NPA Haute-Garonne
  • 8000 à Toulouse pour notre santé et contre la politique autoritaire du gouvernement

    Crédit photo : La dépêche

    25 organisations politiques (LFI, EELV, UCL, NPA, LO, GDS, POI, FA...), syndicales (CGT et SUD de l’hôpital, FSU, CNT...) et associatives (ActUp, DAL, ATTAC...) appelaient à battre le pavé ce samedi 21 novembre à Toulouse derrière le slogan"Un plan d’urgence pour notre santé, pas pour les profits". Les Unions départementales CGT et Solidaires appelaient également à se joindre au cortège. Cela faisait suite à la date du 7 novembre où 5000 personnes s’étaient retrouvées pour la première manifestation sous confinement. Au-delà de la santé, l’appel intégrait également la lutte contre la loi de sécurité globale faisant le lien entre la politique de casse des services publics du gouvernement et l’accélération du cours autoritaire du régime.

    Un cortège qui se structure de plus en plus

    Depuis le 7 novembre, les luttes ont repris en région toulousaine. 1000 enseignantEs sont descenduEs dans la rue le 10 novembre et 2500 personnes se sont retrouvées le 17 décembre contre la loi de sécurité globale. La manifestation de samedi à quant à elle pris une tournure de convergence contre la politique du gouvernement. Cela s’est ressenti dans la structuration de la manifestation.

    Derrière les soignantEs, on pouvait retrouver différents cortèges : des gilets jaunes qui "fêtaient" les deux ans du mouvement, des enseignantEs avec leurs syndicats, des cortèges syndicaux avec des drapeaux CGT, FSU, FO ou Solidaires, des étudiantEs contre la LPR (Loi de programmation de la Recherche), des précaires avec le DAL, des travailleurs.euses de l’aéronautique...

    Tout cela témoigne de secteurs du mouvement social qui se recomposent dans la rue et se préparent aux combats à venir qu’ils soient pour les services publics, contre les licenciements mais également pour la défense de nos libertés individuelles et collectives.

    A Toulouse, l’unité au service de la mobilisation

    Cette nouvelle mobilisation toulousaine a été possible grâce à la constitution d’un large front unitaire d’organisations syndicales, politiques et associatives qui ont pris leur responsabilité pour appeler à résister à la politique du gouvernement dans la rue et malgré le confinement. Cela permet de rompre l’isolement dans lequel nous plonge le confinement et de redonner des perspectives collectives.

    Cette unité est précieuse dans une période lourde de dangers pour les travailleuses.eurs et la jeunesse, tant pour nos droits sociaux, démocratiques que pour nos emplois et nos conditions de vie. Elle permet d’élaborer par delà les différentes chapelles des perspectives communes qui rompent avec la logique capitaliste pour dessiner les contours d’un programme qui donne la priorité aux services publics et pas aux profits, aux libertés démocratiques et pas à l’autoritarisme.

    Cette unité est également précieuse car elle s’incarne par des actions de rue et pas juste par des vœux pieux. Alors que beaucoup pensaient que rien n’était possible dans la situation, les manifestations des 7 et 21 novembre à Toulouse sont un véritable encouragement à reprendre le chemin de la bagarre contre le gouvernement.

    Reprendre l’offensive contre le gouvernement !

    D’ores et déjà de nouvelles échéances de mobilisations sont prévues dans les jours qui viennent. A Toulouse, mardi 24 novembre contre la LPR (14h à Jean Jaurès), mercredi 25 novembre pour la journée contre les violences faites aux femmes (18h Place du Capitole) ou encore jeudi 26 novembre contre la loi de "Sécurité globale" (18h - Monument aux morts). Le 5 décembre, nous manifesterons contre le chômage et la précarité et le 18 décembre pour les droits des sans-papiers.

    Toutes ces mobilisations sont fondamentales. Mais elles ne pourront suffire une par une à inverser le rapport de force. Ce qu’il faut, c’est préparer maintenant un affrontement d’ensemble avec ce pouvoir qui fera tout pour préserver les intérêts des grands groupes capitalistes, quoi qu’il en coûte pour la population et par tous les moyens répressifs.

    Pour cela, nous ne pouvons attendre 2022 en espérant que cela va s’arranger. Il faut s’atteler dès maintenant à reposer la perspective d’un mouvement d’ensemble, de la grève, pour que la majorité reprenne ses affaires en main et mette hors d’état de nuire les capitalistes, Macron et le gouvernement à leur service !