NPA Haute-Garonne
  • Le Conseil d’Administration de l’UT2J envahit : Première victoire contre la fusion des Universités toulousaines !

    Ce matin, à l’appel de l’intersyndicale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dès 8h30, près de 300 étudiantEs et personnels étaient rassembléEs devant le Conseil d’Administration (CA) de l’UT2J – ex Mirail. Ils s’opposent au néfaste projet de fusion des Universités toulousaines dans un grand établissement.Le CA de l’Université Paul Sabatier a voté en catimini le 16 janvier la feuille de route qui lance le projet irréversible de fusion. Ce mardi 24 janvier, c’était au tour de l’UT2J. Mais c’était sans compter sur la détermination des étudiantEs et personnels mobiliséEs qui ont envahi le CA un peu avant 9h et empêché la tenue de celui-ci, finalement annulé par Mr Lacroix, président de l’Université.

    Sous le prétexte de reconquérir l’IDEX, label d’excellence retiré au site toulousain qui avait refusé de fusionner ces établissements, c’est à marche forcée que les directions de 4 établissements (Paul Sabatier, UT2J, INSA et INP) sont en train de liquider les Universités toulousaines en les fusionnant dans un grand établissement dérogatoire au code de l’éducation. Cela entrainera une réorganisation violente pour les personnels (suppressions de postes par mutualisations) et ouvre la porte à la sélection et à l’augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiantEs.

    La mobilisation devrait s’amplifier dans les jours à venir. Une Assemblée Générale est prévue au Mirail jeudi. A Paul Sabatier, nul doute que ce coup d’arrêt momentané au projet ouvre une nouvelle porte pour construire la mobilisation. Le prochain rendez-vous est donné pour un nouveau rassemblement devant le CA de la COMUE vendredi 27 janvier à 9h (Maison de la Recherche à Paul Sabatier), instance actuelle qui regroupe de façon fédérale les différents sites de l’ESR à Toulouse.

    La direction de l’UT2J n’a pas renoncé et reconvoquera rapidement un CA qui pourrait se tenir sous protection policière au rectorat comme l’avait fait Mr Vinel (président de l’UT2J) pour faire valider un plan de suppression de 250 postes à l’automne 2016. C’est maintenant la grève qui est à l’ordre du jour pour imposer un rapport de force suffisant pour le retrait du projet de fusion.

    Correspondant