la Paix, MRJC, Réseau Féministe « Ruptures », Réseau Sortir du nucléaire, Solidaires, Vélorution Paris Île-de-France, Zone d'Ecologie Populaire

 

Soutenu par :

Alter Ekolo, Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), Les Alternatifs, Les Verts, Parti de Gauche, NPA

 
La crise commence... Imprimer Envoyer
Actualité politique - Actualité politique internationale
Jeudi, 27 Août 2009 18:04

La crise commence

C’était prévisible : le moindre frémissement de la conjoncture allait être interprété comme le signal du début de la fin de la crise. Un trimestre de croissance non négative a suffi pour que les traders et les bonus repartent comme en quarante. On cherche à se rassurer comme on peut. Ainsi, l’institut patronal Rexecode souligne que « l’ajustement à la baisse des effectifs dans la phase récessive actuelle a été plus faible que celui qui avait été observé dans des précédentes phases récessives ».  Supposer que la récession puisse être effacée par une mini-reprise, c’est ne pas voir plus loin que le bout de son nez. Que l’ajustement sur l’emploi ait été (relativement) modéré compte tenu de l’ampleur du choc, c’est possible. Mais la contrepartie est un recul brutal de la productivité que Rexecode chiffre à 2,2 %. Cela veut dire que les résultats des entreprises se dégradent d’autant, ainsi que les finances publiques pour la part du chômage partiel qu’elles prennent en charge. Qui peut croire que les entreprises ne vont pas chercher à rétablir leurs profits, en bloquant les salaires, ou en ajustant leurs effectifs ? Tous les dispositifs, comme le chômage partiel qui joue un rôle considérable en Allemagne, ont une durée d’utilisation limitée. Et, lorsqu’ils seront épuisés, les licenciements secs prendront le relais. Le gouvernement le sait bien, qui a fait plutôt profil bas à propos du « recul » récent du chômage acquis à coup de radiations, et qui n’empêchera pas son augmentation ultérieure (sous réserve de nouveaux traitements « statistiques »).

L’hypothèse d’une reprise significative est peu probable en raison même des ajustements face à la crise. Aux Etats-Unis, le taux d’épargne des ménages a sensiblement augmenté, ce qui veut dire que la surconsommation fondée sur le surendettement ne pourra plus retrouver son rôle de moteur de la croissance. La Chine redémarre mais la demande intérieure joue un rôle plus important que les exportations, ce qui implique aussi de moindres importations et donc des débouchés moins dynamiques pour les Etats-Unis ou l’Europe. Le Japon est catatonique, le Royaume-Uni en quasi-faillite, et l’Allemagne ne compte que sur les exportations, contribuant ainsi à déprimer la croissance dans toute l’Europe. Un secteur moteur comme l’automobile va tomber en panne une fois que les primes à la casse seront supprimées. Et les entreprises ne sont en rien incitées à investir au-delà d’un maintien des capacités de production dans quelques secteurs. Ne parlons pas de l’immobilier.


Les mois à venir verront donc s’enclencher une nouvelle boucle récessive alimentée par deux mécanismes qui ne jouent pas encore. D’abord, la demande salariale va finir par stagner en raison de la baisse de l’emploi et du blocage des salaires. Ensuite, les mesures destinées à résorber les déficits budgétaires vont progressivement annuler l’effet d’entraînement des dépenses publiques et sociales sur l’activité économique.

On aurait donc tort de se laisser impressionner par le sentiment général de soulagement : « ce n’était finalement pas si grave ! » Il y a au contraire devant nous plusieurs années de croissance déprimée et de mesures d’austérité destinées à éponger les plans de relance. Derrière les discours lénifiants, se joue en réalité une sinistre comédie : ce qui se passe aujourd’hui, c’est la reconstitution discrète des profits et des rentes, dont l’affaire du milliard de bonus est un petit symbole. Et de très mauvais coups se préparent contre la Sécu et les retraites.

Tout ceci est après tout compréhensible : les intérêts sociaux dominants n’ont qu’un seul objectif, celui de rétablir le fonctionnement du capitalisme antérieur à l’éclatement de la crise. C’est logique mais en même temps absurde. Logique, parce qu’il n’existe pas d’alternative : de la dernière grande récession (celle de 1974-1975) le capitalisme a pu sortir au prix du grand tournant néolibéral du début des années 80. Mais il n’y a au fond que deux manières de fonctionner pour le capitalisme : « à la Keynes », comme pendant les « Trente Glorieuses », ou « à la libérale ». Comme les pressions sociales sont insuffisantes pour revenir à la première formule, il ne reste
d’autre issue que d’aller encore plus loin dans la voie néolibérale. Mais c’est absurde : cette voie est durablement bouchée parce que ses conditions de viabilité ont été détruites par la crise financière. Telle est la contradiction majeure de la période qui s’ouvre.


