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NPA Haute-Garonne
  • 49.3 : à Toulouse les manifestants exigent la destitution du gouvernement PS-MEDEF

    Suite à l’annonce du gouvernement d’utiliser le 49.3 pour faire passer en force la loi travail mardi 10 mai après-midi, les secteurs militants contre le projet de loi se sont mobilisés de façon importante à Toulouse.

    En quelques heures, la CGT, Solidaires, plusieurs organisations politiques (dont le NPA, le PG, Ensemble, le PCF), les réseaux militants autour de Nuit Debout, la coordination des intermittents et prėcaires, le DAL, les syndicats étudiants et les comités de mobilisation dans la jeunesse,... ont appelé à se rassembler au Capitole à 18h.

    Dès 18h30, autour de L’AG quotidienne de Nuit Debout, plus de 1000 personnes discutaient de quoi faire. La cible était toute trouvée : cibler le gouvernement, exiger sa destitution ! C’est ainsi que vers 19h, le cortège a commencé à se former rue Alsace-Lorraine en direction de la permanence de Catherine Lemorton (députée PS). A ce moment, entre 2000 manifestants arpentaient le pavė extrêmement déterminés avec une tête de cortège animée. On pouvait entendre les slogans suivants : "Valls, Macron, démissions !", "Dehors ce gouvernement", ou encore "Grève générale jusqu’au retrait total".

    Rapidement arrivé devant la permanence de Lemorton (métro Jeanne d’Arc), fermée et sous bonne garde policière, le cortège qui continuait à grossir s’est ensuite dirigé au local du Parti Socialiste où se tenait une réunion de la direction départementale du PS. Arrivé devant le local, les CRS en bloquaient l’accès et ont copieusement gazé et matraquė la tête de la manifestation. Des grenades de dėsencerclement ont également été utilisées. Bilan : 3 blessés parmi les manifestants.

    Le cortège est ensuite retournė Place du Capitole où 500 personnes ont improvisé une AG. Vers 21h30, 300 personnes partaient en "manif sauvage".

    Cette première manifestation suite à l’annonce du 49.3 par le premier ministre Valls est encouragent pour toutes celles et tous ceux qui veulent gagner le retrait du projet de loi. Mais ce qui est également à l’ordre du jour, c’est la chute d’un gouvernement aux abois qui à force de faire la politique du MEDEF a perdu toute légitimité dans la jeunesse et chez les travailleurs.

    Les prochaines étapes de la mobilisation : deux actions mercredi, la manifestation de jeudi 12 mai (11h30 Métro François Verdier) et les deux journées de grève interprofessionnelle des 17 et 19 mai prochains.