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NPA Haute-Garonne
  • Toulouse : Une rentrée scolaire sous le signe de l’austérité

    Le NPA 31 avait prévenu avant l’été, l’austérité municipale aura des conséquences sur la politique éducative. Plus que jamais, il est tant d’organiser la riposte, enseignants et parents d’élèves, contre l’austérité municipale et gouvernementale !

    Nous reproduisons ci-dessous un article de La dépêche du midi du 1er septembre 2015.

    FCPE : « La politique éducative de Toulouse aura de graves répercussions »

    C’est la rentrée
    Diminution des postes d’Atsem (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) en Haute-Garonne, réforme du collège, gratuité supprimée pour des milliers d’élèves défavorisés dans les cantines toulousaines, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), qui a tenu son point presse de rentrée hier matin à Toulouse, est sur tous les fronts. « Dans les classes de petite, moyenne et grande section de maternelle, les Atsem jouent un rôle irremplaçable pour l’aide apportée aux enseignants », constate la FCPE 31.

    Surtout dans des classes de 31 élèves, souligne Hélène Rouch, la présidente de la FCPE 31, qui s’inquiète de la position de certaines communes périphériques de Toulouse – Tournefeuille, Cugnaux, Seysses, Plaisance-du-Touch… – qui ont décidé de réduire le recrutement des Atsem pour cette rentrée scolaire.

    La FCPE est également vent debout contre la décision de la mairie de Toulouse de supprimer la gratuité dans les cantines pour 7 000 enfants sur 28 000 scolarisés. Des milliers de familles toulousaines au faible revenu, qui bénéficiaient de la gratuité des repas, vont devoir désormais payer 1,10 euro par repas. « On entend les arguments du maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc concernant les contraintes budgétaires supportées par les collectivités territoriales, mais elles sont aussi supportées par les familles, dénonce Hélène Rouch. Gouverner, c’est faire des choix… » La FCPE demande à la mairie de revenir sur sa décision et exige « des tarifs de cantine et de CLAE (centre de loisirs associé à l’école) qui n’excluent personne ». La fédération de parents d’élèves s’inquiète par ailleurs de la baisse des dotations aux écoles – de 75 à 65 euros par enfant et par an –, de la mise en place de bassins scolaires qui permet de répartir les enfants en fonction des places disponibles et fustige « une nouvelle politique éducative, décidée ces derniers mois par la mairie de Toulouse, qui aura de graves répercussions sur la scolarité des enfants ».

    Gérald Camier