Michel Husson, Regards, septembre 2009

 
Brésil: 3.000 Sans Terre protestent contre la politique de Lula Imprimer Envoyer
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Mardi, 11 Août 2009 22:25

Trois mille paysans sans terre venus de tout le Brésil camperont à partir de lundi à Brasilia pour faire pression sur le gouvernement afin qu'il accélère la réforme agraire, a indiqué aujourd’hui une responsable du Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST).

"Du 10 au 20 août, nous ferons des actions pacifiques, comme des grandes marches, pour que le gouvernement accélère la réforme agraire alors que 150.000 familles vivent encore dans des campements précaires", a déclaré la coordinatrice nationale du MST, Marina dos Santos, lors d'une conférence de presse à Rio.

A l’approche de l’élection présidentielle de 2010, le MST dénonce le modèle agricole en vigueur dans le pays. Selon Marina dos Santos, ce modèle "favorise l'agrobusiness", qui engendre de colossales exportations agricoles, "au détriment de l'agriculture familiale de production d'aliments sans pesticides".

Depuis sa création en 1984, MST a obtenu un lopin pour 370.000 familles dans ce pays champion des inégalités sociales.

Mise à jour le Mardi, 11 Août 2009 22:27
 
Grève générale en Nouvelle Calédonie, pour en savoir plus: Imprimer Envoyer
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Mercredi, 05 Août 2009 09:15

Communiqué de presse du Parti Travailliste

La crise sociale qui frappe le pays depuis plusieurs semaines vient de prendre une tournure inquiétante qui pourrait se révéler même dramatique dans les jours et les semaines à venir tant les propos gravissimes tenus hier (lundi 3 août) par le Délégué du Gouvernement peuvent avoir des effets dévastateurs dans l’opinion et entraîner des réactions en chaîne aussi imprévisibles qu’incontrôlées.

En effet, alors que le Président du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie faisait preuve d’une certaine retenue en appellant les différentes parties à "raison garder" et à reprendre la voie du dialogue, Yves Dassonville a clairement choisi quant à lui l’option d’attiser le feu de la confrontation en se livrant à une véritable déclaration de guerre et en appellant voire en encourageant ouvertement la population à se dresser contre l’USTKE, à commencer par la frange la plus réactionnaire du patronat local. Nonobstant quelques précautions de langage, le message délivré par le chef de milice qui a élu domicile au Haussariat s’est voulu clair et sans ambiguïtés : je fais tous les jours ma part du boulot en gazant, en matraquant et en emprisonnant les militants et les responsables de l’USTKE, à vous maintenant de faire le vôtre !

Ces propos nauséabonds, à forts relents séditieux et factieux, outre qu’ils sont constitutifs d’un délit d’incitation à la haine, sont d’autant plus scandaleux qu’ils émanent d’un représentant de l’Etat censé être le garant de la loi et de l’ordre. Mais qu’on ne s’y trompe pas : il ne s’agit ici ni de dérapage verbal, ni de maladresse ou de bavure de langage, mais bien au contraire d’un acte de provocation parfaitement calculé. Dassonville ne fait qu’appliquer à la lettre la feuille de route que lui a fixé Sarkozy et Fillon : casser l’USTKE, et plus généralement casser du kanak, et à plus long terme contenir par tous les moyens, par la répression voire la confrontation intercommunautaire si besoin, la poussée de la force politique qui monte dans le camp indépendantiste, à savoir le Parti Travailliste.

L’erreur serait justement de prendre ces propos à la légère ou de les mettre sur le compte d’une simple logique de communication. Comme par hasard, nous venons d’apprendre que le commandant de la brigade de gendarmes mobiles de Koné vient de faire savoir aux responsables USTKE du Nord qu’en cas de nouveaux affrontements ses troupes auraient pour consigne de riposter à balles réelles. Menaces en l’air ? Pas sûr. Le 26 mai 1967, en Guadeloupe, une simple manifestation d’ouvriers du bâtiment en grève a fini en massacre et en bain de sang. Bilan : plusieurs centaines de guadeloupéens tués "à coup de balles réelles" par les gendarmes français et la milice aux ordres et sur instructions du préfet Pierre Bollotte. Et comme par hasard, sur les antennes de RRB ce mardi 4 août à midi, un porte-parole des patrons de Ducos a affirmé en direct que les patrons avaient reçu du Délégué du Gouvernement en personne l’aval pour bloquer Ducos ! Fanfaronnade ? Voire.

Sous couvert de menaces et d’outrances verbales – l’USTKE, à l’instar des talibans ou de la Camorra napolitaine, "terroriserait" le pays depuis des années ( !) – qui s’inscrivent dans une stratégie menée de longue date de criminalisation de l’action syndicale de l’USTKE, Dassonville, en montant d’un cran dans la provocation, cherche surtout à préparer psychologiquement l’opinion à un net durcissement de la politique de la matraque, à justifier à l’avance toutes les dérives répressives exercées à l’encontre de l’USTKE, qu’elles viennent des forces de polices ou des secteurs de la population qui doivent avoir le courage, dixit Dassonville, de ne plus se laisser intimider par l’USTKE.

Pour nous Parti Travailliste de Kanaky, Yves Dassonville n’est qu’un dangereux provocateur, un fauteur de troubles patenté. Cet homme là n’est tout simplement pas à la hauteur de la situation, il n’a aucune qualification pour traiter des graves problèmes que connaît actuellement le pays, et il cherche à compenser son incurie et son incompétence par une posture d’homme à poigne. On a connu par le passé, aussi, quelques grands commis de l’Etat qui avait de la consistance, du style, et un certain sens de l’Etat et de la République. Yves Dassonville ne fait manifestement pas partie de cette catégorie. Nous disons qu’il n’a plus rien à foutre en Kanaky, si tant est qu’il se soit jamais rendu utile une seule fois pour ce pays. Monsieur Sarkozy, il est plus que grand temps de rapatrier votre énergumène et de le réaffecter ailleurs…en Corse pourquoi pas !
En tout état de cause, nous disons que Gouverneur, par ses propos indignes et ses tentatives de dresser les citoyens les uns contre les autres, porte l’entière responsabilité de la situation si celle-ci venait demain à s’aggraver. Quant aux patrons de Ducos qui seraient tentés d’en découdre, nous leur rappellerons simplement l’épisode de la FPME qui s’était ouvertement engagée à mettre définitivement fin "aux agissements de l’USTKE". Que sont devenus les forts en gueule, les Descombels, Nicole Andréa, Patricia Van Ryswick et consorts ? Qu’est devenue la FPME ?

Aux milliers de militants et de sympathisants que comptent l’USTKE et le Parti Travailliste dans toute la Kanaky, nous leur disons de rester mobilisés, de faire preuve de discipline dans la mise en pratique et le suivi des mots d’ordre, d’éviter de répondre à toutes les formes de provocation, et enfin de se tenir prêts à faire face à toute éventualité. Et qu’ils se le disent : les Dassonville aboient et passent, nous nous restons, et nous serons toujours là.

En dernier lieu, le Parti Travailliste tient à saluer l’engagement de l’Union Calédonienne, de l’UCR, du SLUA, de Rhéébù Nùù, des étudiants et des associations de quartier au sein du Collectif pour la Défense des Droits et Libertés et la Libération des syndicalistes emprisonnés et adresse ses respects au trois courageux membres du Gouvernement qui ont apporté leur soutien.

L’Unité nécessaire se construit tous les jours surtout dans les périodes de difficulté.

 

Nouméa, le 04 août 2009

Louis Kotra Uregei
Président du Parti Travailliste


Mise à jour le Mercredi, 05 Août 2009 09:21
 
Déclaration d'Olivier Besancenot. Assez de répression, soutien à l'USTKE. Imprimer Envoyer
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Mercredi, 05 Août 2009 07:53

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Depuis une semaine, l'USTKE a lancé un mot d'ordre de grève générale. Cette organisation syndicale réclame avec insistance que le protocole d'accord mettant fin à un conflit motivé par le licenciement abusif d'une employée de la compagnie aérienne Aircal, soit enfin signé par la compagnie pour pouvoir rentrer en application.

Le protocole négocié sous l’égide de la direction du travail entre les avocats de la compagnie et les représentant du syndicat aurait mit fin au conflit.

Mise à jour le Mercredi, 05 Août 2009 09:11
Lire la suite...
 
Communiqué NPA: Violences policières en Kanaky Imprimer Envoyer
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Vendredi, 31 Juillet 2009 16:36

 Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) dénonce la violence des interventions du GIPN (groupe d’intervention de la police nationale) à l’occasion de la visite à Nouméa de Madame Penchard, la secrétaire d’Etat à l’Outre-mer.


Le rassemblement pacifique organisé par le « Collectif pour la défense des droits et des libertés et la libération des syndicalistes emprisonnés » a été brutalement agressé par le GIPN et tout le centre de Nouméa a été bunkerisé pour les déplacements de la secrétaire d’Etat.


Le collectif qui rassemble l’USTKE (Union Syndicale des Travailleurs Kanaks et des Exploités), le SLUA (Syndicat Libre Unité Action), le Parti travailliste, l’Union calédonienne, l’UCR (Union Calédonienne Renouveau) et diverses associations demandait simplement une entrevue avec Mme Penchard pour réclamer la libération des syndicalistes de l’USTKE emprisonnés depuis le 29 juin.


Face à la volonté systématique de l’Etat de réprimer toute forme de contestation, de manifestation et même d’expression dans cette colonie, le NPA dénonce la militarisation du territoire et demande le respect des libertés syndicales, associatives et politiques.


Depuis plus d’un mois, le président de l’USTKE Gérard Jodar et cinq autres responsables sont emprisonnés au Camp Est… pour « entrave à la circulation d’un aéronef » !


Le NPA exige leur libération immédiate.

 Le 31 juillet 2009

 
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